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TRIBU=XXIV. —- INGRES

Lysiloma latisiliqua Bth., n° 1998.

Synonyme : Mimosa latisiliqua Aublet, p. 945.

Pithecolobium Unguis-cati Bth., n° 2001 A.

Synonyme: Mimosa Unquiscati Lin. (non Blanco, ni Forsk). Aublet, p. 944. |

Pithecolobium trapezifolium Bth., n° 2001 B.

Synonyme : Mimosa vaga Aubl. non Lin. ; ni Vell.

Aublet, p. 945 : Guaiba-pocaca biba (Brésil, d’après Marcg.). De Lanessan, p. 136 : moins dur que les P. Schomburgkü et parvifolium.

Pithecolobium parvifolium Bth., n° 2001 C.

De Lanessan, loc. cit. comme P.{rapezifolium.

Pithecolobium pedicellare Bth., n° 2001 D.

De Lanessan: loc. cit.

Pulle, 1907, p. 90. Plokoni {Surinam : gén. aussi In a l’uga alba).

BOIS UTILES DE LA GUYANE FRANCAISE 137 Pithecolobium corymbosum Bth., n° 2001 E.

De Lanessan, loc. cit.

Pithecolobium, n° 2001 KF. (Espèces diverses non déterminées.)

Sagot, p. 229; Bois macaque acacia.

Bassières, p. 100 : Bois macaque.

Martin-Lavigne, p. 111, fig. 42 et 43 ; Plokoni, peut-être Pithecolobium,

Sa description etses figures concordent bien avec celles de Moll et Janssonius, au sujet des diverses espèces de Pithecolobium. Les détails suivants proviennent de Martin-Lavigne. Le nom indigène Plokoni cité par cet auteur se rapporte à nos 2001 D et 2005 B.

Caractères généraux. — Bois de couleur blanc rougeûtre et

d’une dureté moyenne, fibreux et à grain gros et ouvert. Caractères physiques. — Densité de 0,783 pour l'aubier et de 0,814 pour le cœur. Dureté, celle du Châtaignier. Le bois est peu élastique, car il a des fibres courtes ; peu tenace, se fendant bien à la hache, peu homogène et assez poreux, mais cependant d’une force de résistance moyenne. Sans odeur.

Décoction aqueuse et macération alcoolique à peine colorées en Jaune clair et limpides.

Le bois brüle avec une fumée assez abondante et donne une flamme médiocre.

Caractères de l'écorce. — L'écorce, peu adhérente au bois, et de couleur rougeâtre extérieurement, conserve de nombreuses traces de périderme exfolié par plaques plus ou moins larges et épaisses. Sa cassure est rougeâtre, un peu plus foncée et homowène. Elle est tendre et d'une épaisseur de # à 5 mm. Elle est pourvue d'un liège externe, « très » épais, dont quelques bandes avec éléments à parois fortement épaissies. La plus grande partie de l'écorce est occupée par un hber divisé par des rayons. Elle renferme dans sa moitié externe des paquets de fibres et de cellules seléreuses, disposés sans ordre, et présente dans sa moitié interne une structure strati-

fiée plus régulière, formée par bandes alternatives de tissu parenchymateux et de fibres ; couleur rougeâtre. à l'extérieur et à l'intérieur.

Structure du bois. — L'aubier est de couleur jaune rougeûtre.

Moelle. — Elle renferme de larges massifs de cellules scléreuses.

Section transversale. — Couches très confusément indiquées

par des zones de tissu plus compact, dont la nuance plus foncée diminue graduellement vers le centre jusqu'à la zone suivante.

Vaisseaux généralement isolés et situés surtout dans des amas de tissu plus clair, formant de petites trainées ondulées et disposées en tous sens. Ils sont quelquefois groupés par deux ou plus. Diamètre variable, de 120 à 250 microns. 3 par mm.

Rayons de dimensions et forme très variables, irrégulièrement espacés, au nombre de 5 à 9 par mm. Ils sont unisériés et souvent même bi ou tri-sériés.

Parenchyme. —- En dehors de l’espace occupé par les vaisseaux, le Pa forme à peu près la moitié de la masse ligneuse. Il est disposé en bandes tangentielles, courtes, anastomosées, très irrégulières et toujours plus abondantes autour des vaisseaux.

Section radiale et tangentielle. — Ces sections sont parcourues en longueur par de larges sillons irréguliers, surtout dans l’aubier, donnant au bois un aspect rugueux. Les couches y sont invisibles et les rayons irréguliers, peu apparents, même sur la section radiale. Dans les régions du cœur, on distingue quelques veines jaunes qui donnent à cette partie du bois un léger reflet doré. Hauteur des rayons, de 100 à 400 microns sur 20 à 40 de largeur.

