Xerochlamys diospyroidea Bak
La plante qui portait pour Baïllon ‘ le nom générique de Sarcochlæna diospyroidea fut trouvée, en 1876, par Grandidier * (n° 62). Ce n'est queen 1882 que Baker en fit aussi un Xerochlamys. Et cette modification est pleinement justifiée, comme on en trouve une raison dans la réserve de Baillon lui-même, qui indiquait, en la décrivant, la présence de 4 ovules dans chaque loge ovarienne. Il y a d’ailleurs d'autres caractères qui la rattachent, sans aucun doute, au genre Xerochlamys.
Cette espèce pousse au Centre de File, dans la région d'Ambatomenaloha. Baron l'a retrouvée plus tard au Sud-Ouest. C’est un arbre très rameux, mais à vieux rameaux glabres, tandis que les feuilles des jeunes rameaux assez denses sont tomenteuses. Celles-ci sont elliptiques et coriaces, à pétiole très court ; les fleurs sont solitaires et terminales, très rarement axillaires.
L'involucre sec. très poilu, en dehors comme en’, dedans, porté 7 à 10 dents triangulaires.
Le calice a 3 sépales enroulés et recouvrants, dans le bouton, de gauche à droite. Ils sont velus et plus longs que linvolucre. Les 5 pièces de la corolle, encore plus grandes, sont tournées de droite à gauche, c’est-à-dire en sens inverse des sépales. Le disque est haut ; il donne insertion, par sa face interne, à 39 étamines inégales, mais toutes relativement courtes et serrées. Les plus petites sont externes, les plus grandes internes. Elles entourent complètement un ovaire triloculaire, poilu surtout à sa base, surmonté d'un style assez long et terminé par une tête stigmatifère dilatée, trilobée.
Le fruit na pas été vu.
1: Bull. Soc. Lin. Parts loc. cit. T. I. 1886, n° 71, p. 565, ““Chlænacæ®: 2. Atlas de Grandidier (Plantes de Madagascar) pl. 100. 3. Compendium des plantes malgaches. Revue de Madagascar 1901, II 859.