‹ Annales du Muse colonial de Marseille (volume 4)Chapitre 10 sur 63 · TR PB DE · texte numérisé non relu

TR PB DE

FACULTÉ DES SCIENCES DE MARSEILLE MUSÉE COLONIAL PLACE VICTOR-HUGO

PAR

M. Henri JUMEL.LE

Le blé et l’orge ne donnent lieu, en Mauritanie, qu'à de faibles cultures, principalement localisées dans les palmeraies de Tidjikja, Rachid, Atar et Chinguetti.

La récolte moyenne annuelle de toute la colonie, en ces trois dernières années, a été de 80 tonnes environ.

Faite par planches sous les dattiers, cette culture est plutôt une culture de jardin, et presque de luxe, à laquelle ne s’adonnent guère que les chefs et les principaux notables qui disposent d’un personnel assez nombreux. En plus d’arrosages fréquents, il est indispensable, en effet, de pratiquer souvent des binages, pour éviter le tassement de terres en général très sablonneuses. l

Lorsque l’année est pluvieuse, il y a bien aussi quelques essais de culture dans les dépressions inondées où est cultivé le sorgho ; mais, bien que les parties choisies soient les plus humides, la récolte n’y est jamais bien bonne.

En tout cas, quelle que soit la région, les semis sont toujours faits entre octobre et décembre. On récolte en mars ou avril.

Sauf dans la ferme de Toul-del Boussobe, créée en 1922 par l'Administration, qui y a fait installer une noria à grand débit, afin de faire, sous la surveillance d’un agent d’agriculture européen, de la culture irriguée, et où l’on sème en lignes dans de tout petits billons, le blé et l’orge sont semés exactement de la même manière que le sorgho et le maïs. L’indigène

fait, avec une sorte de plantoir, des trous de 3 à 4 centimètres de profondeur, espacés de 25 à 30 centimètres. Il met dans chacun quatre ou cinq graines, qu’il recouvre à peine.

Sous les dattiers, les planches ainsi ensemencées ont une superficie très irrégulière, mais sont bien nivelées et sont irriguées à l’eau courante tous les deux ou trois jours. Cette eau, dont profitent énormément les dattiers, qui commencent alors à fleurir, provient de puits, coffrets en pierre ou en bois, dans lesquels elle est prise par le système à bascule usité dans toute l’Afrique du Nord.

Le rendement par hectare varie entre 400 et 600 kilogrammes, Ce qui serait peu pour la France, mais est normal pour la région, étant donné la nature du sol et la sécheresse du climat.

M. Couston, inspecteur régional de l'Agriculture en Mauritanie, à qui nous devons tous les renseignements qui précèdent, nous adressait en septembre 1924 deux lots de ce blé et de cette orge en provenance de Tidjikja ; nous en avons profité pour déterminer, par des cultures faites au Jardin Botanique de Marseille, les principaux caractères de ces deux sortes.

Blé. — Le blé est à très petits grains. Le lot que nous avons reçu pesait 78 kgr. 400 l’hectolitre. C’est un blé dur, qui contient 14,47 p. 100 de gluten, avec une proportion d’environ 10 p. 100 de blé tendre. Sa faculté germinative a été de 96 p. 100.

Nous l’avons semé une première fois en octobre 1924. Les épis sont apparus au commencement d'avril et étaient mûrs dans les premiers jours de juin.

D'autre part, en décembre 1924, nous avons semé séparément, après triage, les grains durs et les grains tendres. Dans les deux cas, les épis, apparus vers la fin d'avril, étaient mûrs vers le milieu de juin, huit jours environ après les précédents.

Enfin un troisième semis a été effectué en février 1925 ; la récolte a pu être faite à la fin de la troisième semaine de juin.

Ainsi qu’on pouvait s’y attendre, la végétation a donc été

plus rapide pour cette dernière culture que pour les deux autres ; et elle s’est accomplie à peu près pendant le même temps qu'en Mauritanie, où cependant les ensemencements sont faits à l’époque où l’ont été ces deux premières.

Mais, d’ailleurs, entre notre semis de février et les deux semis d'octobre et de décembre, cette différence de durée de végétation, qui, somme toute, serait secondaire, n’a pas été la seule ; il y en à eu une autre bien plus importante. Le semis de février a donné de bien plus beaux épis et un plus beau grain que les semis de la fin de 1924 ; et les plantes n’ont pas noirei sous l’envahissement des champignons comme celles provenant de ces ensemencements d'automne.

