‹ Annales du Muse colonial de MarseilleChapitre 152 sur 363 · Solution aqueuse incolore ; sol. alc., brune. Bagotte · texte numérisé non relu

Solution aqueuse incolore ; sol. alc., brune. Bagotte

(éch. n° 107 Lyon) 1958 C.

Peltogyne paniculata Bth., n° 1958 A.

L'échantillon de Bell a été déterminé, d’après les feuilles et les fruits, par le D' Freeman.

Caractères généraux. — Bois dur et lourd: fraîchement coupé, de couleur brune passant vite au pourpre. Cette couleur, d’abord superficielle, peut être enlevée par des vernis à base d'alcool; mais, à la longue, elle pénètre dans le bois. D'après Wiesner, la couleur passe au vert sale avec l’ammoniaque.

La surface est plutôt mate. La nuance de la coupe transversale est beaucoup plus foncée que celle des autres sections.

Caractères physiques. — Densité de 0,705 à 0,991 : dureté, celle du Bois de lance. Sans odeur ni saveur. La solutien aqueuse est brune, et, après évaporation, le résidu est pourpre. Le bois brûle bien ; 1l passe du brun au pourpre sou$ l'influence de la chaleur ; très élastique, solide et résistant aux chocs.

Caractères de l'écorce. — Écorce dure, fortement adhérente, unie, lisse comme celle du Hêtre, mais plus épaisse, pouvant avoir jusqu’à 4 cm. environ. Elle est de couleur rouge brique. Au-dessous de l’épiderme se trouve une mince couche blanche. La surface de la büche est lisse, mais à la loupe elle a l'apparence d’être dentelée.

Structure du bois. — Aubier d'un blane sale, n'étant pas toujours bien délimité du cœur.

Section transversale. — De minces lignes blanchâtres peuvent délimiter les couches.

Vaisseaux visibles, même très apparents à cause des grosses taches du parenchyme qui les entourent; Ümm.13 de diamètre environ ; extrêmement variables suivant l'âge de l'arbre. Ils sont distribués régulièrement, de 1 à 12 par mm. (de à 6 dans le bois à gros vaisseaux et de 2 à 12 dans le bois à petits vaisseaux) ; simples ou par groupes de 2 à 3. Ils sont souvent remplis de gomme.

Annales du Musée colonial de Marseille, — 3° série, 9° vol, 1917, n

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114 Hi, STONË

Rayons bien visibles, lorsque le bois est humecté ; très fins, uniformes, presque équidistants, écartés les uns des autres d’une distance égale ou inférieure au diamètre d’un gros vaisseau ; de 5 à 7 par mm. Ils sont beaucoup plus denses que les fibres ligneuses ; de couleur blanchâtre ou brunâtre.

Parenchyme abondant ; a très apparent, en grosses taches en fuseau ou en losange, entourant les vaisseaux et les unissant parfois; b, avec d minces lignes concettEune qui pourraient être les limites des couches.

Section radiale. — Vaisseaux peu apparents, bien qu ils soient grands, car ils sont obscureis par les bords grisâtres du parenchyme. Rayons très apparents malgré leur petitesse.

Section tangentielle. — Nuance un peu plus claire que celle de laradiale, Les couches sont parfois délimitées par des lacets blanchâtres. Rayons visibles à la loupe. Le parenchyme est bien plus largement étalé dans cette section.

Emplois. — Bon pour plates-formes de moulins et de mortiers, et pour tous les usages exigeant beaucoup de résistance à la pression ; construction (Morris). Baguettes de fusils, marqueterie, tour (Berkhout). Pourrissant moins facilement que le Kooroobovelli (1978 D ; peut être obtenu de 33 à 40 m. sur un 1m. 10 d’équarrissage sans aubier (MeTurk).

Il se fend et se travaille facilement, quoique dur ; lorsqu'il est poli, il n’a rien de remarquable, mais c'est un bon bois d’ébénisterie.

Éch. types : 74, 2730 Bell; 0099 dép. Agric. Guy. Angl. ;et le n° 128 Guyane du Musée Col. de Marseille,

Icones : Stone, T. of C., pl. VI, fig. 47. [cones lignorum, pl. 5, fig. 3, pl. 35, fig. 4 et 5, et pl. 79, fig. Pen couleur. La pl. 77, fig. 2, pourrait représenter lasbre

Références non encore citées: MeTurk, p. 6; Dumonteil, 1823, IT, partie 2 ; Comm. de Brest, 1826, IT, partie 2; Rodriguès, p. 161 ; Arnaudon (tirage à part), 1858 ; Grisard, 1894, I, p. 545 ; Stone et Fr., p. 74.

