‹ Annales du Muse colonial de Marseille (volume 3)Chapitre 38 sur 285 · mm. longi · texte numérisé non relu

mm. longi

Calyx 5.25-5,75 mm. Ig.; segmentis suborbicularibus abrupte mucronatis latioribus quam longioribus.

Carpella..…. ovato-lanceolata stylis quam carpella paulum longioribus.

Squamae semiorbiculares, leviter emarginatae, paulum longiores quam latiores.

Squamae subquadratae, integrae, obtusae, tam longae quam latae.

La comparaison de ce tableau et du précédent permet de se rendre compte que, si l'on excepte, en même temps que les différences de forme des bractées et des anthères, différences que je n'ai pas prises en considération, les particularités que Baker avait cru pouvoir tirer de la longueur proportionnelle du tube et des segments de la corolle, de la grandeur de cette dernière ainsi que de la forme de son tube, enfin du niveau d'insertion des étamines, particularités qui m'avaient paru inexistantes, et si, d'autre part, on ajoute aux caractères différentiels signalés par le botaniste anglais ceux qu'il m'avait paru possible de tirer de la forme des carpelles et des écailles ainsi que de la longueur proportionnelle des carpelles et des styles, les caractères différentiels sur lesquels j'avais basé la Séparation des À. campanulata et X, amplexicaulis sont pratiquement identiques à ceux que Baker avait utilisés dans le même but. Ce sont tous ces caractères que l'étude minutieuse des échantillons authentiques me permet de critiquer aujour-

d'hui.

Les feuilles, qui ont une forme identique dans les deux plantes, sont, dans l’une et dans l’autre, sessiles, oblongues, légèrement étranglées à la jonction du tiers médian et du tiers inférieur, obtuses au sommet, crénelées dans les deux tiers supérieurs, mais entières dans le tiers inférieur. Dans le X. ampleæicaulis comme dans le À. campanulata, elles ont leur plus grand diamètre vers le milieu et, à partir de ce niveau, se rétrécissent peu à peu jusqu’à la jonction du tiers médian et du tiers inférieur, puis, à partir de ce point, s’élargissent peu à peu jusqu'au milieu du tiers inférieur, et, enfin, se rétrécissent légèrement à partir dudit milieu jusqu’à la base amplexicaule. Si, sur un des échantillons authentiques du À. ampleæicaulis, elles sont un peu plus grandes que celles du spécimen original du À, campanulata, elles sont, sur un autre, non seulement de même taille mais même un peu plus petites que ces dernières.

Dans le À. ampleæicaulis, comme dans le À. campanulata, l'inflorescence est nettement corymbiforme ; dans l'un comme dans l’autre, les pédicelles sont indifféremment un peu plus longs ou un peu plus brefs que le tube corollin.

Les bractées, absolument identiques dans les deux prétendues espèces, sont, dans l’une et l’autre, oblongues, subobtuses au sommet, un peu dilatées à la base, pourvues de bords entiers et plus hautes que larges.

La longueur du calice varie en réalité de 4 à 5.75 milhmètres dans le À. ampleæicaulis et de 7.25 à 8.25 milhmètres dans le À. campanulata ; mais, outre que ce hiatus est peu profond, ilest comblé par de nombreux intermédiaires qui révèlent l'existence d’une série continue dont les extrêmes sont occupés non point par les chiffres ci-dessus, mais, d’une part, par ceux qui représentent la longueur du calice du Æ. panduriformis que nous savons identique au À. campanulata et, d'autre part, par ceux exprimant la longueur calycimale des échantillons récoltés par M. Perrier de la Bâthie, échantillons qui appartiennent incontestablement à la même espèce. Cette série est la suivante:

EU

K. amplexicaulis Echantillons de M. Perrier | PERTE RE IDR CSS

3.75-4-4.30-4.79-9-9.10-5.20-5.35-5.60-5,75-5.80-6.20-6.25-6,410-6,.70-7.25-7.40-8.25-8.30 mm. COR HHRSOR VERORE GE RE

K. parviflora K. amplexicaulis

Quant à la différence tirée de la forme des sépales, 1l me suffit de reproduire à ce sujet les observations que j'ai déjà faites à propos du X. parviflora, et de rappeler que dans le spécimen original du X. campanulala, de même que dans les échantillons récoltés par M. Perrier de la Bâthie, on observe souvent, sur un même individu, à côté des sépales subdeltoïdes, des segments calveinaux largement ovés qui se rétrécissent peu à peu, à partir du niveau de leur plus grand diamètre, situé un peu au-dessous de leur partie médiane, jusqu'au sommet subobtus et pourvu en son milieu d'une brève ceuspide. Ces segments calycinaux sont absolument identiques à ceux du X. amplericaulis, non seulement par leur forme mais encore par leurs dimensions relatives, car si ces derniers sont parfois aussi hauts que larges, ils sont le plus souvent un peu plus hauts que larges, absolument comme dans le À, campanulata.