Cette dernière observation explique pourquoi le blé qui, en Mauritanie, est un blé d'automne, réussit mieux sous le climat de Marseille comme blé de printemps : c’est évidemment la conséquence de son adaptation à une très grande sécheresse. La sorte ne supporte pas l'humidité relative de notre hiver provençal, qui, du reste, cette année, fut plutôt exceptionnellement grande en février et mars.

Les épis récoltés étaient, pour la plupart, barbus ; une assez notable proportion était pourtant sans barbes.

Dans les parcelles où ont été semés séparément, en décembre, les grains tendres et les grains durs, ces derniers, contrairement à ce qu’on eût pu peut-être supposer, ont surtout fourni des épis sans barbes ;: et ce fut dans la parcelle à blés tendres que les épis barbus furent le plus nombreux. Mais la distinction semble, au surplus, sans grande importance, car les deux sortes d’épis, examinées isolément, portaient indifféremment des grains tendres et des grains durs ; et, si la récolte de la parcelle à grains durs a été surtout composée de blé dur, la récolte de la parcelle ensemencée en grains ayant les caractères de blé tendre a été aussi principalement formée de ce blé dur, avec seulement une faible proportion de blé tendre.

Orge. — L'’orge de Mauritanie que nous avons reçue pesait 62 kgr. 500 l’hectolitre. 13 p. 100 des grains restaient sur le

tamis de 2 mm. 65 ; 78 p. 100 sur le tamis de 2 mm. 4 ; 9 p. 100 sur le tamis de 2 mm. 1 ; aucun ne traverse ce dernier tamis. 1.000 grains pèsent 37 gr. 30.

D’après les analyses faites à l’Institut technique de Marseille, l'humidité est de 11,3 p. 100, et il y a 60,2 p. 1C0 d’extrait du grain sec et 53,4 p. 100 du grain humide, puis, par

rapport au grain sec, 14,9 p. 100 de protéine totale, 2,49 de.

protéine soluble, 0,91 de protéine coagulable, 0,30 p. 1C0 d’acidité:

Le pouvoir germinatif était de 97 p. 100.

Nous avons. à Marseille, ensemencé en octobre et en février.

Sur la parcelle ensemencée à l’automne, les épis sont apparus à la fin de mars, et la récolte a été faite le 22 mai.

Sur la parcelle ensemencée au printemps, les épis sont apparus au commencement de mai, et la récolte a eu lieu le 10 juin.

C’est une orge à six rangs. Le grain est à barbe scabre, l’axe du rachis est à longs poils, et la glumelle externe est, vers le haut, munie de petites épines sur les nervures latérales. C’est donc une espèce élémentaire £.

Avant maturité, les nervures de cette glumelle ont une teinte rouge qui disparaît ensuite.

Entre les semis d'automne et les semis de printemps, nous avons trouvé des différences analogues à celles que nous ont présentées les blés cultivés dans les mêmes conditions, et même plus grandes. ;

Les tiges de la culture de printemps sont restées plus basses (60 centimètres environ) que celles de la culture d’automne (80 centimètres à 1 mètre), et les épis ont été aussi plus courts (4 à 5 centimètres au lieu de 7 à 9 centimètres) ; maisici encore ces pieds de printemps sont restés sains, tandis que les pieds d’automne, envahis par les champignons, ont plus ou moins noirci.

D'autre part, alors que 1.000 grains de la culture d'automne pesaient 31 gr. 49, 1.000 grains de la culture de printemps ont pesé 59 gr. 70, c'est-à-dire même légèrement plus que les grains reçus, qui avaient été récoltés à Tidjikja.

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Il pouvait être intéressant aussi de comparer les polygones des variations de densité des épis dans les deux cas ; et ces polygones, en effet, ont été différents.

Pour la culture d'automne, nous avons obtenu :

US NS MO OMR RENE 77 ti 20 21 22 23 24/95 26 97 28 29 30) 31 32 33 34 35 36

Et, pour la culture de printemps :

An ne 27 00 0 0 ea AE D DS PTE TONER UNE er ace OT

On voit que, des deux polygones correspondant à ces deux séries, le premier (culture d'automne) serait à bien plus nombreux sommets (5) que le second (2).