Peltogyne venosa Vog. (Bth.?), n° 1958 B.

Noms vulgaires : Purpuurhart (Demerary ; Sagot). Bois Violet de la Guyane, Bois Violet, Bois Bagot (Guy. Fr.); Purpleheart (Guy. Angl.).

Sagot, p. 904 : Ce bois nouvellement travaillé a une teinte violette très singulière. L'arbre a des feuilles comme celles du Courbaril. Le même, p. 226 : le bois se durcit beaucoup en vieillissant mais se travaille aisément lorsqu'il est frais ; densité moyenne.

Grisard, 1894, I, p. 544 : Aubier blanchätre, quelquefois d'un blanc pur et souvent traversé par des veines brunes comme celles du Palissandre. Cœur du plus beau pourpre et devenant presque noir avec le temps. Bois de dureté moyenne, assez compact, légèrement odorant et ordinairement très sain. Il a beaucoup d’analogie avec le Palissandre. Densité, 0,875 (à comparer avec le Bagot de Guibourt cité p. 92).

Je n’ai aucune preuve de l'identité que J’admets pour ce bois. Comme la structure du Peltogyne est très caractéristique et que, à la Guyane, d'où viennent deux sortes de bois pourpre, se trouvent deux espèces de P. dont l’une est bien déterminée sous le nom de P. paniculata, l'autre, à mon avis, doit être le P. venosa. Si je ne me trompe, le bois que j'ai décrit sous le nom de Demerara Purpleheart, T. of C., p. ST, doit être le P. venosa, qui se distingue du paniculata par les différences suivantes :

Dans la section transversale, les vaisseaux sont très apparents, non à cause de leur grandeur, mais à cause de leur quantité.

Le parenchyme se présente en petites taches, à côté des vaisseaux, en les entourant à peine.

Dans la section radiale, le Pa est à peine visible, et dans la section tangentielle, 1l est un peu plus apparent.

Bois Bagot, n° 1958 C.

Le seul échantillon que j'aie vu de ce bois est celui de Lyon, série II, n° 107, étiqueté Bagotte ; malheureusement ce nest qu'un placage ayant 1 mm. d'épaisseur. Malgré cela, Je suis arrivé à pouvoir démontrer que ce n'est pas un lellogyne, quoique le phénomène du changement de couleur de brun en pourpre existe aussi dans ce Bois Bagot. La couleur pourpre avait été presque enlevée par le polissage. Ce n'est pas le bois Bagot de Guibourt ni le Jacarandatam, (Voir n°* 1958, 1967 B, 1971.)

Caractères généraur. — Bois dur et lourd, brun foncé r'avé

116 jl, STONE

de noir, devenant pourpre à l'air (cette dernière couleur légèrement prononcée); grain gros, produisant de fines stries claires ; et sur la coupe tangentielle, les rayons produisent un effet moiré bien visible si l’on fait miroiter le bois à la lumière.

Caractères physiques. — La solution aqueuse est incolore ; sol. alc. brun clair.

Structure du bois. — Section transversale. Couches douteuses. (Voir Section tang.)

Vaisseaux bien visibles à cause de leur grandeur et de leur couleur claire (rouge sur noir) ; diamètre de Omm.l à Omm. 195 ; distribués irrégulièrement. Ils sont fortement 1s0lés, depuis À par 2 mmq. jusqu'à 10 par mmq. ; simples pour la plupart, quelques-uns par paires. Leur contenu est noirâtre.

Rayons visibles à la loupe, très minces, uniformes, un peu irréguliers, de 14 à 17 par mm., écartés les uns des autres d'une distance égale au diamètre d'un gros vaisseau et d'une distance moindre entre ces vaisseaux. Ils sont de couleur rougeûtre foncé, lorsqu'ils sont humectés.

