‹ Annales du Muse colonial de MarseilleChapitre 275 sur 363 · Prodromus, loc cit · texte numérisé non relu

Prodromus, loc cit

mun existent toujours des traces de l’involucre, formé de très petites bractées sessiles. C'est, d'ailleurs, ce caractère, intermédiaire aux Chlænacées et aux Ternstræmiacées, qui avait fait longtemps classer par les auteurs cette espèce dans cette dernière famille.

Le calice est formé de 3 sépales glabres, enroulés dans le bouton, recouvrants de gauche à droite. Ils s'ouvrent, à la floraison, en une coupe haute, obconique, que dépassent beaucoup les 5 pièces étalées de la corolle. Les 5 pétales, d'un beau blanc, sont spatulés et constituent une fleur très ornementale.

L'androcée, qui est insérée sur le disque, réduit à un très court bourrelet membraneux, compte un grand nombre d'étamines inégales. Les étamines externes et inférieures sont complètement introrses. Les anthères des étamines supérieures sont, en partie ou en totalité, réfléchies de façon à tourner toute ou une portion de leur face en dehors. Nous avons déjà constaté et signalé ce fait chez les Sarcochlæna et Schizochlæna. À cause aussi des filets soudés à la base en ce disque réduit que nous signalons, Baillon avait sans doute considéré lui-même, cette espèce comme une Ternstræmiacée.

Le pistil comprend un ovaire triloculaire, surmonté d'un style très long à tête stigmatifère capitée, peu renflée. Dans chaque loge ovarienne, on compte deux séries parallèles de 6 ovules.

Le fruit est une capsule globuleuse, triloculaire, induviée, que le calice desséché et accru (notamment plus long) accompagne. Cette capsule est libre, et, à son sommet, on voit nettement 3 sillons de déhiscence convergents. Dans chaque loge du fruit il y a 4 graines, tellement serrées les unes contre les autres qu'elles forment une masse conique. Cependant, sur cette sorte de tétrade, deux sillons cruciaux indiquent bien la séparation des 4 semences.

Cette espèce est figurée dans l'Atlas de Grandidier ".

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