Enterolobium Schomburgkii Bth., n° 2002.

Synonymie: Pithecolobium Schomburgkü Bth.

Sagot, p. 1 : Bois macaque ; dur ou demi-dur.

Inga Bourgoni DC., n° 2005 A.

Synonyme : Mimosa Bourgoni Aubl,

Aublet, p. 941 : Palétuvier sauvage ; Bourgoni (terme gén.) ; Inga (noiragues) ; écorce grisâtre, épaisse ; bois blanchâtre, peu compact,

Préfontaine, p. 198, mentionne 3 variétés. (V. l'espèce suivante.)

Dumonteil, p. 156 : Bourgoni ; densité, 0,758 ; force, 230; élasticité, 225 ; flexib., 2,09; p. 160. Classe 3.

Il ne faut pas confondre ce bois avec le « Pois sucre », ni avec le « Bois Crapaud » du même auteur, qu'il cite séparément et dont les densités sont bien différentes. Voir 2005 K et partie IT.

Sagot, p. 924: Bourgouny, Inga Bourgoni.

Cat. Expos. Univ., 1867, p. 42. Palétuvier grand bois de montagne. Pérépéré (Galibis) Acouribroad de Demérary ; Arrahonée des Galibis : Marsiballi des Arrougues.

Niederlein, p. 7, cite un Bougoué, ou Bois Crapaud.

Cette espèce n’est pas le Bourgoni des teinturiers. Voir 2005 B.

Caractères de l'écorce d'après l'échantillon n° 33 Guyane Mus. C. M. Épiderme jaune clair ou brun, lisse avec des impressions semblables à celles qu'on voit sur l'écorce des Platanes. L'écorce est épaisse de 2 à 3 mm. ; sa structure est très apparente, surtout en section longitudinale ; elle est ligneuse, et se compose, moitié de fibres blanches et moitié de fibres brunes ; une seule couche sous l'épiderme. La surface interne est couverte de grosses stries.

Description d'un échantillon de bois, n° 141, Guyane (Mus. Col. Mars.). Ce bois concorde avec la description d'Aublet, mais 1l est beaucoup trop léger pour être celui de Dumonteil.

Caractères généraux. — Bois léger et mou, grain grossier et un peu à rebours. Couleur grise légèrement olivâtre uniforme. Surface mate et luisante par place. Structure obscure en section transversale, dont la nuance est beaucoup plus foncée que celle des autres sections.

Caractères physiques. — Densité, 0,528 ; dureté, celle de l’Aune. Sans odeur ; saveur un peu astringente.

Structure du bois. — Notre échantillon se compose d’une bûche de 20 cm. tout en aubier.

Section transversale. — Couches en apparence délimitées ; les vaisseaux disposés én anneaux pourraient indiquer les limites.

Vaisseaux à peine visibles malgré leur grandeur, peu de variation, disposés irrégulièrement, fortement isolés, peu nombreux, simples ou par groupes radiaux de 2 à 4.

Rayons visibles à la loupe, très fins, réguliers en largeur, et à intervalles égaux d’un diamètre d'un gros vaisseau, ne s’écartant pas au niveau de ces vaisseaux. Couleur jaune ou orangée.

Parenchyme a, entourant les vaisseaux, peu abondant.

Section radiale. — Vaisseaux visibles en fins sillons vides et un peu plus foncés que les fibres. Rayons visibles et très apparents lorsqu'ils sont humectés, formant des lignes minces brunes. Au microscope (>< 10), ils présentent beaucoup de cellules noires qui produisent un effet moiré.

Section langentielle. — Comme la radiale, mais les rayons se présentent en petits fuseaux jaunes pas trop effilés, avec cellules noires. Hauteur jusqu'à 1 mm.

Inga alba Willd., n° 2005 B.

Barrère, p. 74: Palétuvier violet; pour teinture en violet et noir.

Préfontaine, p. 198: Palétuvier, Parétuvier, Moutouchi (Caraïbes, voir 1837), trois variétés : blanche, rouge et violette. L’écorce de la variété violette sert pour la teinture en violet et en noir, et pour tannage, Bois bon pour chauffage. Ce n'est ni le Palétuvier blanc, qui est le véritable Cereiba de Marcgraff, ni le Mangles de Piso.

Sagot, Catal., XIII, p. 329 : le Bougoni employé par les teinturiers n'est pas l’Inga Bougoni, mais l'Inga alba Willd. Assez abondant, donnant des couleurs durables.

Huber, p. 177 : Inga chichi (Amazones).

Pulle, 1907, p. 90 : Plokoni (Surinam, gén. aussi à 2001 D).