Parenchyme abondant, à, visible autour des vaisseaux, mais les ailes minces et longues qui s'étendent latéralement, en s'unissant aux lignes concentriques, sont visibles seulement à la loupe. Ces lignes concentriques sont ondulées et écartées d'une distance égale au diamètre radial d’un gros vaisseau, lorsqu'elles sont étroitement serrées. Parfois, elles sont interrompues sur une distance radiale de 1 mm. et prennent la forme d'ailes unissant un ou deux vaisseaux. Les ailes ne sont pas en fuseau comme dans le Peltoqyne paniculata.

Section radiale. — Vaisseaux très gros, clairs, remplis de gomme claire ou foncée. Rayons obscurs, visibles à la loupe : de couleur rouge, légèrement plus claire que le fond; environ O0 mm. de hauteur. Pa visible se présentant en bordures claires le long des vaisseaux.

Section tangentielle. — Comme la radiale, mais les couches sont peut-être marquées par les zones ou les lignes du Pa lorsqu'elles sont étroitement serrées ; et elles paraissent en franges claires mais vagues. Les rayons, étant en étages, pro-

duisent en effet moiré, qui est visible sur une surface polie (vernie), mais à peine sur une surface humectée.

Courbaril, n° 1959.

Beaucoup de variétés de bois portent le nom de Courbaril et de Jatobä ; plusieurs espèces d'Hymenæa produisent des bois qui ne sont pas différenciés dans le commerce. J'ai vu de nombreux échantillons où la structure varie beaucoup et Je me vois forcé d'éliminer tous ceux qui ne sont pas, en quelque sorte, déterminés. Suivent les descriptions de l’échantüillon de Bell, déterminé d’après les feuilles et les fruits par le D' Freeman, comme étant probablement l’//ymenæa Courbaril; la coupe de Noerdlinger et quelques autres concordent avec les précédents.

Hymenaea Courbaril Lin. non. Mart., n° 1959 A.

Synonymie : À. aminifera Stokes ; I. resinifera Salisb. Les noms génériques Courbari et Courbaril sont synonymes d'Hymenæa.

Noms vulgaires : Locustrier, Algarobba, dans la Province de Rio Janeiro (Kunth.) qui s'appliquent également aux Prosopis dans la Rép. Arg. (Rodriguès). Simiri (v. 1941 B) et Kwannari(Galibis et Arr.) représentent deux variétés (Guy. Angl. ; Morris). Locust Gum (Boulger). Pois confiture, Gomme animée, Courbaril Plum, Locust, Zapateri (Guy. Angl. ; Miers). Leathery-leaved Locust tree, West Indian Locust tree, Quapinol Animebaum, Henschreckenbaum (Wiesner). Bois Surin Teck (Surinam; Berkhout). Chimidida, Itaiba (Guy. Fr.; Aublet). Goma anime (Descourtilz). Gitahy, Getaigba, detahy, Jutahy (Brésil sept.); Jetay, Jatay, Jataiba, Jatobä (Brésil mérid.); Yutahy (Para) ; avec les variétés Catinga, peba, et assu (Rodriguès) et les variétés aeu, cica, mirim et pororoca (Allemao). Lokus (Surinam ; Pulle). Bois de Courbaril, Courbaril montagne (Catal. Expos. Chicago). Copalier d'Amérique, Caroubier de la Guyane, Cu'om raü (Assam) ; Kraph mun tray (Cambodge) ; Guapinol (Guadeloupe); Caouroubali (Caraïbes), Coapinole (Mexique), Avati ou Abati timbary

(Paraguay), Anime Copinol (Salvador), Corobore, Algarobbo (Venez. ; Grisard). Yatayba (Matto Grosso ; Ras nre Spruikhahnboom (Néerl., Bischop).

Les auteurs ont des opinions diverses sur les caractères de ce bois. Préfontaine dit qu'il ressemble au Noyer. D'après Sagot : Brun rougeûtre, devenant plus foncé en vieillissant et parfois couleur de l’Acajou de qualité inférieure. De Lanessan dit qu'il y a deux variétés : la var. rouge à densité de 1,117, et la var. jaune de 1,107. D’après Descourtilz : Beau rouge. Guibourt : Rouge brun très uniforme. Bell: Rouge tirant sur l'orange. Bassières : Brun rougeûtre, mais le cœur a une couleur plus vive.

