IV. — Genre Schizochlæna
Ce genre fut, comme le précédent, très anciennement établi par Dupetit Thouars ', qui en signala, dès 1807, trois espèces. Baker * y ajouta, après Baiïllon*, une espèce nouvelle. Et nous indiquerons, nous-même, dans ce paragraphe, une plante nouvelle.
Les descriptions des représentants déjà connus de ce genre sont très brèves, incomplètes et souvent contradictoires. Baïllon ‘, qui n’a d'ailleurs écrit que quelques lignes, indique que la fleur et le fruit sont très voisins de ceux des Sarcochlæna. Nous verrons qu'il y a cependant des différences très marquées.
Nous indiquerons d’abord, comme toujours, les caractères génériques. Ce sont des arbrisseaux, quelquefois des arbustes, rarement des lianes ou de grands arbres, tandis que les Sarcochlæna sont tous des arbres assez hauts. Les feuilles, entières et alternes, sont coriaces, glabres et stipulées, en général assez grandes, comme celles des Sarcochlæna. Elles en diffèrent nettement par leur nervation ; il n'y a plus de sillons longitudinaux parrallèles de chaque côté de la nervure principale.
Les fleurs sont par deux dans le même involucre, et c'est là un caractère principal du genre. Or on a vu que les Sarcochlæna ont un involucre toujours uniflore. Ces fleurs sont petites, blanches ou roses. L'involucre n'est bien visible qu'à la floraison. Il est formé d'un nombre très variable de bractées (2 à ©). Il n'est jamais fermé, et sa construction n'a rien de semblable à celle de l'involucre des Sarcochlæna ou des autres genres. Il s'accroît énormément après la floraison, et ses bords sont alors extrêmement découpés
Le calice a 3 sépales ; la corolle a 5 pétales tournés en sens