‹ Annales du Muse colonial de MarseilleChapitre 171 sur 363 · IIT. — FEUILLES A LIMBE SIMPLE PLUS OU MOINS PROFONDÉMENT ÉCHANCRÉ · texte numérisé non relu

IIT. — FEUILLES A LIMBE SIMPLE PLUS OU MOINS PROFONDÉMENT ÉCHANCRÉ

A.— Un long pétiole (15 centimètres) ......

B. — Pas de pétiole ou pétiole court (15 à

20 millimètres).

a) Limbe de 28 à 35 centimètres, échancré jusque vers le milieu de sa longueur, sur 14à48 centimétres 21:32:22

b) Limbe de 12 centimètres environ, échancré seulement au sommet, sur Là bcentimbtres: :.:...:...1. 71286

Ce premier tableau peut être complété par le suivant, que. nous baserons sur les caractères anatomiques de la gaine

et du limbe.

Gaine sans lacunes. Faisceaux libéro-ligneux sur un seul rang. Limbe à parenchyme palissadique net 25e SET Tr,

Gaine avec quelques rares rase disséminées dans la moitié supérieure du mésophylle. Sclérenchyme extralibérien de la méristèle principale en demi-cercle plutôt qu’en arc. Limbe sans parenchyme palissadique. Méristèles des nervures du limbe assez régulièrement ovales, arrondies aux deux extrémités, et seulement un peu plus tongues que larmes rs

Gaine avec un rang de lacunes assez espacées sur toute la face supérieure, au-dessous du collenchyme. Sclérenchyme extra-libérien de la méristèle principale en demi-cercle.

Méristèles des nervures du limbe ovales, notablement plus longues que larges, ou vaguement losangiques, avec plusieurs faisceaux. Pas de parenchyme palissadique

Gaine avec quelques petites lacunes, sur deux ou trois rangs, localisées au fond dela concavité de cette gaine. Sclérenchyme extra-libérien de la méristèle principale en forme d’arc épais et court. Limbe sans parenchyme palissadique. Méristèles des ner-

D. longipes

D. Louvelii

D. hirtula

D. Hildebrandtu

D. viridis

D. linearis

vures vaguement piriformes, avec un ou deux faisceaux libéro-ligneux, ces méristèles se prolongeant en pointe au sommet, et brièvement et largement anguleuses dans la partie scléreuse extra-libérienne . ......

Gaine avec deux ou trois rangées de petites

lacunes rapprochées au- dessous du collenchyme. Sclérenchyme extra-libérien de la méristèle principale en forme de gouttière.

Pas de parenchyme palissadique dans le limbe. Méristèles des nervures du limbe — vaguement losangiques, avec un ou deux faisceaux. Nervuressaillantes ....... Pre Gaine avec trois ou quatre rangées de plus grandes lacunes, allongées, rapprochées, audessous du collenchyme. Sclérenchyme extra-libérien de la méristèle principale large et bas, à bords à peine relevés. Pas de parenchyme palissadique. Méristèles des nervures du limbe ovales, légèrement plus longues que larges, à faisceau unique Lacunes plus ou moins arrondies, très nombreuses au fond de la concavité de la gaine, où leur ensemble a, sur la coupe, une forme triangulaire ; un ou deux rangs de ces lacunes au-dessous du collenchyme, sur les parois de la gaine, de part et d’autre du fond de cettegaine. Sclérenchymeextralibérien de la méristèle principale en forme d’arc épais et court. Pas de parenchyme palissadique net dans le limbe. Méristèles des nervures très allongées, elliptiques, avec nombreux faisceaux, arrondies au sommet de la nervure et nettement anguleuses dans la partie scléreuse inférieure bird hhérienne:. Mons nuit Le 2 Gaine avec nombreuses petites lacunes plus ou moins arrondies, disséminées dans la moitié supérieure du mésophylle, plus nombreuses et sur une plus grande profondeur au fond de la concavité de la gouttière. Sclérenchyme large et bas, en forme d’arc, et renfermant quelques faisceaux libéroligneux. Limbe sans parenchyme palissadique. Méristèles des nervures piriformes, avec nombreux faisceaux libéroligneux, terminées en pointe au sommet et anguleuses dans la partiescléreuseextra- PROMOD Te ac urns ce Sims is

