‹ Annales du Muse colonial de MarseilleChapitre 273 sur 363 · V. — (renre Rhodochlæna · texte numérisé non relu

V. — (renre Rhodochlæna

Autrefois le Pandora de Noronh, ce genre est devenu, pour Dupetit Thouars', en 1806, le genre Rhodochlæna. C'est le deuxième du groupe des Chlænacées à 3 sépales et à involucre biflore.

Les plantes qui sont classées jusqu'alors dans ce genre sont des lianes ou des buissons, parlois des arbustes, et même aussi de très grands arbres.

Les feuilles sont entières, alternes, persistantes, souvent stipulées, avec un mucron très fréquemment assez marqué. Elles sont, de plus, longuement pétiolées, coriaces, et leur nervation est peu visible.

L'inflorescence, qui est terminale, présente deux fleurs dans le même involucre.

L'involucre,que Schumann *, après Baïllon, dit inexistant, est cependant présent, mais il est réduit à deux petites bractées squamiformes que Baillon a homologuées avec les pièces du calice. Elles ont le même aspect que les sépales; en effet, mais nous considérons qu'elles en sont indépendantes. Ces bractées ne s'accroissent pas après la floraison.

Le calice compte encore, d'après notre étude, 3 sépales et non 9, comme l'indiquent, à tort, Baïllon et Schumann, dans les conditions que nous avons indiquées ci-dessus. Baker admet qu'il y a 3 sépales et 2 bractées.

La corolle a 5 pétales, blancs, toujours libres, parfois très brillants.

Le disque, que Baïllon dit n'avoir pas vu dans le Ah. altivola, existe cependant dans les représentants de ce genre. Mais il est encore plus réduit que dans les genres Leptochlæna et Schizochlæna étudiés précédemment.

L'androcée est formé de 12 étamines ou un plus grand nombre. Celles-ci sont insérées, sans aucune disposition

1. Hist vég. rec. 1:-Afr:.austr- l6e: cit. 2. Engler et Pranlt. loc. cit. VI, 173, 174,

régulière, à la face interne du disque, très bas, réduit à un anneau. Les anthères, quadrangulaires, sont incombantes et souvent versatiles.

Le pistil comprend un ovaire toujours triloculaire. Schumann a indiqué, à tort, qu'il n'y a parfois que deux loges. Il y a, dans chacune de ces trois loges ovariennes, 4 ovules disposés sur 2 rangs, pendants et descendants.

Le /fruil est une capsule, accompagnée de l'involucre coriace, dont les deux bractées persistent, ainsi que les pièces du calice. La déhiscence du fruit se fait par 3 fentes, qui sont verticales sur toute la hauteur du fruit, mais paraissent s'ouvrir seulement à la face supérieure de la capsule.

Baillon ' compare ce fruit à celui des Ternstræmiacées, mais il ne faut pas oublier qu'il avait longtemps rangé, par erreur, dans cette famille, qui est voisine, mais cependant très différente, comme on le verra au chapitre spécial des affinités, des Chlænacées.

Au genre Rhodochlæna, qui comptait 4 espèces, Rh. altivola, Bakeriana, acutifolia, Humblotii, nous avons ajouté une espèce nouvelle le Rh. parviflora.

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