‹ Annales du Muse colonial de Marseille (volume 3)Chapitre 127 sur 285 · Filasse et cordes d'Urena lobata. — WMalvacées · texte numérisé non relu

Filasse et cordes d'Urena lobata. — WMalvacées

L'Urena lobata est un arbrisseau qui croît à l'état spontané dans beaucoup de pays chauds. C'est le kirijy, le tsikilenjy et le paka de Madagascar, le carrapicho du Brésil, le bun-ochra du Bengale, le pat{a appele de Ceylan. D'après des recherches faites au Brésil par M. Silva Telles, professeur à Sao Paulo, sa filasse, qu'on a appelée l’aramina, et qui est ligneuse, serait supérieure au jute pour la fabrication des cordes et des sacs. Elle peut servir aussi pour la fabrication de pâte à papier. Les Sakalaves la préparent en battant les écorces, qu'ils ont fait tremper dans l'eau pendant quelques jours. Cette filasse, par dessiccation, perd 10,43 °/, d’eau; incinérée, elle laisse 8,03 °L de cendres, qui contiennent des cristaux d'oxalate de calcium. Au peignage, 520 grammes de filasse ont laissé sur le peigne 350 grammes d'étoupe, soit 67 °/, environ. Des 170 grammes restés dans la main de l’ouvrier, la moitié a fourni 26 mètres de ficelle à 2 fils, de 2 mm. de diamètre, et l’autre moitié 18 m. 30 de corde à 3 fils, de 3 mm. Les 350 grammes restés sur le peigne ont donné 18 m. 65 de corde à 4 fils, de 7 mm. de diamètre. La résistance des

ficelles à 2 fils est à peu près trois fois moindre que celle de ficelles de chanvre analogues et de même grosseur.

(H. Jumelle : Sur une filasse appelée ramie indigène à Madagascar.

Annales coloniales, 15 février 1903.)

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