I y a là l'indice net d’une bien plus grande régularité de développement de la culture de printemps, puisque, d’après le polygone des variations de densité des grains provenant de cette culture, on se rapproche d’une sorte pure, avec un sommet principal très aigu.

Tout comme le blé, l’orge d'automne de Mauritanie s’est donc surtout bien comportée, sous le climat de Marseille, comme orge de printemps, et évidemment pour la même raison que celle que nous avons admise pour le blé : l'adaptation à une grande sécheresse.

De cette adaptation, il semble qu’on soit en droit de déduire l'ancienneté d'introduction en Mauritanie des deux céréales que nous venons d'étudier ; et il est possible, en eftet, que ce soient toujours les deux mêmes sortes qu’on retrouve, plus ou moins dégénérées, dans toute cette zone africaine sahélienne. Il est, en tout cas, à remarquer, pour l’orge que nous avons cultivée, que certains, au moins, de ses caractères se rapprochent très sensiblement de ceux que nous avons relevés pour une orge que nous avons également cultivée, cette année, au Jardin botanique de Marseille, et dont les semences provenaient de la Station botanique de Tunis (EI Ardana) sous le nom d’«orge du Désert ».

Cette orge, qui est aussi une espèce élémentaire, mais sélectionnée, est plus belle que celle de Mauritanie, à paille plus forte, et à grain plus gros, puisque le poids de 1.000 grains a été, dans nos cultures, de 52 gr. 6, mais le polygone des variations de densité des épis se rapproche beaucoup de celui de notre culture de printemps de la sorte de Tidjikja.

Nous avons, en effet, obtenu :

09, NID EDS MAT ONE TOI ERRET EENT 2821201080 910832 2333208 MECS SRE

Ainsi done cette sorte, presque pure, car il n’y a qu'un second sommet peu marqué correspondant au degré 37, a pour principal sommet très net de son polygone de variations le degré 33, alors que le principal sommet du polygone de notre culture de printemps de l’orge de Mauritanie correspondait à 30 ; et, pour les deux sortes, la forme générale de la courbe est sensiblement la même.

Au contraire, une «orge de Biskra », de même provenance que l’«orge du Désert », et que nous avons cultivée dans les mêmes conditions, a offert des caractères bien différents.

Au cas où l’on voudrait introduire en Mauritanie une orge améliorée, 1l semble donc que ce serait cette «orge du Désert » sélectionnée qui serait particulièrement indiquée.

Ses chances de réussite, en raison du climat très spécial de la région, seraient vraisemblablement bien supérieures à celles qu'on pourrait espérer des sortes ordinaires de France.

En fait, d’après les renseignements que nous tenons de M. Couston, les résultats obtenus, en ces dernières années, à la ferme de Toul-del-Boussobe, avec ces semences d’importation française, n’ont pas été très brillants. En 1923, des variétés de blés durs, demi-durs et tendres, ainsi que de l’orge et de la luzerne, ainsi introduites, n’ont donné que de très médiocres récoltes. Les semis avaient été, il est vrai, faits à contresaison ; mais en décembre 1924, les mêmes essais furent repris, et M. Couston nous dit que «lorsque, avant son départ, il visita la ferme, les semis du blé et de l’orge cultivés depuis de

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nombreuses années dans le pays étaient encore bien plus beaux que ceux des semences venues de France ».

De son côté, en 1924, M. Couston avait fait cultiver dans les principales palmeraies du Tagant des blés durs de Médéah et de Belotourka, ainsi que des orges de printemps et de Moravie ; seule la dernière variété d’orge donna un rendement assez régulier.

A la suite de ces premières expériences, M. Couston a demandé au Gouvernement de Mauritanie de faire venir pour 1925 des orges «de Moravie », «Chevalier, race française » et « Hallet-pédigrée » et de se procurer, en même temps, auprès des Services d'agriculture du Sénégal, du Soudan, du Maroc, des échantillons des blés et orges que cultivent les indigènes dans ces régions.

C’est à toutes ces sortes qu’il serait intéressant d'ajouter aujourd’hui, pour ces essais, l’ «orge du Désert » sélectionnée à Tunis.

PAR

Docteur-ès-Sciences, Assistant de Botanique à la Faculté des Sciences de Marseille.