Inga vera Willd., non H. B. et K., n° 2005 C. Synonyme : Mimosa Inga Lin., non Vell.

Aublet, p. 944: Inga, Pois sucre,

Bischop, p. 23 : Zoete Tamarind ; Suikerpaulanboom ; Gris Gris. Wiesner, II, p. 950: Cocusholz ; Cuba Grenadille. (Voir partie Il.)

C'est Wiesner qui donne les détails suivants :

Caractères généraux. — Cœur brun foncé ou brun clair, ou plutôt brun rougeâtre (parfois tirant sur le pourpre dans les vieilles coupes).

Caractères physiques. — Densité, 0,970 ; dureté, celle du métal, mais se fend facilement.

Section transversale. — Vaisseaux presque toujours visibles, remplis de la matière du cœur de l'arbre (Kernstoff) et, dans l’aubier, remplis de matière rouge jaunâtre ; 10 à 12 mm. de diamètre. Ils sont distribués également ; simples ou en groupes de 2 à 7, souvent 4, radiaux ou arrondis.

Rayons en étages visibles seulement à la loupe.

Parenchyme en lignes claires concentriques, de 1 à 3 rangées de cellules, à peine plus larges que les rayons et plus ou moins visibles à l'œil nu.

Ce n'est pas le Cocus des Anglais que Wiesner décrit

Inga angustifolia Willd., n° 2005 D.

Synonyme : Mimosa sinemarensis Aubl.:; 7]nga Fenillei DC.

Aublet, p. 946: Pacay (t. gén.).

Inga fagifolia Willd., non D. Don., n° 2005 E. Synonyme : Mimosa fagifolia Lin., non Jacq.

Aublet, p. 945: Inga (terme gén. Caraïbes),

Inga n° 2005 F (espèces diverses non déterminées et douteuses).

Dumonteil, p. 156: Bois sucre. Densité, 0,565; force, 169; élasticité, 173 ; flexibilité, 2,48 ; p. 163. Classe 5 dé qualité inférieure.

Sagot, p. 906 : Pois-sucre, mou ou demi-dur.

De Lanessan, p. 136: Palétuvier de montagne; Inga Burgoni. Peu de lénacité et sans valeur,

Bremer, p. 204: Switi bonki, Inga ingoides (Surinam),

FAMILLE: LXVI: =-ROSAGHES TRIBU I. — CHRYSOBALANÉES

Licania heteromorpha Bth., n° 2008 À.

Synonyme: L. quianensis Klotz.

Préfontaine, p. 2: Bois à gaulettes. (Est-ce bien cette espèce ?) Dumonteil, p. 156: Anaoura (Est-ce bien cette espèce ?) Densité, 0,938 ; force, 272; élast., 173; p. 160. Classe 2, celle du Chêne.

Il cite aussi le Bois rouge Tisane comme une espèce différente, mais comme ce nom est d’une application générale, tandis que Anaoura est moins connu, je le place ici. Je tiens à faire remarquer quil existe encore un arbrisseau portant le nom de Anaoura, qui est l’Allamanda cathartica Lin.

Sagot, p.906 : Le Licania heteromorpha etles autres espèces de Licania, ou Bois rouge Tisane, sont de couleur rougeàtre, très compacts, durs ou assez durs. AA

Grisard, 1895, p. 627: L, quianensis Klotz, ; Bois gaulettes; Bois rougeatre, lourd, flexible, de conservation médiocre; bon pour menuiserie d'intérieur, clayonnages et jantes de roues.

Pulle, 1907, p. 85, Anaura: Ingie borkie.

Niederlein, p. 5 : Gaulette rouge.

Huber, p. 176, Macucu (terme gén., Amazones); p. 204, Anauera (Para). Licania macrophylla.

Martin-Lavigne, p. 115; fig. 44 et 46: « Anaoura ». Les détails suivants proviennent de sa description.

Caractères généraux. — Bois lourd, assez compact, quoique fibreux. En section transversale, de couleur marron rougeûtre uniforme.

Caractères physiques. — Densité, 1,116; dureté, celle du Frêne ou du Sureau. Solution aqueuse ou alcoolique à peine colorée. Le bois brüle avec une flamme médiocre et une fumée abondante. Élastique.

Caractères de l'écorce. — Épaisse de 8 mm. en moyenne, assez adhérente, de couleur blanchâtre et rosée extérieure-

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ment. Elle présente une cassure rougeâtre et est assez dure et homogène. Liège mince, liber très développé, avec paquets scléreux dans la zone extérieure et surtout parenchymateux dans la zone interne.

Structure du bois. — Section transversale. Au sujet des couches, on distingue à peine les bandes concentriques du tissu compact qui forme le bord externe.

