Lignes du parenchyme très apparentes en
coupe transversale : | 2,1.1.1. Couleur brun rougeâtre. Parinarium sp., 2011 F.
2.1.1.2. Couleur de brun rougeâtre à brun clair, striée de lignes rouges du parenchyme en coupe radiale. Pakoori, 2011 I.
2.2. Rayons au nombre de deux, ou moins, dans un intervalle égalant le diamètre d'un gros vaisseau. De couleur brun clair striée de fines lignes très apparentes. /rriàriadanni,
Hirtella americana Lin. non Jacq., n° 2014.
Aublet, p. 247 : Bois de gaulette, Nom général pour tous les bois qui:
se fendent très facilement et régulièrement à la hache. Bois cassant, blanchätre.
Sagot, Catal., 1883, p. 303: Hirtella racemosa Lamk.; Syn. : H. americana Aubl.
Laslett, p. 450 : Æ. americana, Kautaballi (v. 2008 D, et pour les autres Bois Gaulettes, v. 2008).
Huber, p. 203. Ajuru (Para : terme gén.).
Couepia guianensis Aubl., n° 2015 À.
Synonyme: Acioa amara Willd. Steud ; À. quianensis Aubl.
Aublet considère cependant ces deux synonymes comme deux espèces différentes. Voir les remarques sur Goupy, n°
Le nom Couepi (Galibis, d’après Préfontaine) veut dire
« pesant » et est, par conséquent, d'une application générale. On doit bien faire attention pour ne pas confondre l'espèce présente avec Goupy, Coupaia et Copaia (voir 5489), Coupoui (4569), Coa-opia ou Coopia (635), Cupey, Copey ou Cupay (638), Coupi fou (503), Coopa (638 B), et avec les autres espèces suivantes de Couepia. Comme je n'ai pas vu d’échantillon bien déterminé, je ne puis donner que des citations. Dalechamp, Il, p. 727, cite un Copey avec des feuilles rondes sur lesquelles on peut écrire avec une épingle.
Aublet, p. 519 : Couepia quianensis, Couepi (Galibis) ; écorce grise, lisse; bois rougeâtre, dur et pesant. Le même, p. 699: Acioa gquianensis, Acioua (Galibis) ; Coupi (Créoles) ; écorce grise, lisse; bois blanc, très dur et pesant.
Sagot, p. 906: Couepia quianensis, Acioa, Water-ropie, Bois rouge, assez dur ; ne résiste pas aux termites. Le même, p. 922: Acioa quianensis ; Coupi, Camera (Demerary); Kopie des Galibis, Cabucalli des Arrouhages, Bois rouge, assez dur; odeur désagréable. Densité, 0,819. Il a l'écorce caractéristique des Chrysobalanées. Dans son Catalogue, 1883, p. 309, Sagot décrit le bois mais ne parle pas de l'odeur.
Grisard et de Lanessan donnent les mêmes noms vulgaires que Sagot, mais Grisard adopte le Couepia dulcis (syn. Acioa quianensis Aubl.) et décrit à part le Couepia quianensis.
D'après l'Index Kewensis il n’y a qu'une seule espèce de Couepia à la Guyane. Les noms ressemblant à Cabukalli ne doivent pas être appliqués à cette espèce. Je crois que Sagot a tort en assimilant Cabucalli avec Coupi et en attribuant à Acioa une couleur rouge et une mauvaise odeur.
Coupaya, n° 2015 B.
Préfontaine, p. 170 : Un faux Simaruba, Dumonteil, p. 158 : densité, 0,374 ; force ; 83, élast., 166 ; flexib., #, 61, p. 163. Classe 6, de très faible valeur.
Couipo, n° 2015 C.
Préfontaine, p. 170: Ce nom signifie « Cœur de roche », car il se trouve dans le cœur du bois de petites pierres, Ce bois a deux variétés : une rouge et l’autre blanche, La var. rouge est la plus dure ; elle « cale » et tient l'eau. Employé pour pirogues, Il a le grain du Courbaril,
156 H. STONE Coupi, n° 2015 D.
Dumonteil, p. 158 : Densité, 0,819 ; force, 179; élast., 143, p. 163. Classe 2, celle du Chène. ;
Coupi blanc, n° 2015 E.
