Schizochlæna rosea Thou
C'est la troisième espèce décrite, dans le genre, par Dupetit Thouars ‘, qui l'aurait rapportée, lui-même, de Madagascar. Il n'en indique pas l'origine exacte. Baron, dans son Compendium, ne donne non plus aucune indication d'habitat. Aucun échantillon de cette espèce ne se trouvait dans lherbier Perrier. Nous avons pu seulement examiner l'échantillon type du Muséum, qui est très ligneux, ne porte plus que de rares feuilles et n'a conservé aucune fleur.
Les feuilles sont obovales ou oblongues, à sommet arrondi ou parfois émarginé, à base, au contraire, angulaire ou atténuée. Elles sont de couleur vert-foncé, glabres et coriaces, plus foncées en dessus qu'en dessous, où elles sont d’ailleurs fréquemment rouges ou roses, vues à sec.
La nervure principale est bien marquée ; les nervures secondaires, obliques, se réunissent par deux en une seule ligne, à une petite distance des bords. Le pétiole est long (1 </ à 1 c/0 1/2) ; il porte de nombreuses stries annulaires.
Baillon * a donné des dessins des parties florales, et on peut en tirer les caractères ci-après, à défaut de fleurs pour l'étude.
Les inflorescences sont des panicules terminales.
L'involucre, biflore, est très ample et irrégulièrement lacinié après la floraison. Avant cette époque il est formé de petites bractées imbriquées, comme le montrent bien les dessins de Baillon.
Le calice a 3 sépales obovales, plus larges à la base(4"/"1/2) que longs (4 m/m), [ls sont enroulés dans le bouton, recouvrants de gauche à droite dans une fleur, de droite à gauche dans l’autre, pour le même involucre.
La corolle compte 9 pétales plus longs (9 "/n) que larges, et de couleur rose pâle.
Le disque est court, annulaire, très bas.
L'androcée groupe un nombre indéfini d'étamines, inégales
1. Hist. vég. Afr. austr., loc. cit. XIE. t. 2. 2. Hist. des plantes, loc. cit. IV, fig. 238, 239.
mais très courtes ; leur longueur totale varie en effet de 3 à 4 m/m 1/2.
Le pistil est long de 4 m/m 1/2 ; il dépasse donc peu les plus grandes étamines. L'ovaire, piriforme, très poilu, est plus haut (1 m/m 8) que large (1 m/m 2).
Le /ruil est une capsule tricoque, complètement enveloppée dans l'involucre excessivement accru et découpé sur ses bords. Il est accompagné des vestiges du calice desséché, d'une portion du style et de filets staminaux plus ou moins nombreux, également desséchés.
Cette capsule loculicide s'ouvre par trois fentes latérales et supérieures ; il y a de nombreuses graines.