Vaisseaux pointillés de blanc, peu nombreux, de 2 à 4 par mmgq. ; diamètre de 200 à 5300 microns environ.

Rayons de 15 à 20 par mm. ; à intervalles de 100 à 300 microns et de 10 à 20 microns de largeur.

Parenchyme en étroites bandes concentriques, de 50 microns environ de largeur.

Bois rouge Tisane, n° 2008 B.

Dumonteil, p.154: densité, 0,852 ; force, 237 ; élast., 231 ; flexibilité, 1,91, p. 160. Classe 2, celle du Chêne,

Sagot, p. 226: Humirium et diverses Chrysobalanées. Le même : p. 906, Licania heteromorpha et d'autres Licania. (Voir l'espèce précédente.)

Echantillon n° 44, Guyane, Musée Colon. de Mars. : étiqueté Rustisane. Espèce non déterminée, mais ce n'est n1 un Humirium, ni un Licania.

Bois à gaulettes, n° 2008 C.

Ce nom est adapté à beaucoup de bois. Voir Ægiphila, 9100 ; Vismea, 635 ; Hirtella, 201% ; Licania, 2008 A et E; Miconia, 2462 : et Henrietella, 2470.

Préfontaine, p. 150: Coubouliroua (Caraïbes). On peut en faire des

gaulettes de trois lignes d'épaisseur. Les gaulettes sont vertes, Sagot, p. 906: Diverses Chrysobalanées, Ils ont l'écorce couverte de

petites tubérosités pustuleuses qui les rendent faciles à reconnaître. Le même, p. 9210: Bois gaulette Miconia et Henrietta ; très dur.

Licania incana Aubl. non Bth., n° 2008 D.

Synonyme : L. membranacea Sagot,

Aublet, p. 119: Caligni (Galibis). Écorce cendrée, membrane fort mince qui tombe par lambeaux et se renouvelle chaque année. Bois dur, blanchâtre, exhalant une odeur d'huile rance, lorsqu'on le scie. (Voir n° 2008 F à ce sujet.) |

Grisard, 1896, p. 627 : Bois gris, Case (Trinité) ; Icaquito (Venez.). Bois lourd, de couleur rougeâtre veinée de brun foncé; bon pour poutres et constructions.

Rodriguès, 1893, p. 164: Caligni (Guyane). Bon bois quelque peu noirâtre.

Huber, p. 203. Ajuru (Para: terme gén.).

Pereira, 5° édition, p. 98. Milho cosido : bois jaune ; densité, 0,823 à 0,971.

Dumonteil, p.162: Bois goelette ; densité, 1,196; force, 303 ; élasticité, 120; p. 162. Classe I. (Est-ce bien cette espèce?) Il cite ce bois à part de « Anaoura » et « du Bois rouge tisane », n° 2008 A et B.

De Lanessan, p. 130: Bois gaulette. Bois rougeàtre, très compact, dur, assez flexible, pouvant arriver à de grandes dimensions. Bon pour clayonnages de palissades, jantes de roues, etc.

Licania sp., n° 2008 E (Kautaballi de Bell).

Laslett cite un bois sous ce nom comme irtella americana (v. 2014).

L'espèce présente a été déterminée, d'après les feuilles et les fruits, par le D' Freeman, comme étant probablement le Licania triandra ou mollis. Je me demande si ce n’est pas Caligni 2008 D, à cause de son odeur.

Caractères généraux. — Bois très lourd, dur et compact, de couleur brunâtre légèrement rayée, ressemblant au Kakeralli. Surface fonçant légèrement à l'air. La nuance de la coupe transversale est plus foncée que celle des autres sections.

Caractères physiques. — Densité, 1,025 ; dureté, celle du Buis. Odeur désagréable lorsque le bois est travaillé. Sans saveur.

Caractères de l'écorce. — Épaisse de 7 à 14 mm. environ, presque lisse, tombant en plaques. Couche extérieure très dure, ligneuse et cassante, brune ; couche intérieure mince et fibreuse. Lenticelles grandes. Surface de la bâche lisse et striée. |

Structure du bois. — L’aubier ést à peine différent du cœur ; le bois extérieur est légèrement plus clair.

Cr ae. 7,

Section transversale. — Malgré la détermination du D' Freeman, je trouve que ce bois ressemble énormément aux Lecythis, avec lesquels il doit être comparé (voir 2333), à part les différences suivantes.

Vaisseaux visibles, même très apparents, très variables, sans ordre spécial ; ils sont simples pour la plupart, parfois en groupes de 2 à 3, rarement plus.

Parenchyme comme celui du Lecyfhis, mais sans la régularité exquise de ce genre. Il est irrégulier en largeur, et son contour est grossièrement creusé et ondulé.