Palacky, dans son Catalogus Plantarum Madagascariensium, publié à Prague en 1907, signale à Madagascar quarante-quatre espèces de Sapindacées. Depuis cette date, les seules espèces nouvelles qui, à notre connaissance du moins, soient à ajouter à cette liste sont l’Allophylus bicruris, décrit en 1908 par M. Radikofer et les Macphersonia acutifoliola et myriantha, créés par Hemsley en 1912.

Les études que nous poursuivons actuellement sur les Sapindacées de Madagascar avec les matériaux recueillis par M. Perrier de la Bathie, et dont les résultats complets paraitront prochainement, nous permettent d'ajouter à ces types déjà connus un certain nombre de genres nouveaux et d’espèces nouvelles et d’autre part d’apporter un certain nombre de modifications aux dénominations antérieurement admises.

Il nous paraît donc opportun de donner un aperçu général de toutes les espèces qui représentent maintenant la famille des Sapindacées à Madagascar ; et ce sera le but de cet Index, dans lequel nous suivrons l’ordre adopté par M. Radlkofer, qui divise la famille en quatorze tribus.

PAULLINIÉES

Cardiospermum halicacabum linné (Sp. Pl ed. 1, 1753, p. 366). — Plante grimpante, annuelle ou vivace. — Très

répandue près des habitations et des endroits marécageux dans toutes les régions chaudes de l’île. (Certainement introduite, comme en beaucoup d’autres pays.) (N.indig. : Masontsokina, Vahintsokina).

Var. microcarpum BI. (Rumphia. III, 1847, p. 185).

Paullinia pinnata L. (Sp. PI. ed. I, 1753, p. 366). — Plante grimpante.— Existe dans tous les bois riverains des fleuves et des rivières de la région occidentale. Plus rare dans la région orientale. Manque d’autre part au-dessus de 800 mètres. (Plante commune en Afrique et en Amérique tropicales et vraisemblablement introduite à Madagascar). (N. indig. : Varimarinhanga).

Serjania cognata Baïillon (Hist. Madasg.; Grandid., Atlas, 1893, icon. 248) — Serjania Palmeri Watson.

Serjania Palmeri S. Wats. (Proc. Am. Acad., XXIV,

1889, p. 45). — (Originaire du Mexique et peut-être introduite :

comme les espèces précédentes ?)

THOUINIÉES

Allophyllus arboreus Choux. — Arbre de 15 à 20 mètres de haut., à feuilles persistantes. — FI. en janvier. — Forêt d’Analamazaotra, vers 800 mètres. (N. indig.: Malamaradina, — feuille lisse).

Allophylus bicruris Radlk. (Sztz. d. k. bayer. Ak. zu München, Bd. 38, 1908, p. 222). — Arbuste de 2 à 4 mètres. — FI. blanches (décembre). Fr.en janvier.— Bois sablonneux d’Ankaladina (Boina). Bois des pentes occidentales, à Manerinerina, sur le Tampoketsa d’entre l’'Ikopa et la Betsiboka (1.400 mètres). Port-Leven. (Se retrouve à Nossi-bé et à Mayotte.)

Allophylus boinensis Choux. — Arbuste de 2 à 3 mètres. — FT. blanches (février). — Bois de Morataitra, sur la rive droite de la Betsiboka (Boina).

Allophylus bojerianus BI. (Camb.) (Rumphia, III, 1847, p. 129). (N. indig. : Lefjoun-doula). — F1. en février ; fr. en mars-avril. — [merina. Bois secs du Haut-Bemarivo (Boina).

Allophylus bongolavensis Choux. —— Arbuste de 2 à

3 mètres, dioïque. — FI. blanches (novembre-janvier). — Bois sablonneux du Bongolava (Boina).

Allophylus costatus Choux. — Arbuste de 5 à 6 mètres. — FI. blanches (février). — Bois d’Analamazaotra (800 mètres).

Allophylus integrifolius BI. (Rumphia, II, 1847, p. 129). — Arbuste. — Parties boisées et forêts. Régions orientale et occidentale. (Se retrouve à Maurice, La Réunion et sur le continent africain.)

Allophylus mananarensis Choux. — Arbuste de 2 à 4 mètres à feuilles persistantes. — Dunes littorales de Mananara (côte Est). Forêt orientale aux environs du confluent de POnive et du Mangoro (700 mètres).

