‹ Annales du Muse colonial de Marseille (volume 3)Chapitre 167 sur 285 · Tiges de Secamonopsis madagascariensis · texte numérisé non relu

Tiges de Secamonopsis madagascariensis

Le Secamonopsis madagascariensis donne avec le Gonocrypla Grevei une grande partie de caoutchouc de Tuléar. Ce Secamonopsis madagascariensis, ou vahimainty, ou langalora, apparaît au niveau du Manambolo, mais ne devient commun qu'au-dessous de la Tsiribihina, où 1l est très fréquent sur les dunes, entre cette Tsiribihina et l'Onilahy ; 1l redescend dans le Menanrandra, puis, vers l'Est, jusqu'à Tsivory. Dans les bassins du Mangoky et de l’Onilahy, les Bara l’exploitent à la façon du bokabé; ils sectionnent les fruits. Chaque follicule abandenne environ 75 milligrammes de caoutchouc, et, un pied pouvant porter 100 à 500 de ces follicules, le rendement d’une souche est de 8 à 40 grammes.

Le caoutchouc n'est bon que si-les fruits sont bien mürs. A Tsivory, les indigènes incisent le bas des tiges.

(H. Jumelle : Deux nouvelles plantes à caoutchouc de Madagascar. Le Caoutchouc et la Gutta-Percha, juin-juillet 14905. — H. Jumelle et HI. Perrier de la Bâthie: Les plantes à caoutchouc de l'Ouest et du Sud-Ouest de Madagascar. L'Agriculture pratique des pays chauds, 1911.)

Page 1