Caoutchouc de Landolphia Perrieri
C'est le Landolphia Perrieri qui donne la plus grande partie du « caoutchouc rouge de Majunga », où « Majunga rouge ». Cette liane se plait dans les sols secs jusqu’à T00 mètres d'altitude. Elle est plus ou moins commune : dans le Nord, où on la trouve sur les deux versants ; dans le Nord- Ouest, où c'est le piralahy où vahealahy ; dans l'Ouest, où c'est le rehea et le voahena, et où elle descend jusqu'au bassin de la Tsiribihina, les derniers pieds disparaissant vers les sources de la Sakeny. Après avoir recueilli le latex qui s'écoule des tronçons de la liane, les indigènes le laissent se coaguler spontanément ou bien provoquent la coagulation par le jus de citron. Dans le Sambrano, on trouve la variété ambatensis, qu est le dify vahea des indigènes.
(H. Jumelle et H. Perrier de la Bâthie: Les plantes à caoutchouc du Nord de Madagascar. L’'Agriculture pratique des pays chauds, 1911. — Id. : Les plantes à caoutchouc de l'Ouest et du Sud-Ouest de Madagascar. Id., 1911. — H. Jumelle : Les plantes à caoutchouc et à quitta. Challamel, Paris, 1903. — Id.: La flore caoutchoutière de Madagascar. Congrès du Caoutchouc de Batavia, 1914.)