Allophylus nigrescens BI. (Rumphia, III, 1847, p. 129). — Arbuste de 4 à 5 mètres, à feuilles caduques. — FI. blanches (mai). — Nord-Ouest; bois de l’Angarovony, près de Maromandia. Nossi-bé. Nossi-komba.

Allophylus Pervillei Bl. (loc. cit., p. 123). — Arbuste. — Nord-Ouest. Nossi-bé. [le Sakatia. Mayotte. Grande-Comore. (Se retrouve en Afrique, dans la région de Zanzibar.)

Allophylus pinnatus Choux. — Arbuste de 2 à 4 mètres. — Fr. en décembre. — Bois. Ampasimentera (Boina).

Allophylus salignus B1. (Rumphia, TIT, 1847, p. 129). — Arbuste de 2 à 6 mètres. — FI. blanches (décembre-février). — Bois sablonneux et sables. Boina et Ambongo.

Allophylus simplex Baïillon (His. Mad.; Grand., Atlas, 1894, icon. 247) — Allophylus Perviller BI.

Allophylus trichodesmus Radik. (Bojer) (Pflanzenf. ÆEngler et Pranil., III T.,5 Abt., 1896, p. 313). — Arbuste (à feuilles caduques ?).— F1. blanches (novembre). — Forêts de Beforona. Bois de l’Ankaizina (1.000 mètres).

SAPINDÉES

Deinbollia neglecta Radik. (Siz. d. k. b. Akad. zu Mün- Chen, 1878, Bd. VIII, p. 368).

Deinbollia Pervillei Radlk. (loc. cu., p. 275 et 369). — Arbre. — Boina et Ambongo.

Sapindus trifoliatus L. ( Sp. PI. ed. I, 1753). — (Originaire de l’Asie méridionale et introduit à Madagascar).

APHANIÉES Manongarivea Perrieri Choux. — Arbuste de 5 à 6 mètres. — FI. blanches (octobre-décembre). — Bois sablonneux

de Manongarivo et forêt de Kasiza (Ambongo).

LÉPISANTHÉES

Cotylodiscus stelechanthus Radik. (Sztz. d. k. b. Akad. zu München, Bd. VIII, 1878, p. 334). (N:indig. : Langhare). — Arbrisseau. — Fleurs rouge sang.

Crossonephelis Pervillei Baillon (Adansonia, T. XI, 1874, p.245). — Arbre de 10 à 15 mètres, à feuilles caduques. — FI. en décembre-janvier. — Nossi-bé. Bois calcaires rocailleux des bords de la baie de Bombetoka et des environs de Majunga.

Plagioscyphus cauliflorus Radik. (Sztz. d. k. b. Akad. zu München, Bd. VIII, 1878, p.335). — Arbrisseau de 3 à 4 m. 50. — Sainte-Marie de Madagascar.

MELICOCCÉES

Strophiodiscus Jumellei Choux. (N.indig.: Volanary). —

Arbre de 12 à 15 mètres, à feuilles persistantes. — Fruit comestible. — Ifasina, au sud-ouest de Vatomandry (Est). SCHL ÉICHÉRÉES

Eriandrostachys Chapelieri Baillon (Adans., T. XI, 1874, p. 239). (N. indig. : Tsi-latsoc-antci-di). — Arbuste. — Côte Est.

Macphersonta acutifoliola Hemsley (Kew Bull., 1912, p. 359) — Macphersonia gracilis O. Hoffm.

Macphersonia cauliflora Radik. (Siz. d. k. b. Akad. zu München, Bd. XX, 1890 ; p. 247, in obs.). (N. indig. : Lana-

hary). — Arbuste de 3 à 4 mètres ou arbre de 20 à 25 mètres, à feuilles persistantes. — F1. rouges (novembre-décembre), — Nord de Madagascar. Dunes littorales entre Antalaha et Sambava (côte est). Forêt d'Analamazaotra.

Macphersonia gracilis Otto Hoffmann (Sertum pl. madag. 1881, p. 14). — Arbuste ou petit arbre de 2 à 6 mètres, dioiïque,

à feuilles persistantes. — F1. en septembre. Fr. en octobrenovembre. — Bois. Nossi-bé. Haut-Bemarivo et Firingalava (Boina).

