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MODE DE PUBLICATION ET CONDITIONS DE VENTE
Les Annales du Musée Colonial de Marseille, fondées en 1893, paraissent annuellement en un volume ou en plus ou fascicules.
Tous ces volumes, dont le prix est variable suivant leur importance, sont en vente à la Société d’Editions Géographiques, Maritimes et Coloniales, 17, rue Jacob, à Paris, à laquelle. toutes les demandes de renseignements, au point de vue | commercial, doivent être adressées. A :
Tout ce qui concerne la rédaction doit être adressé à M. Henri JumEeLLe, professeur à la Faculté des Sciences, * directeur du Musée GColonial de Marseille, Faculté des Sciences, place Victor-Hugo, à Marseille.
Chez Baillière et Fils, éditeurs, 19, rue Hautefeuille, Paris. LES HUILES VÉGÉTALES
Origines ; procédés de préparation ; caractères et usages is
par Henri JUMELLE, |
Professeur à la Faculté des Sciences
1 volume de 490 pages : 15 francs
ORLÉANS, IMP. H. TESSIER
ANNALES
MUSÉE COLONIAL
FoNDÉES EN 1893 pAr EpouARD HECKEL
DIRIGÉES PAR
M. Henri JUMELLE
Correspondant de l’Institut, Professeur à la Faculté des Sciences Directeur du Musée Colonial de Marseille
Trente-quatrième année. 4 série, 4 volume (1926)
PREMIER FASCICULE
par M. F. GAGNEPAIN
Assistant de la chaire de Phanérogamie au Muséum d'Histoire Naturelle de Paris
— see -—
FACULTÉ DES SCIENCES DE MARSEILLE MUSÉE COLONIAL PLACE VICTOR-HUGO
SOMMAIRES
des plus récents Volumes des Annales du Musée Colonial de Marseille
4% Fascicule. — DouroN ET Vipaz : Essais de fabrication de papier avec la Passerine hirsute et d’autres Thyméléacées. Douron ET Vipaz : Essais de fabrication de papier avec le Bois-bouchon de la Guyane Française.
H. JuMELLE et PERRIER DE LA Barre : Nouvelles observations sur les Mascarenhasia de l’Est de Madagascar.
H. Jumezze : Les Dypsis de Madagascar.
G. CARLE : L’Elevage à Madagascar.
H. Jumezre : L’Elevage et le Commerce des viandes dans nos Golonies et quelques autres Pays.
Louis Racine : Palmistes et Noix de Bancoul de Madagascar.
2me Fascicule. — Herbert SToxE : Les Bois utiles de la Guyane Française (suite).
1% Fascicule. — Félix GÉrarD : Etude systématique, morphologique et anatomique des Ghlaenacées. G. VERNET : Notes et Expériences sur la coagulation du latex d’hévéa.
R. CeriGHeLzt : La farine des graines et la fécule des tubercules de l’Icacina senegalensis.
H JumELe : Les Aracées de Madagascar.
2mMe Fascicule. — E. DE WiLpEMAN : Quelques Palmiers congolais. H. CHErMEezoN : Revision des Cypéracées de Madagascar.
Dexrer et VERNET : Etude bactériologique de la coagulation naturelle du latex d’hévéa.
G. GLor : Analyse de Pois du Cap de Madagascar. G. CLor : Composition chimique de deux graines de Palmiers de Madagascar.
1 Fascicule. — Aimé Jaurrrer : Recherches sur la détermination des bois exotiques colorés d’après les caractères chimiques et spectroscopiques.
2m! Fascicule, — Herbert Srone : Les Bois utiles de la Guyane Française (fin).
Supplément. — Index alphabétique des noms botaniques et indigènes cités dans Les Bois utiles de la Guyane Française.
PERRIER DE LA BATHIE : La Végétation malgache.
