tonnes de phosphates 1.085 » de coprah
70 » d'écailles perlières
Dans l'ensemble, le grand produit d'exportation de la Nouvelle-Guinée Allemande est donc le coprah, qui représente pour les trois groupements une valeur globale d'au moins 7.600.000 francs. En plus des plantations indigènes, il y avait en 1912, sur 32.320 hectares environ cultivés par les étrangers, Chinois ou Européens, plus de 29.000 hectares de cocoteries, surtout étendues dans lArchipel Bismarck et les îles Salomon. La préparation du coprah a été grandement facilitée par l'installation de séchoirs.
Le cacaoyer, avec les Æevea, les Castilloa et les Ficus — ces derniers arbres à caoutchouc étant aussi quelquefois cultivés avec les cocotiers — constituent le reste des plantations. On peut remarquer, par les exportations, qu'il y a aussi quelques champs de sisal.
Les phosphates, qui sont, en valeur, le second produit commercial du Protectorat, et presque aussi important que le coprah (6.240.060 francs en 1912), proviennent de Nauru, dans le groupe des Marshall, ainsi que nous l'avons dit plus haut, et aussi d’Angaur, dans les Palaos. Ces gisements de phosphates sont de même nature que ceux de lAssomption, aux Seychelles. Un échantillon de Nauru a donné à Fanalvse 37,35 pour cent d'acide phosphorique, 49,72 de chaux, 6,04 d'eau et de matières organiques, 6,89 d’autres constituants. Sur Îes 190.021 tonnes de 1912, 54.756 tonnes seulement étaient à destination de l'Allemagne.
Enfin un autre commerce intéressant des possessions océaniennes allemandes est celui des plumes d'oiseaux de paradis. Ces oiseaux sont chassés exclusivement dans le Wilhelmsland, où l'industrie est lucrative, par suite des prix élevés de l'article. Les 9.837 peaux exportées en 1912 avaient été estimées à plus de 560.000 francs. Chaque peau payait alors un droit de sortie de 5 marks, mais qui avait été élevé à