‹ Annales du Muse colonial de Marseille (volume 5)Chapitre 25 sur 62 · Areca Catechu : fruits. — Palmiers. — Tonkin · texte numérisé non relu

Areca Catechu : fruits. — Palmiers. — Tonkin

Originaire, croit-on, des îles de la Sonde, l’aréquier est depuis longtemps cultivé sur une grande échelle en Malaisie, dans l’Inde, en Indochine ;

: il ne dépasse pas le sud de Ja Chine (ile de Haï-nan et Kouang-toung) et Formose.

In Indochine, où ce Palmier est le cay cau des Annamites (le fruit étant le qua cau), le kok mak du Laos, le dom sla des Cambodgiens, ce n’est guère que dans certaines régions de la Cochinchine et de l’Annam qu'il y a de véritables plantations, et encore de faible superficie ; la culture de l’aréquier est surtout une culture familiale répartie dans les jardins entourant les habitations. Dans ces conditions, c’est donc très approximativement qu’on peut évaluer les surface: cultivées à 2.000 hectares environ en Cochinchine, 2.500 hectares au Tonkin, 8.000 hectares en Annam (dont 6.000 pour les quatre provinces du Nord-Annam). La culture est di moindre importance au Cambodge et dans le Laos. Partout, en tout cas, elle ne peut réussir qu’à faible altitude. !! est de nombreuses variétés d’aréquiers, qui sont naturellement

de valeurs très inégales, et dont les noix sont plus ou moins recherchées commercialement.

Outre sa grande utilisation comme masticatoire, la graine d’arec, ou «noix d’arec», est, dans la pharmacopée locale, un tonique, un astringent et un anthelminthique, employée notamment, à l’état de poudre, contre le ver solitaire.

(Hooper : loc. cit. — Magalon : Contribution à l’étude des Palmiers de l’Indochine française ; 1930.) °

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