D. angusta

D. monostachyo

D. plurisecta

D. manaranensis

D, Louvelri

Gaine avec nombreuses et grandes la-

cunes allongées, souvent séparées seule-

ment par une ou deux assises de cellules,

au-dessous du collenchyme. Ilots fibreux

interposés à ces lacunes. Petits îlots fibreux,

à peu près tous au même niveau, sous

l’épiderme- inférieur. Sclérenchyme de

Ja principale méristèle nettement en gout-

tière. Pas de parenchyme palissadique dans

le limbe. Méristèles desnervures piriformes,

avec peu de faisceaux, terminées en pointe

au sommet et arrondies dans la partie

scléreuse extra-libérienne. .............. D. Lanceana Gaine sensiblement de même structure que

celle de l’espèce précédente, mais lacunes

plus grandes encore et moins allongées et

plus arrondies. Limbe sans parenchyme pa- S

lissadique net. Méristèles ovales ou vague-

ment losangiques, avec un petit prolonge-

ment scléreux au sommet, et anguleuses

dans la partie scléreuse extra-libérienne. D. forficifolia Gaine sensiblement de même structure que

les deux précédentes, à grandes et nom-

breuses lacunes ee Limbe à paren-

chyme palissadique. Méristèles desnervures

piriformes, avec peu de faisceaux, termi- LS nées en pointe au sommet et arrondies :

dans la partie scléreuse extra-libérienne .. D. littoralis Gaine encore sensiblement de même struc-

ture que les trois précédentes, à lacunes

presque arrondies ou allongées. Limbe

sans parenchyme palissadique net. Mé-

ristèles des nervures piriformes, avec

peu de faisceaux, présentant un petit pro-

longement scléreux au sommet aminci, va-

guement anguleuses dans la partie seléreuse

éxtra-ibérienne :%5.5 0e due D. glabrescens Gaine avec très nombreuses lacunes allon-

gées dans la moitié au moins de l’épais-

seur du mésophylle, et presque jusqu’au

sommet de la méristèle principale. Sclé-

renchyme extra-libérien de cette méristèle

très large, contenant des faisceaux libéro-

ligneux, et formant une gouttière dont les

bords s’incurvent vers l’intérieur. Ilots

fibreux dans le collenchyme. Pas de paren-

chyme palissadique dans le limbe. Méris-

tèles des nervures ovales, angüleuses au :

sommet, arrondies à la base... ........... D. procera.

On voit qu’au point de vue anatomique les quatre espèces Lanceana, forficfolia, lttoralis et glabrescens forment un groupe bien net. Nous pourrions même y faire rentrer encore, d'autre part, un très petit Palmier de la Haute-Sahanany, à limbe simple et brièvement échancré au sommet, que nous laissons de côté pour l'instant. L’anatomie foliaire rapprocherait surtout cette forme du Dypsis forficifolia.

Hestà remarquer que, chez les Dypsis Lanceana, forficifolia, littoralis et glabrescens; les feuilles ont toutes le caractère commun d’avoir ordinairement six segments, dont les deux inférieurs sont nettement plus étroits que les autres.

Tout différents, par contre, sont les limbes du Dypsis procera, espèce qui, par le nombre et la disposition des lacunes de la gaine, pourrait cependant se rapprocher de ce groupe. Mais certains autres caractères anatomiques, tels que la forme du sclérenchyme extra-libérien de la méristèle principale de la gaine et les nombreux îlots fibreux du collenchyme, l’en séparent aussi très franchement.

Parmi les autres espèces, le Dypsis Hildebrandtir se place tout à fait à part ; le Dypsis masoalensis et le Dypsis monostachya, dissemblables morphologiquement, présentent, au contraire, une grande similitude anatomique: le Dypsis manaranensis et le Dypsis Louvelii, tout en se distinguant aisément, ont quelques affinités.

Quant au D. longipes, dont nous n’avons pas étudié la gaine, la structure anatomique du limbe avoisinerait un peu celle de la gaine de Dypsis linearis.

Enfin, chez le Dypsis gracilis, dont la gaine est beaucoup trop forte pour pouvoir être utilement comparée aux autres, le limbe, sans parenchyme palissadique, est bien différent de tous les précédents, surtout parles méristèles deses nervures, qui sont à conjonetif totalement et fortement sclérihié et sont ovales, arrondies en bas, plus étroites au sommet,

Tous ces principaux caractères distinctifs ainsi établis, nous ne redonnerons pas ici la description des espèces déjà connues, pour lesquelles nous indiquerons seulement les localités où

elles ont été signalées par les divers collecteurs, mais nous

donnerons une courte diagnose — latine, puisqu'elle nous est -

ainsi imposée — de nos espèces nouvelles.

L'ordre sera celui de notre tableau dichotomique.

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