Macphersonia Hildebrandtii O. Hoffm. (loc. ct., p. 14). — Arbre de 10 à 12 mètres. — FI. blanches (octobre). Fr. en novembre-décembre. — Bois. Nossi-bé., Nossi-Komba. Haut- Sambirano (300-700 mètres). Anjouan. Environs du Mt. Tsaratanana (1.400 mètres). Bois de Tsarasaotra (Boina). Manongarivo (Ambongo). Vohémar. (Se retrouve à l’île Aldabra et dans les îles voisines, ainsi qu’en Afrique orientale, dans la région de Dar-es-Salam et à Zanzibar).

Macphersonia lævis Radlk. (Sitz. d. k. b. Akad. zu München, Bd. XX, 1890, p. 248 in. obs.) — Macphersonia Hildebrandtir O. Hoffm.

Macphersonia macrocarpa Choux. — Arbuste de 2 à 3 mètres. — Fr. en février. — Chaîne du Kalabenono (région du Sambirano).

Macphersonia macrophylla Oliver (Hook. Icon. Plant, IV Ser., Vol. III, 1892, pl. 2243) — Macphersonia cauliflora Radik.

Macphersonia madagascariensis Bl. (Rumphia, IT, 1847, p. 157). — Arbre ou arbuste. — Nossi-bé. Madagascar.

Macphersonia myriantha Hemsley (Kew Bull., 1912, p. 360). — Macphersonia madagascariensis BI.

Macphersonia pteridophylla Baïllon (Adans., T. XI, 1874, p. 240) — Macphersonia madagascariensis BI.

Macphersonia Radikoferi Choux. — Arbuste ou petit arbre de 5 à 10 mètres, à feuilles persistantes. — F1, rougeâtres (décembre). — Bois littoraux entre Mahanoro et Mananjary (côte est).

Pseudopteris decipiens Baillon (Adansonia, T. XI, 1874, p. 243). — Arbre. — Sainte-Marie de Madagascar.

NÉPHÉLIÉES

Litchi sinensis Sonner (Voy. Ind., III, 255, 1782). (N. indig. : Letisy ; Litchy). — Fruit exquis (Zitchi de Chine), mûris-

sant en décembre. — (Originaire de Chine : introduit à Madagascar.) Omalocarpus macrophyllus Choux. — Arbuste de

50 centimètres de haut., presque toujours simple, rarement bifurqué au sommet, portant des feuilles caduques groupées en bouquet terminal. — FI. blanches (août-septembre). — Bois sablonneux de l’Ankarafantsika (Boina).

CUPANIÉES Bemarivea dissitiflora Choux. — Arbre de 12 à 20 mètres, à feuilles persistantes, dioïque. — F1. blanches (octobre).

Fr. en décembre. — Bords des rivières du Haut-Bemarivo (Boina), jusque vers 400 mètres. et province de Befandriana (N.-0.). Cupania andronensis Baker (J. of the Linn. Soc. Vol. XXV. 1890, p. 308) — Molinæa andronensis Radik. | Cupania dissitiflora Baker (loc. cit.) — Bemarivea dissutiflora Choux.

Cupantia isomera Baker (J. of Bot., Vol. XX, 1882, p. 51) — Tina isoneura Radik.

Molinæa andronensis Radlk. (manuser.). — Arbre. — Nord-Ouest.

Molinæa arborea (mel. emend. (1791) et Radlk. (Swz. d. k. b. Akad. zu München, Bd. IX, 1879, p. 650). — Arbre de 12 à 20 mètres, à feuilles persistantes. — FI. blanches (septembreoctobre). — Bassin du Matitana (côte est). (Se retrouve à La Réumion et à l’ile Maurice.)

Molinæa brevipes Radik. (loc. cit., p. 651). — Arbre ou arbuste. — Sainte-Marie de Madagascar.

Molinæa campylocarpa Choux. — Arbuste ou arbre de 2 à 15 mètres. — FI. blanches (janvier-juin). —Bois du Boina.

Molinæa petiolaris Radik. (loc. cut.).

Molinæa retusa Radlk (loc. ct., p. 650). — Arbre ou arbuste de 5 à 6 mètres, à feuilles caduques. — FI. blanches (août). — Bois. Vohémar. Haut-Mananjeba.