Comm, de Brest, p. 188 (Essais sur un échantillon de Dumonteil): densité, 0,932 ; force, de 750 à 850 ; ou 1,20 si le Chène égale 1 ; élast., 25, Le même, p.197: Il a les mêmes qualités que le Coupi rouge ; Classe 1 ; mais son odeur fétide doit en restreindre l'emploi,
Coupi noir, n° 2015F.
Dumonteil, p. 154: densité, 0,881 ; force, 216; élast., 123; flexib., 1,90, classe 2.
Comm. de Brest : densité, de 0,869 à 0,915; force de 740 à 940, ou 1,24 si le Chêne égale I ; élast, de 25 à 30.
Coupi rouge, n° 2015 G.
Les mêmes qualités que le Coupi blanc; Classe 1, d’après la Comm. de Brest, qui ne donne pas d'essais ; mais je suis porté à croire que c'est le Coupi de Dumonteil, n° 2015 D.
Je crois bien que les quatre Coupi cités par la Gomm. de Brest et par Dumonteil sont tous le Couepia glabra n° 1309 A, mais Je les place ici, faute de renseignements précis.
Coupy, n° 2015 H.
Préfontaine, p. 170: Peut être obtenu en dalles jusqu’à 50 pieds de longueur. Les indigotiers s'en servent de préférence pour amener leur produit à « caler » ou à se précipiter. C’est une de ses propriétés particulières.
Copey. n° 2015 I.
Du Tertre, p. 248 : Raisinier, ou d'après Balechamp : Copey, Guiabaran
ou Peuplier d'Amérique. L'auteur donne les figures des feuilles et les décrit.
FAMILLE LXXIIL'. — ‘: RHIZOPHORÉES TRIBU I. — RHIZOPHORÉES
Rhizophora Mangle Lin., n° 2232.
Synonyme: À. americana Nutt.: À. racemosa Meyer.
Hopkinson en donne des figures et le décrit p. 451 (fig. 15, en section transversale). Il parle bien des petites lignes concentriques du parenchyme, mais sa figure ne les montre pas. Je crois que cest un des cas où le parenchyme n'est pas différencié en coupe transparente.
Les citations suivantes se rapportent probablement à l'espèce suivante
Dumonteil, p.152 : Palétuvier rouge. Densité, 1,017 ; force, 317 ; élast., 168 ; flexib., 1,48. Le mème, p. 160. Classe 2, celle du Chêne,
Sagot, 1869, IT, p. 911 : Bois rougeätre ; écoree riche en tannin. Le même, Catal., 1883, p. 314: Palétuvier rouge; très abondant.
Lanessan, p.146: de petites dimensions, dur serré, rougeàtre, inattaquable par l’eau de mer; bon pour palissades,
Planchon et Collin, If, p. 356: Description de l'écorce avec la figure n° 926 en section transversale,
Grisard, 1896, p. 357 : Manglier, Mangue roxo, Mangue de Praia (Afr. Portug.) ; Mangle colorado (Amér, trop.); Mangrove tree (Angl, ); Apareiba, Guapariba ( v. 5467), Mepareyba (Brésil); Duoc, Kegiungua (Annam, vulg.); Balso, Manggi, Api-opi, Tandjau (Java) ; Upoo-panna (Telenga), Manglier rouge (Trinité) ; Red Mangrove (Trinité Angl.). Le Kino de la Colombie est le nom de la gomme; l'écorce est connue à Marseille sous le nom de Cascaloté et Mangrove bark (Angl.). Bois rouge ou brun rougeätre plus ou moins foncé ; très lourd, dur et compact; grain fin incorruptible dans l’eau et d’une grande résistance à la rupture. Bon pour constructions sous-marines, courbes d'embarcation, bardeaux, formes de cordonnier ; peut être obtenu de 6 à 7 m. sur 12 à 18 cm. d’équarrissage. Densité : 1,120 ; rupture, 297. L’écorce sert pour le tannage des cuirs et la teinture des étoffes.
Niederlein, p. 15: Mangottier, Mango (Guadeloupe); Vipapa (Tahiti et Océanie).
Huber, p. 196: Mangue vermelho (Amazones), bois de couleur rouge.
Guillemot, p.150 : Itanda des Gabonais ; N'’tan des Pahouins (Congo).
Pereira, 5° édition, p. 96, cite une écorce très riche en tannin qui provient du Mangue secco ou Mangue do brejo qui, cependant, a un bois jaune ou jaunâtre et ne peut être celte espèce.
