‹ Annales du Muse colonial de Marseille (volume 3)Chapitre 4 sur 285 · MARSEILLE PARIS MUSÉE COLONIAL LIBRAIRIE CHALLAMEL · texte numérisé non relu

MARSEILLE PARIS MUSÉE COLONIAL LIBRAIRIE CHALLAMEL

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Le

Dr

Edouard

Heckel.

LE Dr HECKEL

Le directeur de ces Annales, qui les fonda en 18%, et, depuis lors, y consacra toujours, et jusqu'à la fin, le meilleur de ses efforts — puisque l'impression de ce volume était à peu près terminée lorsque nous avons pris la charge d’en assurer la publication — le D' Edouard Heckel est mort le 20 février 1916, après une courte maladie.

Fils d'un médecin de la marine, Ed. Heckel était né le 24 mars 1843 à Toulon. À 16 ans, en 1859, il sortait de l'École de Médecine navale de cette ville comme Pharmacien aide-major de 2° classe, et il effectuait, en cette qualité, sur le navire-hôpital La Cérés, son premier voyage dans nos colonies. Il séjourna pendant trois ans dans nos Antilles, et c'est là que, tout en s'occupant de ses fonctions officielles, 1l commença à se familiariser, dans ses heures de loisirs, avec la flore tropicale et se rendit compte de toutes les ressources que celte flore peut offrir à la thérapeutique et à l’industrie. Peutêtre même dès ce moment le jeune botaniste entrevital sa véritable voie, celle qui, après quelques autres séjours en Guyane française, en Nouvelle-Calédonie et à Sidney, devait le détourner de la carrière de marin qu'il avait tout d’abord choisie, et l’entrainer vers l'Université, qui pouvait mieux lui fournir les moyens de

satisfaire ses goûts de chercheur, et aussi le plaisir, qu'il éprouva toujours très vif, d'exposer ses théories et ses idées.

En 1875, Heckel, qui était déja docteur en médecine depuis 1869, soutenait à Montpellier deux thèses de Doctorat ès Sciences naturelles, l’une sur Le Mouvement Végélal, l'autre sur Quelques phénomènes de localisalion minérale et organique dans les tissus animaux, et leur importance au point de vue biologique. Et, la même année, 1l débutait comme professeur à l'École supérieure de Pharmacie de Nancy. Il passa de là, peu après, à la Faculté des Sciences de Grenoble; et enfin en 1877 il était nommé à Marseille, qu'il ne devait plus quitter. Il y trouvait son milieu de prédilection. |

Ses études personnelles ne furent cependant pas tout de suite d'ordre colonial; pendant assez longtemps, aussi bien en zoologie qu'en botanique, elles relevèrent de la science pure bien plus que de la science appliquée. Ce ne fut qu'en 1885 que, par un premier travail sur le doundaké, fait en collaboration avec le professeur Schlagdenhauffen, de Nancy, dont il devait, dans la suite, assocler si souvent le nom au sien, Heckel s’orientait plus neltemént vers la botanique coloniale. Et les plantes qui immédiatement sollicitèrent plus particulièrement son allention furent presque simultanément celles qui devaient toujours principalement le préoccuper, les plantes médicinales et les végélaux oléagineux. De par son passé, Heckel s’intéressait tout naturellement aux: premières; dans les seconds il voyait avec raison les producteurs de l’une des matières premières dont l’étude était de la plus haute importance pour les progrès de l'industrie marseillaise,

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