Section radiale. — Vaisseaux très apparents, vides.

Section tangentielle. — Les rayons ne sont visibles qu'au microscope, en cellules exceptionnellement grosses, remplies de gomme rouge.

Éch. type : 49,2705 Bell.

Références *Bellp. 1;Stoneet Fr; p. 50.

Icones lignorum : Le Cauta, pl. LXX, fig. 8, ne ressemble que vaguement à cette espèce.

Moquilea guianensis Aubl., n° 2009.

Aublet, p. 521: Ecorce roussâtre, épaisse ; bois blanc, peu compact,

Féroles, n° 2011.

Ce bois, qui se rapporte au Parinarium (Ferolia) quianensis, est confondu avec le Bois de lettres (Brosimum (6623), avec Amanoa quianensis (6392), et avec le Washiba (2011 F).

Après un examen très rigoureux, Je crois -que nous nous trouvons en face de quatre sortes de bois au moins, tous ayant beaucoup d'éclat lorsqu'ils sont polis. Le Washiba a une structure ressemblant énormément à celle des Légumineuses, et plus particulièrement des Dalbergiées, fait qui n'est pas rare parmi les Chrysobalanées ; mais tous les Salinés que J'ai vus ont la structure des Brosimum. Je ne connais pas l'Amanoa, mais, étant une Ephorbiacée, il est facile de le distinguer des autres, et Aublet dit qu'il a un bois blanc.

Quant au Satiné rouge du commerce, il a la structure des Brosimum et un éclat extraordinaire. (Voir 2011 A.

Annales du Musée colonial de Marseille, — 3° série, 9* vol. 1917, 10

Aublet dit qu'il n’a jamais vu ni l'arbre m1 les fleurs, et que les Créoles qui recherchent ce bois ne connaissent pas l’arbre sur pied. Ils trouvent des morceaux par terre dans les vieilles forêts, avec l’aubier entièrement détruit.

Sagot dit presque la même chose du Bois de lettres et Barrère dit que le bois de Féroles a été trouvé pour la première fois dans la propriété du Gouverneur Féroles ; il veut sans doute parler des troncs enterrés.

Ni Aublet, ni Sagot n'avaient les moyens de rapporter un bois inconnu à un arbre quelconque, et je crois qu'ils ont tort tous les deux. Aublet a adopté le nom « Féroles » de Barrère pour le joindre par erreur au genre Ferolia et au « Bois Satiné ». Barrère, p. 91, qui a été le premier à décrire le Féroles, et qui ne se sert pas du mot Satiné, dit que ce bois est parsemé de taches ressemblant à celles d’un marbre qui serait veiné de rouge, de blanc et de jaune ; et il cite les noms additionnels de « Bois marbré » et « Bois coloré ». Aublet dit, au contraire, qu'il est d'un beau rouge panaché de jaune, ressemblant au satin. Roubo décrit trois échantillons : 1° bois blanc tacheté de rouge ; 2° blanc veiné ou tacheté' de rouge ; 3° jaune foncé avec des raies étroites de couleur brune tirant sur le violet. Dans les descriptions de Barrère et de Roubo, le blanc et le jaune prédominent toujours, ce qui s'accorde avec le « Satiné rubané », tandis que le rouge est la couleur prédominante dans le bois d’Aublet. On peut conclure qu'on peut trouver à terre plusieurs bois sans aubier, et, comme les feuilles figurées par Aublet pour Ferolia ressemblent exactement à celles du Brosimum, la confusion est très facile. Sagot, p. 236, dit que, de tous les Satinés, c’est le Satiné rouge qui a le plus d'éclat et que ce n’est pas le même arbre que celui du Satiné rubané. Il cite les noms de Bois de Féroles, de Satiné et de Washiba pour le même bois, mais dans son Catalogue il ne cite ni Féroles, ni le Parinarium quianensis. Brousseau dit que le Satiné rouge est de couleur rouge, mais que le Satiné rubané est plus pâle, avec des veines ondulées et un reflet miroitant. Grisard lui donne une belle couleur jaune et rouge et dit quil présente des veines longues et

ois UTILES DE LA GUYANE FRANÇAISE 147

fines dont la nuance varie du rouge brun à l’écarlate ou au gris jJaunâtre ou verdâtre, mais ajoute que le Satiné rouge a une teinte uniforme. On peut donc conclure que la première partie de sa description se rapporte au Satiné rubané.

Enfin Je crois que le Féroles est le Satiné rubané, que le « bois » d’Aublet est le Satiné rouge, et que tous deux sont des Brosimum : le Washiba serait une espèce à part du genre Parinarium (Ferolia Aubl.) et est probablement l’ « arbre » qu’Aublet a décrit en l’associant avec le Féroles.

