NOUVELLE-CALÉDONIE
Une bonne partie du coton est due aussi aux Nouvelles- Hébrides, dont le climat est plus favorable au cotonnier que celui de la Nouvelle-Calédonie. Le produit a été très estimé au Havre.
Une forte augmentation est à constater sur la fabrication de l'essence de niaouli, connue en France sous le nom de goménol.
Les phosphates, que la ‘* Société Austral Guano” a exportés en Nouvelle-Zélande, ont été extraits de l'île Surprise. Quoique la Société persiste à donner à ce produit le nom de guano, il s’agit bien, en réalité, de phosphates minéralisés, qui proviennent de la décomposition des guanos et de la combinaison de leurs éléments constitutifs avec les couches de corail sous-jacentes.
Les sorties de minerai de nickel ont presque diminué de moitié par rapport à 1914 (94.154.036 kilos); la cause en est que l'Allemagne absorbait avant la guerre une grosse partie de cette production (15 pour cent environ).
La diminution a été relativement moindre pour les minerais de chrome, le métal étant très demandé par les nations alliées et par les États-Unis ; elle a pour seules causes l'insuffisance de transports et l’augmentation du fret.
L'usine de conserves de viandes de Ouaco a travaillé avec activité, et surtout pour l'Angleterre. Elle a abattu plus de 6.000 têtes de bétail.
Nouméa possède deux usines pour l’égrenage du coton, qui provient de Nouvelle-Calédonie et des Nouvelles-Hébrides. Un de ces établissements se livre en outre à la décortication du café.
Le coprah est fourni par un million environ de cocotiers, dont la culture s'est développée en ces dernières années.
(Bulletin de l'Office Colonial, Juin-Juillet 1916).
Les exportations en 1915. - La Guyane Française a exporté en 1915 :