Caractères physiques. — Les chiffres donnés par Dumonteil pour son Courbaril sont: Densité, 0,904; force, 333 ; élast. 188. Classes 2 et 4

Ceux de la Comm. de Brest : Densité, 0,957 ; force, de 1089 à 1110, ou 1,57 si le chêne — 1 ; élast. 25. Classe 1 c.

Silva : Densité, 0,861 ; et da Gama : 0,982.

D’après Descourtilz, écorce d’un roux noirâtre, épaisse, raboteuse et ridée. $

Description des échantillons : 81,2737 Bell; 0066 Imp. Instit. Guyane angl. ; #1 et 120, série IT, Lyon, Guyane fr.

Caractères généraux. — Bois dur et lourd, brun rouge rayé d’une teinte plus foncée. Surface mate, fonçant à l'air; grain plutôt gros et ouvert, mais la surface paraît unie, car les pores sont rares. La nuance de la coupe transversale est beaucoup plus foncée que celle des autres sections.

Caractères physiques. — Densité, de 0,900 à 0,921 ; dureté, celle du Teck, Odeur à sec nulle ; saveur filet sucrée. Solution de couleur brun jaunâtre. Le bois est élastique, se fend facilement et brûle bien. |

Caractères de l’écorce (Echantillon Bell). — Ecorce épaisse de 6 mm. environ, brun foncé, légèrement gercée et presque aussi dure que Je bois. Elle est formée de trois couches : l'interne présente les rayons en section ; l'intermédiaire est

blanche, mince, et est bien distincte des autres ; et l’externe se compose de plaques tombant à la longue. L'écorce peut se détacher d’une seule pièce et est employée par les indigènes pour faire des canots. La surface de la bûche est tout à fait lisse.

Structure du bois. — L’aubier est épais de T à 10 em. environ, jaunâtre ou blanc sale, assez bien délimité du cœur,

Moelle petite, 1 mm. de diamètre environ, rougeâtre ou jaunâtre, lobée ou en forme de quatre ailes ou quatre coius.

Section transversale. — Couches douteuses, mais {cas exceptionnel) très bien marquées en apparence. (Voir parenchyme.)

Vaisseaux facilement visibles, quoique petits, de Ü mm. 13 de diamètre ; peu variables, distribués également. Ils sont peu nombreux, de 5 à 13 par mmq.; simples ou subdivisés par 2 à T vaisseaux en groupes arrondis ou radiaux. Leur contenu est souvent rouge ou jaunâtre.

Rayons à peine visibles, fins, uniformes, équidistants, écartés les uns des autres d’une distance égale au diamètre d'un gros vaisseau environ. En section transparente, ils sont un peu plus denses que les fibres. De couleur jaunâtre.

Parenchyme abondant; a entourant les vaisseaux en s’étendant tangentiellement en ailes qui s'unissent parfois entre elles et forment des anneaux entiers qui sont le plus souvent interrompus en fragments. Le parenchyme est de largeur irrégulière, tantôt aussi mince que les rayons, et tantôt aussi large que les vaisseaux. Les anneaux pourraient être les limites des couches.

Section radiale. — Vaisseaux plutôt gros, de couleur brun foncé. Rayons très apparents, surtout dans laubier, lorsqu'ils sont humectés.

Section tangentielle, — Comme la radiale, mais les vaisseaux sont plus fins et les rayons donnent, à cause de leur nombre, un effet moiré à la coupe, comme celui de l’Acajou.

Emplois. — Bon pour meubles, plates-formes de moulins, chevilles (MeTurk). N'est jamais attaqué par les vers n1 par le champignon Merulius lacrymans (Rodway). Bon pour comptoirs de magasin ; peut-être obtenu facilement jusqu à

13 à 17 m. sur 30 à 65 cm. d'équarrissage (Bell). Bon pour charpentes, machines ; résistant suffisamment dans tous les sens (Bassières), |

La coupe transversale de Noerdlinger et l'échantillon de Lyon, série II, n° 251.

Caractères généraux. — Bois d'un poids moyen et d’une dureté moyenne et de couleur (pour l’éch. 251) brun grisâtre clair ; grain très gros.

Écorce. Aubier. Moelle ?

Structure du bois. — Section transversale.

Couches très bien délimitées par les lignes du parenchyme. (Ces lignes sont souvent répétées à de petits intervalles, et forment en apparence des limites doubles, mais c’est peutêtre une particularité de l'échantillon de Lyon.)

