Bois de Plectaneia elastica
Le Plectaneia elastica est, dans le Haut-Bemarivo, sur l’'Analamahitso, le piravaovao des Sakalaves et, dans le Sud, à l’ouest de Tsivory, entre le Mandraré et le Menarandra, le vahivanda. C'est partout une espèce des altitudes supérieures à 800 mètres. Sur l’Analamahitso, la liane acquiert d'assez grandes dimensions ; il est des troncs qui peuvent avoir jusqu'à 20 centimètres de diamètre. Dans le Sud, au contraire, ces troncs ne dépassent guère 3 ou 4 centimètres. Il en résulte une différence dans le mode d'exploitation. Les pieds du Nord-Ouest peuvent être incisés et donnent jusqu'à deux litres de latex, d'où l’on retire 32 grammes de caoutchouc, pendant qu'on récolte, en outre, sur la même tige 30 grammes de {songone fitra, c'est-à-dire de petits fragments de caoutchouc qui se sont coagulés sur l'écorce. A Tsivory, le pilonnage des écorces est le seul procédé possible et le rendement par pied ne dépasse pas 15 grammes. Le caoutchouc de Plectaneia elastica est blanc noirâtre ou brun ambré, assez tenace, mais aussi assez fortement résineux. En tout cas, la rareté relative de la plante et son faible rendement (4 à 2 °/, de caoutchouc dans le latex) l’empêéchent d’avoir un grand intérêt.
H, Jumelle et H. Perrier de la Bâthie : Une nouvelle plante à caout-
chouc de Madagascar. Le Caoutchouc et la Gutta-Percha, 15 février 1908. — [d.: Le genre Pleclaneia. Annales du Musée Colonial de Marseille, 1908. — H. Jumelle : Le Pleictaneia elastica et le Mascarenhasia lisianthi-
flora dans le Sud-Ouest de Madagascar. Le Caoutchouc et la Gutta- Percha, juin 1908.) :
376. Caoutchouc d'Euphorbia Intisy. — Æuphorbiacées. 317, Rameaux et fleurs d'Euphorbia Intisy.
L'Euphorbia Intisy fut découvert, comme plante à caoutchouc, en 1890 dans le Sud-Ouest de Madagascar. Le produit est blanc et de bonne qualité, et son intérêt serait
Annales du Musée colonial de Marseille, — 3° série, 4° vol. 1916. 5
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d'autant plus grand que la région où croît la plante est cette partie méridionale de l’île caractérisée, au-dessous de l'Onilaby, par la brousse à xérophytes qui recouvre son sol aride. La contrée est donc à peu près dépourvué de toute autre plante ayant une valeur économique. Malheureusement aussi l'intisy, soumis à un traitement barbare, puisque les indigènes incisent même ses racines, devient de jour en jour plus rare. Dès aujourd’hui, il n'en reste plus que des individus tout jeunes, encore incapables de fructifier ; la multiplication par graines est donc, par là même, supprimée.
(H. Jumelle et H. Perrier de la Bâthie : Loc. cit.)