Molinæa rubicunda Choux. — Arbuste à feuilles persistantes. — Fr. en novembre. — Savoka des bas-bassins du Sakaleony et du Mananjary (Est).

Molinæa Tolambitou Radik. (loc. cit., p. 651). (1).

Tina apiculata Radik. (manus.).

Tina bongolavensis Choux. — Arbuste de 2 à 3 mètres. FL. en janvier. Fr. en juin. — Bongolava du Boina.

Tina dasycarpa Radik. (loc. cit, p. 663). (N. indie. : Felaborona). — Forêt de Beforona (Est).

Tina fulvinervis Radlk. (loc. cit., p. 662). — Arbre à feuilles persistantes. — Fr. en décembre. — Forêt orientale et région centrale.

Tina Gelonium Roem. et Schult. em. (Syst. v. p., XX XII.

414, 1819). — Arbre. — Nord-Ouest. Sainte-Marie de Madagascar.

Tina isoneura RadIk. (loc. cit., p.663). — Arbuste ou arbre

de 10 à 30 mètres, à feuilles persistantes. — FI. blanches (septembre-novembre). Fr. rouge (février). — Bois de la région centrale (montagne d’Ambre, Manankazo, Antongona, environs d’Ambatofangena, mont Analabe à l’ouest du massif d’Andringitra, et massif d’'Andringitra).

Tina madagascariensis Radlk. (loc. cit., p.662). — Arbre. — Forêt d’Analamazaotra. Région orientale.

Tina multifoveolata Choux. — Arbuste de 2 à 3 mètres. à feuilles persistantes. — FI]. blanches (mars). Fr. en Jjuillet, — Manongarivo (Ambongo). Bassin de la Mania (Ouest).

Tina polyphylla Baker (J. of the Linn. Soc., Vol. XXI, 1884, p. 335) — Tina fulvinervis Radik.

(1) Le Molinæa cupanioides Radlk., bien que mentionné dans le « Catalogue de Palacky », ne paraît pas se rencontrer à Madagascar, mais seulement à l’île Maurice et à La Réunion.

Tina striata Radik. (loc. cit.) (N. indig. : Felabrona). — Arbre de 5 à 10 mètres, à feuilles persistantes. — Fr. rouges (septembre). — Bois de la région centrale : Haut-Bemarivo, vers 800 mètres, Antongona, Nandihizana, Andrangvloaka.

Tina trijuga Radlk. (loc. cit., p. 662). (N. indig. : Ampangaravina). — Arbre. — Nord de l’Ankaratra.

Tina velutina Baker (J. of the Linn. Soc., Vol. XXII, 1887, p. 462) — Tina fulvinervis Radik (1).

Tinopsis apiculata Radik. (Th. Dur. Ind. Gen. Phan., 1887, p. 78) — Tina apiculata Radik.

KOELREUTÉRIÉES

Erythrophysa Æsculina Baillon (Adans, T. XI, 1874. p. 239). — Petit arbre à feuilles caduques. — FI. jaune pâle (octobre). — Sud-Ouest (côte Mahafaly et pays des Antanosy).

DODONÉÉES

Dodonæa madagascarensis Radlk. (Abh. nat. Ver. zu Bremen, Bd. VIII, 1884, p. 470). (N. indig. Tsitoavina). — Arbre de 8 à 10 mètres. — Région centrale : sylve à lichens de plusieurs sommets entre 1.800 et 2.200 mètres ; pentes de l’Andringitra (1.600 mètres) ; Isalo (1.000 mètres). (Cultivé par les Malgaches pour nourrir le ver à soie ou Borocera mada- SASCATIENSIS.)

Dodonæa viscosa Linn. (Want, 11, 1771, p. 228). (N. indig. : Dingadingandahy, Lambinamorona, Dingandahy, L ovinohazo, Digadisambazaha). — Arbuste. — Très répandu dans toute l’île, depuis les bords de la mer jusqu’au sommet des plus hautes montagnes. (Se retrouve dans les régions tropicales et subtropicales du monde entier.)

(1) Il nous parait difficile de faire état du Tina isaloensis Drake (Bull. Mus., Paris, 1903, p. 39), considéré comme douteux par son auteur lui-même et dont il n’a pu être retrouvé de traces dans l’herbier du Muséum de Paris.

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