COTE D'IVOIRE
C’est vers 1908 (2) que, pour répondre à l’appel de l’Assocation Cotonnière Coloniale, le gouverneur de la colonie a commencé à se préoccuper de développer la culture du cotonnier à la Côte d'Ivoire, en vue de l’exportation.
Antérieurement, cette culture n’était faite parles indigènes, dans le Nord de la colonie, qu’en vue de l’industrie familiale ; et les quelques essais faits en 1902 pour introduire les variétés améliorées américaines ou égyptiennes n'avaient donné que de très médiocres résultats.
Mais, vers 1908, aidé par l'Association Cotonnière, le Gouvernement local, pour lequel ce précédent échec était du moins une indication, porta plutôt son attention surles variétés indigènes, et s’attacha alors à cultiver celles de ces variétés les « mieux appropriées au sol et susceptibles d’être produites le plus facilement et le plus régulièrement en quantité commerciale d’au moins 5.000 à 10.000 kilogrammes de fibres nettes ». En même temps, l’Association envoyait de petites égreneuses à bras à treize scies, pour la préparation des premières récoltes.
En 1912, au moment où le chemin de fer, après avoir traversé le sud du Baoulé, était sur le point d'atteindre, à Bouaké, la région cotonnière proprement dite, une usine d’égrenage et de pressage, destinée à remplacer les appareils à bras, de trop faible rendement, fut montée à Bouaké même. Et, depuis lors, il a été successivement exporté en coton égrené :
PR NE AS Te Te rue deja ip 2 18 tonnes RE D UT TETE A TTC Lie: nie Qu 0 À 713 EE Pa RER ANS ee RCE dan € 2 SE SRE ES 95 AIO ESA MONT CR TE De. 0. L 30
Les 95 tonnes de 1915 (exactement 94.84
ont représenté une valeur de 35.419 francs.
8 kilogrammes)
(2) Situation de La Culture du Cotonnier et de la Production du Coton à la Côte d'Ivoire au 15 octobre 1916. Bingerville, 1917.
Pour 1916, la récolte de coton brut a été de 1.217.221 kilogrammes, dont la production s’est ainsi répartie :
Cercle du Baoulé een OR DER 568.225 kgr.
— des Tagouanas, district de Darako- LONdOMPON A RO EEE ERR 122 :196k6r
— du Ouorodougou, district de Man- KOMOR AN AE LEE ARE 28.699 ker.
— des Tagouanas, moins le district de Darakolondougou ............ 30.000 kgr.
— du Ouorodougou, district de Seguela 33.000 kgr. — du Ouorodougou, district de Man-
ROGERS EPS D RR En AS AAUIe 20.000 kgr.
A EME AU LT PRE ME PA ES Ne DNS ANAL 90.000 kgr. —- du N’zi, district de Yamoussoukro. 75.000 kegr. — dStrict-de Ouellé:4%7::.5% 27.000 kgr.
Le — — deToumodr:: . 4% 96.000 Kkgr.
== — = de Bongouanou.... 54.000 kgr.
=== — — de Boca n’da et de
D'IMDORTO LE RL URUNE EEE 73.000 ker.
Tous ces cotons ont été égrenés à :
Bouaké, pour les trois premières régions ;
Dabakala, pour la quatrième ;
Seguela, pour les deux suivantes ;
Koroko, pour la septième ;
Yamoussoukro, pour la huitième :
Dimbokro, pour les districts du eercle du N’zi autres que celui de Yamoussoukro.
Mais, tandis qu'à Bouaké et Dimbokro, en raison de leur situation sur la voie ferrée. le travail est effectué dans des usines à vapeur, c’est encore le matériel à bras, constitué par des égreneuses à seize scies, qui est en usage dans les autres stations d’égrenage.
Les cotonniers actuellement cultivés sont, les uns à graines indépendantes, lisses (espèce barbadense) ou vêtues (espèce hirsutum probablement), et les autres à graines à rognons (espèce peruvianum).
En 1913, M. Raymond concluait de ses premières expériences, faites dans la région de Bouaké, que la multiplication la plus avantageuse était celle de la variété « à graines lisses et indépendantes ».
En 1915, où la hauteur totale des pluies fut de 1 m. 062, avec une période de sécheresse en juillet, les rendements de cette variété furent de 345 kilogrammes à l’hectare, avec, à l’égrenage, 32 p. 100 de poils de 25 à 26 millimètres de longueur.
Ce type de coton peut être bisannuel, mais la seconge récolte est toujours plus faible que la première ; le rendement en poils est aussi moins élevé et ces poils sont plus irréguliers.
Mais il semble établi que les bons cotons de la Côte d'Ivoire ont un écoulement assuré. Ils peuvent obtenir 3 ou 4 francs de prime sur le «Middlhing », qui est le type courant du coton américain ; ils sont à poils peut-être plus irréguliers, mais certainement plus longs que ceux de ce « Middling ».
En 1916, à Bouaké, ces cotons égrenés et emballés étaient vendus, aux diverses adjudications, de 1.610 francs (28 juillet) à 1.700 francs (15 octobre) la tonne.