ANNALES
DU
(Année 1926)
ANNALES
DU
MUSÉE COLONIAL
FonNDÉES EN 1893 PAR EDOUARD HECKEL
DIRIGÉES PAR
Correspondant de l’Institut, Professeur à la Faculté des Sciences Directeur du Musée Colonial de Marseille
Trente-quatrième année. 4 série, 4e volume (1926)
PREMIER FASCICULE
par M. F. GAGNEPAIN
Assistant de la chaire de Phanérogamie au Muséum d'Histoire Naturelle de Paris
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FACULTÉ DES SCIENCES DE MARSEILLE MUSÉE COLONIAL PLACE VICTOR-HUGO
PAR
M. F. GAGNEPAIN
Assistant de la chaire de Phanérogamie au Muséum d'Histoire Naturelle de Paris
Au point de vue purement de la géographie botanique, la Flore générale de l’Indochine, actuellement en cours de publication, vient combler une très importante lacune en apportant des documents nombreux et variés sur un immense territoire qui fut pendant longtemps à peu près inexploré botaniquement. Parmi des domaines floristiques depuis longtemps étudiés, l’Indochine faisait sur la carte une large tache noire qu'il importait d'effacer. L'œuvre fut commencée en 1907 et depuis cette date déjà reculée, patiemment, laborieusement, régulièrement, un fascicule parut après l’autre, Aujourd’hui (fin de 1925) 35 fascicules sont publiés, représentant environ 4.350 pages, soit plus des quatre septièmes de l’ouvrage complet. Des familles très importantes par l’étendue sont élaborées * Légumineuses, Rubiacées, Composée:, Cypéracées et Graminées, Euphorbiacées. Sur 173 familles, 114 sont publiées.
Il n’est sans doute pas trop tôt pour signaler au monde botanique l’importance des faits nouveaux contenus dans l'ouvrage. Aussi bien, pour que cette importance frappe l’esprit, il est inutile de glaner partout les preuves de la démonstration qui peut être faite : quelques faits saillants, bien choisis dans deux familles riches, suffiront quant à présent.
Le domaine territorial étudié dans l’ouvrage comprend toute la partie continentale de la grande presqu'ile indochi-
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noise, sauf la Birmanie. Le Tonkin, l'Annam, le Laos, le Cambodge, la Cochinchine et le Siam continental appartiennent donc à ce domaine. Ce n’est qu’à titre tout à fait exception- nel que figurent dans l’ouvrage quelques ‘espèces d’Haïnan, du sud de la Chine ou de la Péninsule malaise parce que les auteurs ont supposé, selon toute vraisemblance, qu’elles se retrouveront dans le domaine propre de la Flore. La surface approximative de ce vaste territoire peut être évaluée à 1.000.000 de kilomètres carrés, soit, en nombre rond, deux fois celle de la France. Un coup d’œil jeté sur la carte de l’Indochine donne une idée de son relief. La frontière chinoise du Tonkin est souvent élevée : 2.800 mètres à l’ouest de Laokay, 3.000 vers Muong-xen, 1.500 vers Lang-son ; c’est donc un vaste plateau que représente le Tonkin, incliné du Nord- Ouest au Sud-Est vers la mer de Chine. Partant de l'Ouest du Tonkin, une grande chaîne s'incline vers le Sud en décerivant un S adouci ; les deux tiers méridionaux de sa longueur ont pris le nom de Chaine Annamitique. Cette chaîne, à la hauteur de Vinh, se rapproche très près de la côte d’Annam, lui donnant partout son aspect tourmenté et abrupt. On trouve du Nord au Sud, sur cette chaîne en S, des cotes comme cellesci: 2.050 mètres, 2.000, 1.230 (en face de Vinh)}, 2.500 (en face de Hué),.2.500 (plateau d’Attopeu), 1.800 (Lang-bian). La chaîne achève sa courbe dans la Cochinchine orientale, où on trouve des hauteurs de 800 et 480 mètres. Le Cambodge indooccidental est montagneux, les pnoms (montagnes) y accusent des hauteurs de 1.200 mètres (direction de Chantaboum) et 975 (près Kampot). Le Siam confine à la Birmanie au Nord et à l'Ouest ; c’est dans cette direction que l’on a des cotes de 2.187 et même 2.575 mètres. A l'Ouest, la grande chaîne qui forme la charpente de la presqu'ile Malaise accuse des hauteurs, du Nord au Sud, de 1.600, 2.100, 1.050 mètres dans la partie continentale, et 2.400 et peut-être 3.000 mètres dans la partie péninsulaire. Ainsi deux grandes chaînes de montagnes, orientées sensiblement du Nord au Sud limitent, à l'Ouest et à l'Est, le domaine de la Flore.
