Compendium des plantes malgaches, loc. eit. p
serrées terminales. L'involucre de l'échantillon type, au Muséum, a bien 6 dents, et la coupe est plus haute (5 "/") que large (3 "/" 1/2), comme le dit Baiïllon. Mais dans nos échantillons, nous avons compté 8 dents deltoïdes, très petites (1/2 ‘/" de haut et de large) ; et la hauteur de l'involucre est PAGE PRE de 4 "/" 1/2, avec un diamètre aussi réduit à 3 "/". Cependant nous sommes persuadés que cest bien aussi le L. multiflora que nous avons identifié. Ces différences sont négligeables, puisque les autres caractères concordent.
Le calice compte 3 sépales libres, oblongs, de 4 "/" 1/2 de longueur et 3 "/" de largeur. La lame est légèrement émarginée au sommet, velue surtout vers le bord supérieur. Ces sépales, qui, à la floraison, dépassent à peine linvolucre, sont tournés de droite à gauche, recouvrants. Dans le bouton, ils sont enroulés.
La corolle a 5 pièces libres, spatulées, beaucoup plus grandes que celles du calice, puisque leurs dimensions atteignent 9.*/ de long et.2:"/" de:larseur! Le pétales portent un onglet très net. ;
Le disque est annulaire, avec un diamètre très réduit (1 "/°3), pour sa hauteur (2 m/m),
L'androcée comprend 10 étamines, insérées à la face interne de ce disque, et réparties en deux verticilles ; les petites, externes, oppositipétales, ont 6 m/m de long ; les grandes, oppositisépales et intérieures, mesurent jusqu'à 7 m/m 1/2 de longueur. Les filets sont grêles, les anthères petites.
Le pistil a une longueur totale de 9 m/m, il est donc plutôt court ; l'ovaire triloculaire est très petit, à peu près de même hauteur (2 mu) que son diamètre (1 w/m 1/2). Il ya deux ovules par loge. Le style qui le surmonte a 6 m/m de long ; il est terminé par un stigmate capité à 3 lobes creux.
Le fruit, en forme de noix, est plus long (8 m/") que large (6 */"). Il est toujours accompagné de l'involucre, qui l'entoure avec le calice et les filets staminaux desséchés.
Il n'y a qu'une seule graine dans chaque loge ovarienne.
Baillon et Schumann ont donné des dessins des diverses
parties florales de cette espèce, comme nous l'avons indiqué au début de l'étude du genre.
M. Perrier a indiqué pour cet arbuste que, dans les bois secs, gneissiques, vers 300 mètres d'altitude, du Haut- Mananjaba, l'écorce se désagrège sur les pieds morts en
donnant une sorte de ‘* fibre ” très légère, subéreuse.