Vaisseaux facilement visibles, grands, jusqu'à 0 mm.2 de diamètre.

Rayons plutôt larges pour un bois de Légumineuse ; écartés les uns des autres d'une distance inférieure au diamètre d'un gros vaisseau, parfois trois rayons se trouvant dans le même intervalle. Ils se courbent en traversant les limites des couches ; très effilés aux deux extrémités, où 1ls sont de couleur grisätre comme les fibres; mais au milieu où 1ls sont larges, 1ls ont une couleur rouge, ce qui leur donne un aspect bigarré.

Parenchyme a visible, entourant les vaisseaux et s'étendant en ailes qui n'arrivent pas jusqu'aux lignes concentriques, et b très apparent simulant les limites des couches.

Section radiale. — Vaisseaux blanchâtres, très gros.

Section tangentielle. — Surface plus soyeuse que la radiale. Les vaisseaux sont encore plus gros, et les lignes du P2 très apparentes et d'un aspect curieux lorsqu'elles sont doubles. Les rayons, quoique très petits, sont tellement nombreux qu’ils produisent un effet moiré soyeux sur la coupe.

Note. Plusieurs autres Hymenæa non indigènes de la Guyane doivent être pris en considération lorsqu'on ne connaît pas la prove-

nance de l'échantillon, tels que: I. mirabilis, cité par da Gama: H. stignocarpa Mart. non Ein. et H. stilbocarpa Hayne, cités par Pareira, pp. #4 et 55, et Grisard, 1894, I, p. 5#1.

Références: Wiesner, p. 85 ; McTurk, n° 37; Bassières, p. 98 ; Descourtilz, V, p. 208; Bell, p. 9 ; Miers, ms. ; Rodriguès, p. 158 ; Allemao, p. 27; Grisard, 1894, I, p. 541; Bull. Econom,. Cochinchine, 1901. p. 712; Dumonteil, 1823, pp. 152 et 160 ; Comm. de Brest, p. 180; Sagot, p. 227; Préfontaine, p. 169; de Lanessan, p. 546; Silva, ms.; da Gama, 1865, p. 118; Guibourt, ITT, p. 333; Stone et Fr., p. 82; Stone, T, of C., pl. VII, fig. 56.

Crudia grandiflora Bth., n° 1963 A.

Synonyme : Eperua (Parivoa) grandiflora Aubl.

Aublet, p. 757: Parivoa grandiflora, Vouapa (Galibis). Écorce épaisse, lisse, blanchâtre ; bois rougeàtre, très solide et compact. Bon pour construction, pilotis ; de très grande durée.

De Lanessan, p. 133: Bois dur; employé par les Indiens pour instruments de musique.

Crudia Parivoa DC., n° 1963 B.

Synonyme : Parivoa tomentosa Aubl.

Aublet, p. 759 : Vouapa; écorce lisse, grisätre; bois rougeûtre. Huber, p. 177 : Jutahyrana (Amazones, terme gén.).

Crudia aromatica Willd, n° 1963 C.

Synonyme: Touchiroa aromatica Aubl.

Aublet, p. 385: Moutouchiroa (Galibis); écorce grisâtre; bois blanc, peu compact, léger et un peu aromatique.

Miers, ms. Peut être obtenu jusqu'à 17 m. sur 60 em. de diamètre.

Crudia Apalatoa Steud., n° 1963 D.

Synonyme : Apalatoa spicala Aubl.

Aublet, p. 383: Apalatoa (Galibis) ; écorce lisse, grisätre ; bois blanchâtre.

TRIBU XVII. — CYNOMETRÉES Copaifera, n° 1967.

Les deux espèces suivantes sont presque toujours confondues avec le Peltogyne (v. 1958 À) et elles sont souvent citées

sous le nom de Copaifera bracteata var. pubiflora, synonyme quine se trouve pas dans l'Index.

Copaifera bracteata Bth., n° 1967 A.

De Lanessan, p. 132 : Bois violet, Amarante, Simiridis des Galibis et des Arr, Ce bois est compact, pesant, d’une texture très fine disposée en lignes ondulées; nouvellement coupé, il est d’un gris foncé, qui passe rapidement, à l'air, au violet uniforme. Le véritable Bois violet est plus rare ; il s’en distingue par ses veines tranchées.