Trois fleuves principaux arrosent les vallées : traversant le plateau tonkinois, le Fleuve Rouge, en direction Nord-Ouest- Sud-Est, descend des hautes cimes chinoises ; le Mékong se dirige vers le Sud à travers le Laos et le Cambodge et forme de la Cochinchine presque entière un vaste delta ; enfin le Ménam descend vers le Sud en traversant le Siam. Ces trois fleuves apporteront assez loin dans leurs vallées les plantes de leur cours supérieur, facilitant singulièrement la dispersion des espèces. À la faveur des chaînes du Siam et de l’Annam surtout, les espèces septentrionales auront des facilités pour s’acheminer progressivement vers le Sud. Par contre, les espèces tropicales, cela se conçoit, auront des difficultés à franchir, dans le sens des parallèles, des montagnes qui atteignent 2.000 mètres et plus sur certains points. Déjà par la configuration du sol, nous prévoyons que les immigrations des formes végétales se feront par le Nord. Il en serait de même par le Sud si l'Océan ne formait un obstacle infranchissable, dans cette direction, pour les espèces montagnardes des îles de la Sonde en voie de dispersion vers l’Indochine.
Il est évident que si quelques points seulement du domaine. de la Flore étaient explorés, la « Flore de l’Indochine » n’aurait pu être entreprise ; et les données géo-botaniques, étant rares, ne permettraient guère de conclusions. Citons ici les principaux collecteurs et les roints où ils ont opéré ; on verra par là combien le territoire indochinois a été aujourd’hui complètement exploré.
BALANSA (1886-1892), Haïphong, Tonkin, principalement mt. Bavi, Rivière Noire. Plus de 5.000 numéros (1).
Baudoin (1867-1868). Cochinchine. 200 numéros.
Baume (1833). Tourane, Haïnan. 167 numéros.
Bauvais (1898-1900). Vers Long-tchéou, Haïnan.
(1) Les collecteurs qui ont récolté 1.000 numéros ou plus ont leurs noms en ttalique ; plus de 5.000, en cApITALES ; plus de 10.000, en caractères gras.
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Bois (D.), (1911). Tonkin, Caï-kin, Lang-bian, Cochinchine. 1.200 numéros.
Bon (P.) (1883-1895). Hanoï, Ninh-binh, région de Lac-tho, N. Annam. Plus de 6.000 numéros.
Chevalier (Aug.). (1913-1919) différentes régions. Plus de 11.000 numéros.
Couderc (Dr) (1883-1885). Tourane et Cambodge. 1.147 numéros.
D'’Alleizette (1910). Tonkin. 486 numéros.
D’Orléans (H.), (1892). Laos. Plus de 200 numéros.
Duport (1914-1925). Tonkin, Cho-ganh. Plus de 400 numéros.
Dupuy (1900). Laos : Luang-prabang. Plus de 300 numéros.
EBErHARDT (Ph.) (1906-1920). Annam : Hué, Lang-bian, Thua-thien, Thua-luu. Tonkin : Hanoï, Langson, Vinh-yen, Thai-nguyen, Thuyenquan, Hoa-binh, Phu-tho, Bac-kan, Tam-dao. Près de 6.000 numéros.
Evrard (1923). Cambodge, Cochinchine, Annam. 1848 numéros.
Finet (Ach.). — Voir Lecomte.
Gaudichaud (1837). Tourane. 182 numéros.
Germain (1868). Cochinchine et Poulo-Condor. 445 numéros.
Geoffray (1904-1907). Cambodge : Kampot. 500 numéros.
Godefroy (1876-1878). Cochinchine et Cambodge. 872 numéros.
Gourgand (1909). Cambodge : env. de Pnom-penh. 536 numéros.
Hahn (Dr) (1888-1896). Cambodge. Plus de 500 numéros.
Harmand (Dr) (1875-1878). Cochinchine, Laos, Poulo-Condor, Donnaï. Près de 2.900 numéros.
Hayata (B.) (1921-1922), Annam mérid. 775 numéros au Muséum.
Hosseus (Dr) (1911). Siam : Xieng-mai. 546 numéros.
Kerr (Dr) (1909-1925). Siam. 1.000 numéros au Muséum.
Krempf (1913). Annam : Nhatrang. 400 numéros.
Lefèvre (1866). Cochinchine, Poulo-Condor. 600 numéros.
Lecomte et Finet (1911-1912). Tonkin : Cha-pa, Langson, Haïphong, baie d’Along. Annam : Qui-nhon, Nhatrang, etc. 2.410 numéros.
Loureiro (avant 1790). Annam, env. de Tourane. 89 numéros. (Une autre collection se trouve au British Muséum, à Londres.)