Antran, p.571: Bois rougeûtre, très dur. Densité: 1,020, Inattaquable par l’eau de mer. Les indigènes du Gabon débarrasseut la bille du Palétuvier de son aubier, la laissant séjourner dans la vase pendant une quinzaine de jours. Après ce laps de temps, la bille prend une teinte noire, ce qui permet aux fraudeurs de la vendre pour de l'ébène. L'arbre est très droit et a souvent 40 mètres de hauteur.
Cette hauteur indique que ce bois est bien différent du Palé- {uvier de la Guyane.
Les descriptions suivantes sont faites d'après les échantillons n°5 138 et 266 bis Guyane (Mus. Col. Mars.).
Caractères généraux de n° 266 bis. — Bois dur et lourd, de couleur brun chocolat uniforme. La coupe longitudinale présente la surface légèrement brillante, micacée. La nuance de toutes les coupes est à peu près semblable ; grain très fin.
Caractères physiques. — La densité est légèrement plus forte que celle de l’eau; dureté, celle du Cœur vert ou du Quebracho. Sans odeur. La solution aqueuse chaude est incolore ; solution alcoolique légèrement brunâtre. Le bois brûle sans arome spécial en pétillant beaucoup.
Caractères de l'écorce. — Épaisse de 3 mm. environ ; la surface externe est rougeâtre ou brun jaunâtre, gercée, mais lisse sur les côtes, qui sont formées par des plaques larges et plates, superposées et séparées par une mince coupe blanche argentée.
Structure du bois. — Section transversale. Couches douteuses ; les zones sans lignes du parenchyme pourraient être les limites.
Vaisseaux visibles à la loupe, moyens, peu nombreux, fortement isolés, simples ou par paires, beaucoup de groupes radiaux de 3 et même de 4: vides. |
Rayons très obscurs, même à la loupe, fins, écartés les uns des autres d'une distance égale au diamètre d’un gros vaisseau.
Parenchyme a à peine visible, entourant incomplètement les vaisseaux et b s'étendant en lignes continues, concentriques, régulières, d'une largeur égale au diamètre radial d'un gros vaisseau et écartées d’une distance de deux à quatre fois plus crande ; il est de couleur brun clair sur un fond rouge foncé.
Section radiale. — Vaisseaux visibles à la loupe. Rayons à peine visibles, même sur une surface fendue ; de couleur rougeâtre. Parenchyme obscur.
Section tangentielle. — Comme la radiale, mais les lignes du Pa sont légèrement visibles par réflexion. Rayons obscurs,
Palétuvier. Échantillon n° 138.
Le bois correspond au précédent, sauf les différences
suivantes. De couleur brun clair uniforme. Densité, 0,819 ; dureté, celle du Charme. Sans saveur ni odeur.
Structure du bois. —— Section transversale. Vaisseaux bien visibles à l'œil nu à cause de leur couleur claire, simples ordinairement et rarement par groupes.
Rayons nombreux, au moins 3 dans une distance égale au diamètre d’un gros vaisseau.
Parenchyme b visible à la loupe, en lignes légèrement plus larges que les rayons et formant avec eux un filet presque régulier. Couleur brune comme celle des rayons.
Section radiale. — Vaisseaux gros, bien apparents à l'œil nu. Rayons transparents à peine visibles à cause de leur couleur se confondant avec celle des fibres ligneuses.
Section tlangentielle. — Les hignes du Ph sont visibles seulement au microscope.
Caractères de l'écorce. — Couleur externe d’un gris argenté ; surface unie, mais fendillée en petites plaques très minces. Ces plaques tombant facilement ; notre échantillon en est presque privé. La surface sous-jacente est d’un brun rougeätre. Epaisseur de 8 à 10 mm. La section gris brunâtre, d’une structure assez uniforme, est composée de grands sclérites disposés à peu près en couches qui sont séparées par de très minces feuilles d'un rouge foncé. Vers l'extérieur, les selérites sont plus grands, nombreux et serrés. A l’intérieur ils se séparent en longues grosses fibres brunes. Texture très dure,
higneuse, fibreuse. Sans odeur ni saveur.
TRIBU II — LÉGNOTIDÉES
Cassipourea guianensis Aubl., n° 2246.
Aublet, p. 529 : écorce grisätre; bois blanc,
MACON, PHOTAT FRÈRES, IMPHIMEURS
Vouacapoua americana Aubl,