Niederlein, p.3 : Saint-Martin soufré (Guyane).

Voir aussi des citations au n° 1958.

Copaïfera pubiflora Lindl., 1967 B. (Ne se trouve pas dans l’Index ; est-ce celui de Bth.)

De Lanessan, p. 132: Bois Amarante d’une solidité et d’une élasticité à toute épreuve ; bon pour plates-formes de pièces d'artillerie, etc.

Niederlein, p. 3: Saint-Martin, Bagot (Guyane, v. 1958 C), Zapotero morado, Z. Negro (Brésil).

Copaifera guianensis Desf., n° 1967 C.

Sagot, Catal., p. 319: Fréquent.

Cynometra Hostmannii Tul., n° 1971.

Sagot, p. 904: C. Hostmanniana Tul. Bois Bagot (v. 1958 C), Zeedrat (Surinam); aubier blanc; cœur beau pourpre. Le feuillage rappelle celui de Courbaril.

Il faut noter que les feuilles du Peltogyne venosa (1958 B) ont aussi une grande ressemblance avec celle de cette espèce.

TRIBU XVII. — DIMORPHANDRÉES

Dimorphandra Mora Bth. et Hook, n° 1975 A.

Synonymie : D). excelsa Ball. ; D. quianensis Ball. ; Mora excelsa Ball. et Bth.

Je ne puis affirmer que ce bois soit indigène de la Guyane Française. Grisard dit qu'il y est rare, Sagot déclare n'avoir

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trouvé aucun échantillon dans les herbiers. Dans son Catalogue, p. 321, il se borne à dire que cet arbre se trouve probablement dans le haut des rivières. Niederlein, en revanche, le cite dans une liste d'échantillons de la Guyane envoyés à l'Exposition de Buffalo, en 1911.

Noms vulgaires: Mora (Bell). Moreira (Amaz.: Miers). Moral (Boulger). Mahot rouge (Guyane; Niederlein). Peto (Surinam ; Berkhout). Muro (Trinité ; Devenish). Ce n'est pas le Mora-balli (4508 E), ni le Morabucquia (1975 B), mais ce dernier lui ressemble beaucoup.

Je ne puis affirmer que le Moera de l'Icones lignorum, pl. LXIV, fig. 7, soit cette espèce. Presque tous ces noms sont d’une application générale ; le mot Mora veut dire Mürier pour la plupart, mais, comme cet arbre n'a rien de commun avec Dimorphandra, je pense qu'il se rapporte plutôt à Muira, qui veut dire bois dans le dialecte des indigènes du Brésil.

L’échantillon de Bell a été déterminé d'après les feuilles et les fruits par le D' Freeman.

Caractères généraux. — Bois dur et lourd, de couleur brun rougeûtre, strié de lignes blanches et brunes ; grain gros ; surface un peu luisante, fonçant légèrement à l'air, La nuance de la section transversale est beaucoup plus foncée que celle des autres coupes.

Caractères physiques. — Densité, de 0,911 à 1,096 ; dureté, celle du Buis: force, 3970 si le Chêne — 890 (Glavimans, cité par Berkhout). Odeur à sec nulle. Saveur extrêmement amère, astringente, se développant lentement sur la langue. Solution aqueuse de couleur brun foncé. Le bois brûle bien en pétillant beaucoup.

Caractères de l'écorce, — Épaisse de 3 mm. environ, dure, brune et tombant en plaques arrondies. La surface de la bâche

est lisse.

Structure du bois. — Aubier de jaunâtre à brun elair ; bien délimité du cœur ; épais de 5 em. environ.

Section transversale. — Couches bien délimitées, mais pas

très apparentes; les fines lignes du parenchyme en sont les hmites,

Vaisseaux très apparents, grands, de Ü mm.25 ; peu variables; distribués également sur toute la coupe, de 17 à 40 par mm. Ils sont simples ou par groupes de 1 à 6, et peuvent contenir tour à tour soit de la gomme, soit une matière blanche ou des thylles.

Rayons visibles à la loupe, fins, uniformes, équidistants, écartés les uns des autres d'une distance égale au diamètre d'un gros vaisseau ; de 5 à 7 par mm. Ils ont à peu près la même couleur que celle du Pa.