Mouret (1908). Tonkin : Sept-Pagodes et Nam-dinh. 672 numéros.
Pételot (1922-1925) Tonkin : surtout Cho-ganh. 1.600 numéros récoltés.
PIERRE (L.) (1864-1877). Tout le Cambodge et toute la Cochinchine, Siam mérid. 6.700 numéros environ.
Poilane (Eug.) (1920-1925), Annam : Thanh-hoa, Hué, Tourane, Quang-tri, Phanrang, Nhatrang. Laos : Tranninh, Savannaket. Cambodge : Pnom-penh, Srimbell. Cochinchine : Bien-hoa, Cho-lon, Thudau-mot, etc.. 12.600 numéros.
Robinson {C.-B.) (1911). Nhatrang. 556 numéros.
Spire (D') (1903). Laos : Tranninh et Annam. 1.187 numéros.
THorez (Dr) (1862-1868). Cochinchine, Cambodge, Laos. 5.730 numéros.
Vincens (1922). Annam. 107 numéros de Fougères.
Par cette liste de près de 75.000 numéros, on reconnaît que toutes les parties de l’Indochine ont été explorées, sauf le Haut-Laos et l'Ouest du Tonkin. Du Cambodge, de la Cochinchine, du Tonkin central maintes collections ont été tirées. La chaîne annamitique, le Laos, le Haut-Tonkin, le Siam réservent encore des surprises ; c’est dans ces régions que le zèle des récolteurs doit s’exercer de préférence.
Avant que ne fut commencée la publication de la Flore générale (1907), le territoire que comprend l’Indochine avait donné publication à bien peu de travaux. Le premier ouvrage en date est celui du jésuite Loureiro, Flora cochinchinensis, 1790, qui s’applique plutôt à la végétation de l’Annam moyen (1), comprenant en outre des plantes chinoises, arabes. À cause des descriptions brèves, insuffisantes, le botaniste éprouveles plus grandes difficultés à rapporter les plantes à un type connu.
Pierre (Louis) a publié, de 1880 à 1899, 400 planches in-folio, groupées en » volumes, accompagnées des descriptions d’environ 800 espèces. Le titre est celui-ci : Flore forestière de Cochinchine. Les végétaux ligneux y sont seuls décrits, et 1l s’en faut de beaucoup, est-il besoin de le dire, qu'ils soient figurés tous. En 1905, le Dr Spire, après avoir récolté en Indochine bon nombre d’espèces caoutchoutifères, publia un ouvrage descriptif sur une famille sous le titre : Contribution à l'étude des Apocynées. La plupart des identifications avaient été faites par L,. Pierre. Environ 40 espèces sont décrites dans cet opuscule, qui compte 187 pages et 18 planches.
F, N. Williams publiait en 1905, dans le Bulletin de l’'Herbier Boissier, sa Zuste des plantes connues du Siam, une pla-
(1) Appelé alors Cochinchine.
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quette de 96 pages, qui comprenait dans le territoire exploré une partie de la Péninsule Malaise.
Sur les récoltes du Dr Kerr, W. G. Craib a donné dans le «Kew Bulletin » des Contributions to the Flora cf Siam qui furent groupées en 2 fascicules de 210 + 41 pages (1912-1913) et qui contiennent un bon nombre d’espèces nouvelles. Sous les numéros III-XIV, le Dr Craib a continué par des additions à la Flore du Siam (1913-1925), où il décrit encore de nouvelles espèces.
Le Dr Craib a repris ces Contributions et Additions, en les augmentant, sous letitre Floræ siamensis Enumeratio, a list of the plants known from Siam, with record of their occurence (Bangkok, 1925, part. 1), qui aura vraisemblablement une suite.
Citons pour mémoire : Finet et Gagnepain, Contributions à la Flore de l'Asie orientale, 2 fascicules de 224 + 70 pages avec 20 planches (1905-1907), où sont énumérées ou décrites bon nombre d’espèces indochinoises ; — John Schmidt, Flora of Koh-chang, Contributions to the knowledge of the vegetation in the Gulf of Siam, 10 parties (1900-1916) ; — Hosseus (C. C.), Beiträge zur Flora Siams ; Dresde 1910, pp. 455-507 ; — le même, Beiträge zur Flora von Wang Djao am Mäà ping in Mittel-Siam ; Leipzig, pp. 366-374.