N° 2011 A. (Variété.)

Aublet, Supp., p. 7: Ferolia quianensis, Bois satiné, Bois de Féroles. Ecorce lisse, cendrée, suc laiteux. Aubier large, deux pieds de diamètre sur un tronc de trois pieds, blanc, dur, compact. Bois interne

lourd, d'un beau rouge panaché de jaune, beau polissage et ressemble au satin.

Saldanha da Gama, p. 256 : Voir Amanoa 6392.

Dumonteil (Est-ce bien cette espèce ?), p. 154: Densité, 0,877; force, 216 ; élast., 123; flexib., 1,90, Le même, p. 162 : Classe 4, celle des Meubles. Sa valeur, comme bois pour rouets de poulies, égale la moitié de celle du Gaïac,

Sagot, p. 236: Ce bois a plus d'éclat que tous les autres Satinés et sa nuance est peut-être plus vive que n'importe quel autre bois. Sagot ajoute, p, 913, que c'est l’Amanoa quianensis.

Brousseau, IT, p. 138: Bois de lettres rouge, de couleur brun rouge clair, avec quelques veines noirâtres faiblement accusées.

Hohnel, p. #3: Ficatin, Kônigsholz,

Grisard, p. 313 : Bois de Cayenne. Bois Baroit (Guy. Fr.), Ronron (Salvador); d'une très belle couleur rouge, d’une teinte uniforme; c'est le Satiné qui a la nuance la plus vive et qui possède le plus d'éclat.

Ech, types: N° 60, Guyane, Musée Col. de Mars. ; n° 123, série II, Lyon.

Satiné gris, n° 2011 B. (Voir 2011 D.)

D'après l'échantillon n° 31 du Musée Colon. de Mars. : Bois d'une couleur brun foncé, tirant un peu sur le rouge. Lorsqu'il est humecté ou poli, ses pores ressortent et lui donnent une apparence pointillée d'hermine. J'ai constaté le même eflet sur la coupe tangentielle des échantillons du n° 2011 A, qui étaient d'une qualité inférieure, et je pense que le Satiné gris que Je décris pourrait en être une variété,

148 H. STONE Satiné rubané, n° 2011 C.

Roubo, p. 769: Bois marbré de Cayenne; Bois de lettres satiné.

Descourtilz, p.456: Bois de Féroles marbré ; Feroliava riegata. Synonymie: F. gquianensis Aubl.

Sagot, p. 913: Plus pâle que le Satiné rouge.

Brousseau, p. 138 : Bois de lettres rubané, de couleur rouge pâle, avec des veines ondulées et un éclat miroitant.

Grisard, p. 313: Veiné de rouge et de jaune ; remarquable surtout par ses gracieux dessins ondulés et par son miroitement lorsqu'il est poli.

Je cite ici ces deux derniers auteurs car leurs citations ne concordent pas avec la variété n° 2011 A.

Les échantillons n° 12, 18, 110 du Musée Col. de Mars. sont d’une couleur rouge ou rouge brunâtre, rayée d'étroites lignes noires. Il se produit un elfet moiré en coupe tangentielle, mais l'éclat est loin de ressembler à celui de la var. À, et il n'y a pas de dessins ondulés. L'aubier est strié de sillons rouges. {Voir plus loin la description complète de la structure.)

Satiné gris, n° 2011 D.

D'après l'échantillon n° 122, série IT, Lyon: Bois ressemblant superficiellement au Bois de Rose ou Bois Tulipe (Physocallyma). De couleur jaune ou blanche, rayée d’étroites lignes rouges carmin et de zones excentriques de couleur noirâtre, mais il n'y a pas de miroitement.

N° 2011 E. (Satinés dont les descriptions sont incomplètes.)

Dumonteil, p.154: Saliné brun; densité, 0,825; force, 247; élast., 134; flexib., 1,78; p. 162. Classe #, celle des Meubles. Sa valeur pour rouets de poulies est la moitié de celle du Gaïac. a:

Miers, ms. Pao setim (Brésil).

Description de la variété C, et celle également de toutes les var, du n° 2011, sauf les différences données dans la Clef.

Caractères généraux. — Surface froide au toucher ; couleur fonçant légèrement à l'air. Les fibres sont fortement entrecroisées, et la nuance de la coupe transversale est beaucoup plus foncée que celle des autres sections.

Caractères physiques. — Densité, de 0,850 à 0,877 ; dureté, celle du Charme. Odeur de cuir très légère ou nulle. Sans

saveur. Solution alcoolique brune abondante. Le bois est cassant, mais se fend peu.

Structure du bois. — L'aubier est de couleur pain bis et nettement délimité du cœur.