Parenchyme très apparent ; a abondant, entourant les vaisseaux en larges taches et les unissant en lignes obliques ou concentriques ; b représenté par la fine ligne qui limite les couches,

Le parenchyme de la partie de l'aubier la plus proche du cœur commence à se colorer avant les autres tissus.

Section radiale. — Vaisseaux très apparents à cause des bordures d’un brun clair du Pa et de leur contenu blanc.

Section tangentielle. — Comme la radiale, mais les vaisseaux vus à la loupe donnent l'apparence du bois de Palmier. Le Pa est très apparent et occupe la moitié de la surface.

Emplois. — L'un des bois les plus importants de la Guyane Anglaise. Schomburgh en fait les plus grands éloges. Miers cite deux variétés ; l’une rouge et l’autre blanche. Résistant et tenace, plus durable que le Teck ; architecture, navires, pilotis, d’après Laslett, qui donne des essais de résistance. Ne fait pas d'éclats et résiste au Merulius lacrymans (pourriture sèche, Miers). Cependant il ne résiste pas au Teredo d’après l'échantillon n° 1 du Mus. de Kew. L'un des meilleurs bois pour traverses, pavages, etc. (Rell). Berkhout cite de très mauvaises expériences, mais je crois qu'elles ont été faites sur des espèces qui sont confondues avec le Mora. Peut être obtenu jusqu'à 6 à 12 m. sur 30 à 50 cm. d’équarrissage ; 1l peut atteindre une hauteur de 50 m. (McTurk). Lorsqu'il est grand, 1l est souvent creux (Morris).

Éch. types : 65, 2721 Bell ; 2312, 2564 Laslett ; 2632 Berkhout ; la section de Noerdlinger.

[Icones : Stone, T. of C., pl. VI, fig. 52 et p. 94.

Références : Laslett, p. 275 ; le même, p. 450 ; McTurk, n° 60; Bell, p. 8; Grisard, 1894, I, p. 463; Niederlein, p. 2; Sagot, Catal., p. 321 ; le même (Richesses), p. 924; Berkhout, p. 27; Stone et Fr., p. 66,

Morabucquia, n° 1975 B.

Ce bois ressemble beaucoup au Mora. Le D' Freeman a constaté la parenté des deux espèces, mais n’est pas arrivé à une détermination exacte, malgré les feuilles et les fruits qui accompagnaient l'échantillon de Bell. Sa structure a beaucoup de rapport avec celle du Pellogyne, mais sa ressemblance superficielle avec le Mora est tellement frappante que, lorsqu'on se trouve en face de ces deux bois, on peut à peine les distinguer l'un de l’autre.

Caractères généraux. — Bois dur et lourd, d’une couleur rougeàtre, parfois rayée.

Caractères physiques. — Densité, de 0,980 à 1,072 ; dureté, celle du Buis. Odeur à sec nulle. Saveur extrêmement forte, amère, astringente.

Caractères de l'écorce. — Écorce épaisse de 2 à 3 mm. environ, lisse, dure, ligneuse. En section transversale, eile est traversée par des corps triangulaires rouges dont les bases sont tournées vers l'extérieur et les sommets opposés aux extrémités des rayons du bois. La partie extérieure de l'écorce tombe en plaques irrégulières, découvrant des taches rouges de la couche sous-jacente. La surface de la büche est finement striée.

Structure du bois. — Aubier brun clair, bien délimité du cœur, mais non brusquement ; épais de 2 em. 5 à # cm. environ.

La structure ressemble à celle du n° 1958 A, à part les différences suivantes : le parenchyme se présente en lignes tangentielles s'anastomosant çà et là. Les vaisseaux sont souvent remplis de matière blanche. Sur la coupe radiale, les vaisseaux sont à peine visibles, sauf lorsqu'ils sont blancs ; les rayons, parfois assez apparents, donnent un effet moucheteé à la coupe.

Emplois. — Les mêmes que ceux du Mora. D'après

126 ff. STONE

McTurk, peut être obtenu jusqu à 17 m. sur 55 em. d’équarrissage. D'après Laslett, non durable.

Beau bois, se fend facilement ; dur à travailler.

Éch. types : 67, 2728 Bell.

Références : MeTurk, p. 6; Laslett, p. 19; Stone et Fr., p. 68.

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