‹ Annales du Muse colonial de MarseilleChapitre 233 sur 363 · Engler et Prantl. loc. cit · texte numérisé non relu

Engler et Prantl. loc. cit

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C’est un arbre de 10 à 12 mètres, à bois très dur; les rameaux sont glabres et brunâtres, sauf les très jeunes, qui, à leur extrémité surtout, sont couverts de nombreux poils couchés et mous.

Les feuilles sont entières, persistantes, alternes, coriaces et cassantes, ovales-allongées, à sommet aigu et base arrondie. Le pétiole mesure à peine 1 "/" à 1 m/m 1/2 de longueur ; le limbe a 14 à 18 ‘/" de long et 5 à 7 ‘/" de large. Ces feuilles sont donc grandes, du moins dans notre échantillon, car, dans ceux du Muséum, la largeur (4 à 5 ‘/") et surtout la longueur (7 ‘/" à 12.°/" 1/2) sont moindres. La nervure médiane est bien marquée ; les sillons longitudinaux sont très nets aussi.

Les nervures secondaires, assez curieuses, sont au nombre d'une vingtaine de chaque côté de la nervure principale ; fortement arquées, elles se réunissent toutes à une certaine distance des bords du limbe en une ligne assez régulièrement parallèle à ces bords. Un fin duvet de poils recouvre la face inférieure de ces feuilles, tandis que la face supérieure est glabre. Mais il faut préciser qu'en dessous les poils ne sont pas seulement localisés à la nervure principale et aux nervures secondaires, comme l'a écrit à tort Schumann. L'inflorescence est une panicule corymbiforme terminale de fleurs nombreuses et très condensées. Le pédoncule commun mesure 1 ‘/" 1/2 de long ; il est donc long, alors que chaque pédicelle floral n'a guère plus de 2 ”/". Tous deux sont, comme d'ailleurs les jeunes pousses, très tomenteux. L'involucre, assez piriforme et épais, de couleur rouille vu à see, porte 3 dents. Il est poilu en dedans comme en dehors, et sa surface externe est très ridée. Il mesure 6 ”/" de diamètre et 8 "/" de hauteur. Le calice, avec ses lrois sépales imbriqués, ne dépasse pas l'involuere. Ces trois pièces sont membraneuses ; la lame est beaucoup plus étroite (3 à 4 "/") que longue (8 "/"),.

La corolle a 5 pétales blancs, enroulés dans le bouton. Étalés à la floraison, ils sont obovales, atténués à la base

avec de fines nervures. Leur longueur (15 "/") est beaucoup plus grande que leur largeur (9 "/").

Le disque forme un anneau externe à l’androcée, de 5 "/" de diamètre et 3 "/" de hauteur. Il est finement denté, dans cette espèce. [Il donne insertion à un nombre variable d'étamines (24, 30 ou 36), qui sont aussi très légèrement fixées sur l'ovaire. Les filets, grêles et assez longs (14 "/"), sont terminés par des anthères globuleuses (2 "/" de diamètre), introrses, quoique renversées en dehors.

L'ovaire, qui est triloculaire, est entouré de poils soveux ; son diamètre (3 ”/") est moindre que sa hauteur (5 "/"). Il est surmonté d'un style, glabre dans sa moitié supérieure, qui est long (15 à 16 "/") et est terminé par un stigmate renflé. Ce style est creux et formé de 3 bandelettes longitudinales soudées, correspondant aux trois cloisons ovariennes.

Le fruit.n'a pas été vu.

Sarcochlæna multiflora var. latifolia

M. Hochreutiner ! a publié, en 1908, Ja diagnose latine de celte variété. Cette plante, qui aurait été recueillie en 1905 par Guillot dans le district de Vatomandry ne nous est pas connue. Elle pousserait en terrain sablonneux. Nous devons indiquer que le caractère donné par l'auteur, pour justifier sa détermination, n'est pas très particulier. Presque toutes les feuilles des Sarcochlæna que nous avons étudiées portent très nettement ces sillons qui parcourent la feuille jusqu'en

haut, avec tendance à former ‘un apiculum très obtus”. Quant à la grandeur des feuilles, elle ne peut être considérée comme un criterium pour la création d'espèces ou de variétés, et nous nous demandons, dans ces conditions, si la

création de cette variété est bien légitimée.

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