Section transversale. — Couches non apparentes. Ordinai-

rement les indications pour les limites manquent, quoiqu'il y ait parfois des zones plus ou moins foncées.

Vaisseaux facilement visibles à cause de leurs bords rouges : grands ou petits, car ils augmentent de beaucoup en grandeur suivant l’âge de la couche. Ils sont peu nombreux, de 1 à 8 par mm. ; fortement isolés, se présentant souvent en lignes qui forment fer à cheval, en laissant des espaces arrondis vides (ce qui n’est pas le cas dans le Bois de lettres). Leur couleur est rose. [ls contiennent des thylles.

Rayons facilement visibles à la loupe, fins, uniformes, de

k à 5 par mm. Ils sont droits et ne s’écartent pas au niveau

des vaisseaux. Leur couleur, variant du rouge clair au noir, est toujours plus foncée que celle du parenchyme, dont la teinte se modifie aussi suivant les variétés.

Parenchyme a visible, abondant, entourant les vaisseaux en taches qui s'étendent en minces ailes. Ces dernières s'unissent entre elles, formant des lignes plus ou moins continues suivant les variétés. (Voir Clef, p. 152.) Sa largeur égale environ celle des rayons.

Section radiale. — Vaisseaux visibles, en lignes foncées. Rayons très apparents, en petits flocons foncés, pourpres ou noirs. Parenchyme à peine visible, et seulement lorsqu'il est humecté ; il se présente en fines lignes noires.

Section tangentielle. — Comme la radiale, mais les couches sont faciles à suivre çà et là. Les vaisseaux sont très apparents à cause du parenchyme. Rayons très petits, comme des lentilles, obtus, non en étages, et donnant à la coupe un effet moiré,

Emplois : Bon pour meubles de luxe, tabletterie, tour.

Parinarium sp., n° 2011 F.

Washiba (Bell). Ce bois bien connu à la Guyane Anglaise est souvent rapporté au Parinarium (Ferolia) quianensis Aubl], Ce n'est pas le Wachiba de da Gama, ni de Lanessan,

mais Je crois, à cause de son emploi, que c'est le bois cité par Bassières.

Noms vulgaires : Waciba Bow-wood (Bell), et tous les noms déjà cités aux n% 2011 A et E.

Caractères généraux. — Bois assez lourd et dur, de couleur brun rougeûtre. Surface légèrement luisante, prenant un beau polissage ; grain ouvert, plutôt fin. Le bois fonce légèrement à l'air.

Caractères physiques. — Densité, 0,880 ; dureté, celle du Charme ou du Carapa. Sans odeur ni saveur. Solutions de couleur brun clair.

Structure du bois. — L'aubier est de couleur brunâtre ou blanc jaunâtre.

Section transversale. — Couches douteuses. Vaisseaux très apparents, grands, de 0 mm. 25 de diamètre, peu variables, régulièrement distribués et fortement isolés. Ils sont simples ou subdivisés en groupes de 2 à 3, même jusqu'à 7 ; peu nombreux, 10 par mmg.; ovales ; beaucoup sont remplis d’une gomme rouge. Rayons visibles à la loupe, très fins, uniformes, équidistants, souvent interrompus par les vaisseaux, écartés les uns des autres d’une distance bien inférieure au diamètre d’un gros vaisseau, et parfois se trouvant au nombre de trois dans cet intervalle. Ils sont denses, très nombreux, de 11 à 13 par mm. Leur couleur est la même que celle des fibres ligneuses, mais plus claire. |

Parenchyme abondant, très apparent, et caractéristique ; a entourant les vaisseaux en s'étendant en lignes concentriques continues, irrégulières. Ces lignes sont toujours fines, et même parfois excessivement minces, de 4 à 5 par mm. environ ; de couleur brune ; composées de cellules grossières.

Section radiale. — Vaisseaux très apparents, quoique rares, souvent remplis de perles de gomme. Rayons très petits, mats, difficilement visibles ; de couleur claire. Pa visible en fines lignes blanchäâtres très serrées.

Section tangentielle. — Comme la radiale, mais les vaisseaux sont plus étroits et les rayons à peine visibles. Les lignes du Pa sont plus fines et moins serrées.

Emplois. — Bon pour arcs, gaules de pêche ; très résistant et élastique ; peut être obtenu en billots carrés de 80 cm. d’équarrissage sur 38 m. de longueur (Miers).

Ces grandes dimensions prouvent qu’il est d’une espèce différente du Satiné.

D’après Bassières, il se travaille bien et est ordinairement sain ; il fait peu de déchets ; on peut en fabriquer des meubles magnifiques.

Éch. type: 0360 Imp. Instit.