La corolle est identique dans les deux plantes. Dans l'une comme dans l’autre, le tube corollin est généralement campanulé, mais nous avons constaté que quelques-uns des spécimens authentiques du À. amplericaulis présentaient parfois, sur un même individu, des fleurs dont la corolle s'évasait depuis la base jusqu'au sommet et d'autres chez lesquelles elle se rétrécissait un peu dans sa partie supérieure. Comme je l'ai fait remarquer plus haut il faut voir dans ce dimorphisme l'influence de l’âge de la plante et peut-être aussi du degré de compression exercé sur ses fleurs au cours de la dessiceation. En tous cas, la présence, sur une même plante, de corolles

campanulées et urcéolées démontre irréfutablement l'insignifiance systématique de ce prétendu caractère distinctif.

Quant aux segments corollins, peu importe qu'ils soient quelquefois émarginés dans le À. amplexicaulis, alors qu'ils sont toujours très obtus et brusquement cuspidés dans le X. campanulata ; peu importe, puisque les spécimens originaux du Æ. amplericaulis présentent souvent, sur un même individu, ces deux modes de désinences ; peu importe puisque, par leur forme générale, les pétales sont semblables dans les deux plantes où ils sont toujours largement ovés et plus hauts que larges. La hauteur de la corolle peut d’ailleurs être considérée comme pratiquement identique dans les deux prétendues espèces ; elle varie en effet de 17.75 à 20.25 millimètres dans le À. campanulata et de 16.75 à 18.60 millimètres dans le X. amplexicaulis. Enfin la longueur proportionnelle du tube et des segments de la corolle est la même

tube corollin dans les deux plantes ; le rapport ——— varie segments corollins en effet de 2.07 à 2.60 dans le À. ampleæicaulis et de 2.19 à 3.16 dans le X. campanulata.

Le niveau d'insertion des étamines ne diffère nullement dans les échantillons authentiques du X. amplexicaulis et dans ceux du À. campanulata. Dans les uns comme dans les autres, les filets staminaux oppositipétales sont soudés au tube de la corolle jusqu'à un niveau dépassant un peu le milieu de ce dernier.

Les anthères, absolument identiques dans les deux plantes, sont, dans l'une comme dans l’autre, suborbiculaires-subréniformes.

Les carpelles, eux aussi, sont semblables dans les deux plantes, et, s'il est vrai que chez le X. campanulata ils sontun peu plus brefs ou de même longueur que les styles, alors que dans le À. amplexicaulis ils sont un peu plus longs que ces derniers, 1l est évident qu'on ne peut attribuer aucune valeur systématique à ce caractère qui est incontestablement artificiel.

Quant aux écailles, elles semblent un peu différentes dans

les deux plantes. En effet, alors que, dans le X. amplexicaulis, elles sont un peu plus hautes que larges, subsemioblongues, légèrement émarginées au sommet, elles sont dans le K. campanulata, un peu plus larges que hautes, subquadrangulairessubtrapéziformes, pourvues au mieu de leur sommet très obtus d'une petite crénelure obtuse; mais J'ai déjà fait remarquer plus haut, d'une part que, chez de nombreux Kalanchoe, les écailles étaient indifféremment obluses ou émarginées et s’élargissaient en même temps que s'épanouissait la fleur, d'autre part que les matériaux récoltés par M. Perrier de la Bâthie m'avaient montré la variabilité de la désinence dans les écailles de notre plante. On ne peut donc prendre en considération la très légère différence que présente cet organe dans les échantillons authentiques du X. campanulata et du À. ampleæicaulis.

D'ailleurs une étude minutieuse de ces échantillons m'a démontré que tous leurs autres caractères étaient absolument identiques, non seulement au point de vue de la forme de leurs organes, mais même sous le rapport de la dimension de ces derniers. On pourra de plus se convaincre par la lecture du tableau suivant : d’une part, que les chiffres exprimant les dimensions absolues de chaque organe, dans les quatre prétendues espèces qui viennent d'être étudiées, forment une série continue et dépourvue de hiatus ; d'autre part, que chacune des séries, constituées par les chiffres représentant les différentes mensurations de chacun des organes d’une de ces espèces, ne forme point une entité autonome et caractéristique, mais que le plus souvent un ou plusieurs des chiffres qui la composent sont communs avec la série appartenant à l’une des trois autres espèces.

158 RAYMONLD-HAMET

Ech. Perrier

K. amplexicaulis K. amplexicaulis

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Ech. Perrier

K. parviflora et K. amplexicaulis

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