On le voit par cette brève bibliographie, c’est seulement depuis 1880 que la végétation de l’Indochine commence à être connue ; c’est seulement à dater de 1907-1912 que la Flore générale de l’ Indochine et les travaux sur le Siam fournissent des renseignements géo-botaniques aussi étendus que certains.
Pour connaître les affinités de la végétation de notre Indochine, il est utile de faire avec les flores voisines des comparaisons fréquentes. Que sont ces flores ? Il semble utile d’en faire connaître au moins brièvement la bibliographie. L’Indochine, telle que nous la comprenons, a sa limite Nord commune avec la Chine ; sa limite Ouest touche à la Birmanie britannique, qui est comprise dans les flores anglaises ; au Sud-Ouest, elle tou-
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che, par une frontière réduite, à la péninsule Malaise. Au Sud, et à l'Est, c’est la mer de Chine qui bat ses côtes ; mais Sumatra, Bornéo, les Philippines, ne se trouvent pas à plus de 1.000 kilomètres de distance. Malheureusement la flore de Bornéo est assez mal connue. Par la presqu'ile de Malacca, voisine de Sumatra, des espèces ont pu s’avancer assez loin vers le Nord par le littoral. C’est sans doute par ce long promontoire que des échanges ont pu se faire entre l’Indochine continentale et les îles de la Sonde. Il sera intéressant de saisir les rapports entre les végétations de ces terres distantes. Les Flores publiées sont les suivantes :
FLores caiNoises : Bentham, Flora hongkongensis (1861) ; Dun et Tutcher : Flora of Kwangtung and Hongkong (1913). Forbes et Hemsley, An enumeration of all the plants known from China proper, etc. (1887- 4905). Sargent (C.-S.), Plantæ Wilsonianæ (1913-1917). Hayata (B.), Icones plantarum Formosanarum (1911-1921) (1).
FLores DES INDES ANGLAISES : Hooker*, Flora of British India (1872-1897). Trimen, Æandbook of Ceylon (1893-1900). King et Gamble, Materials for a Flora of Malayan Peninsula (1889-1914). Ridley, Flora of Malayan Peninsula (1922-1925). Kurz, Forest Flora of British Burma (1877),
FLORES DES INDES HoLLANDAISES : Miquel*, Flora Indiæ Batavæ (1855-1860). Bærlage, Flora van Nederlandsch Indie (1890-1891). Koorders et Valeton, Additamenta ad cognitionem Floræ arbores Javanicæ (1894-1910).
FLore DE Bornéo : Merrill, À bibliographie enumeration of Bornean Plants (1921).
FLORE DES Parizippines : Merrill, Flora of Manila (1912).
Il était impossible de tenir compte des 113 familles déjà publiées dans la Ælore générale de l’Indochine pour y puiser des données géo-botaniques intéressantes. Deux familles ont été choisies, de publication récente ; l’une, celle des Compo-, sées (1924), la seconde, celle des Euphorbiacées. Ce n’est pas à la légère que le choix a été fait, car ces deux familles ont été
(1) Les noms des auteurs consultés le plus souvent sont marqués d’un astérisque (*).
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étudiées par l’auteur de cette note et sont, par conséquent, mieux connues de lui. L’une d’elles (Composées) est plutôt des régions tempérées que des régions tropicales, ou, du moins, est beaucoup plus richement représentée sous les climats tempérés ; ce qui n'empêche pas qu’elle compte un bon nombre de genres purement tropicaux. Ce groupe se signale par ses semences légères, aigrettées, ou accrochantes. L’autre, la famille des Euphorbiacées, au contraire, si elle a des genres abondamment représentés dans les régions tempérées, est si répandue, par la plupart des autres genres, dans la zone chaude qu’elle est plutôt dite «tropicale ». Ses graines rondes, lourdes, huileuses, ne sont nullement anémophiles. Dans l’énumération qui va suivre, nous citerons tous les genres de ces deux familles compris dans la «Flore », en indiquant en général leur distribution géographique, en la précisant pour les flores circonvoisines et en insistant avec détail sur ce qui concerne notre domaine floristique particulier. Des comparaisons intéressantes pourront ainsi être faites au fur et à mesure.
Naturellement aucun genre, aucune espèce introduits ou adventices, de source certaine, n’entreront donc dans ces énumérations et comparaisons, qui en seraient encombrées sans profit.