Références : McTurk, p. 4; Bassières, p. 103; Miers, ms. ; Stone T. of C.,pl. VIE, fe. 57,:p: 101:

Parinarium campestre Aubl., n° 2011 G.

Noms vulgaires: Petit Parinari des Garipons (Guy. fr. ; Aublet). Parinari (terme gén. ; Brésil ; Miers). Gri-gri (Sagot). Boohoorada (Arawak : Guy. angl. ; Bell). Beurata, Buirata (Surinam ; Pulle), mais non Burada, ni Buradeah (v° 6201 B).

L'échantillon de Bell a été déterminé d’après les feuilles et les fruits par le Dr Freeman.

Caractères généraux. — Bois dur et lourd, de couleur jaunâtre uniforme. D'après Bell, couleur d’acajou clair ; d’après Aublet, de couleur jaunâtre. Surface un peu luisante fonçant légèrement à l'air.

Caractères physiques. — Densité, 0,863 ; dureté, celle du Charme. Sans odeur. Saveur très légère du Cèdre. Se fend facilement.

Caractères de l'écorce. — Écorce grise, gercée et ridée (Aublet). À

La surface de la bûche est lisse, légèrement striée.

Structure du bois. — Comme l'espèce précédente, à part

les légères différences suivantes. L'échantillon de Bell, provenant d'un arbre de 29 em. de diamètre, est tout en aubier.

Seclion transversale, — Vaisseaux facilement visibles, comme des piqüres; leur grandeur en diamètre est très variable. Ils sont régulièrement distribués, mais leur variation en grandeur les rend plus serrés dans quelques zones ; presque tous simples, quelques paires seulement ; ils contiennent souvent une somme claire,

Références : Icones lignorum, pl. 65, en couleur; Bell, p. 4; Aublet, p. 517; Sagot (Richesses), p. 8, et Catal,, 1883, p. 309 ; Stone et Fr., Ds

Parinarium montanum Aubl., n° 2011 H.

Synonyme : Parinari montana Aubl.

Aublet, p. 51#: Ouroucou-merepa galibis) ; Parinari (Garipons). Écorce épaisse, grisâtre, ridée, gercée ; bois jaunâtre, très dur, compact.

Huber, p. 176. Pajura (Amazones).

Clef pour les Satinés, Bois de lettres et les espèces confondues.

L: Parenchyme entourant les vaisseaux en taches en forme de losange. Vaisseaux très régulièrement distribués dans chaque couche. Bois excessivement lourd. Brosimum 6623.

4 Parenchyme entourant les vaisseaux en petites ailes latérales très minces et linéaires, non en forme de losange. Vaisseaux irrégulièrement distribués en lignes courbes en fer à cheval laissant des vides arrondis. Poids pas excessivement lourd.

21e Parenchyme formant de courtes ailes qui n'unissent pas les groupes de vaisseaux.

Mailles très petites, à peine visibles.

2.1.1. La surface du bois poli ou humecté a un éclat extraordinaire comme s'il était incandescent à l'intérieur. Couleur rouge uniforme ou panachée de jaune. (Voir Satiné rouge, n° 2011 A).

D, 1-2//5r%clat moyen; couleur brun rougeâtre striée de gros pores qui lui enlèvent sa beauté.

Satiné gris, 2011 B.

DD Parenchyme des ailes s’allongeant tangen-

tiellement en unissant des groupes de vais-

seaux voisins et même formant des lignes

NE

No I CRC wo co Ro

concentriques, Mailles soit apparentes, soit obscures.

Lignes du parenchyme interrompues le plus souvent ; rares et parfois absentes. Bois de couleur panachée de rouge, jaune et blanc.

Mailles de 1 mm. de largeur très apparentes. Satiné rubané, 2011 C.

Lignes du parenchyme toujours présentes, très fines, souvent plusieurs réunies ensemble, et parfois manquant dans certaines zones. Pa se présentant en franges très apparentes, en section tangentielle. Bois de couleur jaune rayé de carmin. Mailles obscures. Satiné gris, 2011 D.

Lignes du parenchyme toujours présentes, mais irrégulières en largeur, souvent assez larges pour contenir un gros vaisseau.

Bois de couleur brun rougeâtre uniforme.

Washiba de la Guyane Anglaise, 2011 B.

Bois de couleur jaune uniforme, 2011 Cet D.

Bois de couleur passant du blanc rougeûtre au brun clair rayé; en coupe radiale, le bois est strié par les lignes rouges du parenchyme. Vaisseaux groupés radiale-

ment jusqu'au nombre de 22 par groupe.

Pakoori, 2011 E.

Clef pour les bois pouvant être confondus par leur structure avec Parinarium.

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