‹ Annales du Muse colonial de MarseilleChapitre 280 sur 363 · Atlas des plantes de Madagascar, pl · texte numérisé non relu

Atlas des plantes de Madagascar, pl

o. — Rhodochlæna parviflora nov. sp.

Sarmentosa, foliis ellipticis, coriaceis, glabris, 1 ©/m 1/2 - 2 c/u 1/2 latis, 3 C/m 1/2 - 6 c/m longis, stipulatis. Paniculæ terminales vel axillares, bractéis coriacéis. Involucrum minutissimum ; sepalis 3, pilosis, obovatis, 3 M/m latis, 2 m/m longis ; petalis 5, roseis, 3 M/m latis, 5 m/m longis ; staminibus 30, brevibus ; stigmato fimbriato.

M. Perrier a récolté, en mars 1909, dans les bois secs et gréseux de Maromandia, dans le Nord-Ouest, cette espèce, qu'il avait antérieurement rencontrée en 1908, dans la presqu'île d'Ambato et dans la vallée du Sambirano. L'échantillon porte le n° 3024.

C'est un arbuste qui ne ressemble à aucun des Rhodochlæna précédemment décrits. L'écorce du vieux bois est glabre, très déprimée et soulevée en de nombreux endroits. Les jeunes rameaux, au contraire, sont très velus, surtout aux extrémités. Les poils qui les recouvrent sont mous, nombreux et couchés.

Les feuilles entières, alternes persistantes, sont ovales, elliptiques, à sommet aigu et à base assez arrondie. Le limbe est vert foncé, en dessus comme en dessous ; il est glabre et mesure 3 t/m 1/2 à 6 t/m de longueur et une largeur de 1 ‘/" 1/2 à 2 c/m 1/2. La nervure principale porte quelques poils, ainsi que le pétiole, qui est court (4 à 5 mm),

Il y a 2 stipules axillaires caduques. Les bords des feuilles sont très peu enroulés en dessous.

L'inflorescence est une panicule terminale de 3 à 5 fleurs extrêmement petites, rarement axillaire, comme le montre la planche X. Les rameaux florifères sont très velus, et lon rencontre sur le pédicelle, à égale distance de linvolucre et du nœud, 2 bractées très réduites, lancéolées, glabres et coriaces.

L'involucre, qui est extrêmement réduit, a la forme d’une coupe à peine dessinée, constituée par 2 bractées. Cette minuscule coupe involucrale ne mesure pas plus de 3 "/" de hauteur pour un diamètre de 2 m/", Elle protège deux fleurs très petites. M. Perrier indique que ces fleurs ont, sur la plante, une odeur très agréable.

Le calice a 3 sépales verts, obovales, à bords incurvés en dessous. Ils sont littéralement hérissés de poils courts et grisätres. La lame, qui mesure 2 n/"n de hauteur et une plus grande largeur à la base (3 "/"), est recouvrante de gauche à droite.

La corolle comprend 5 pétales roses à l’état frais, blancs à sec. Ils sont obovales et émarginés au sommet. La longueur de 5 ”/" dépasse la largeur (3 m/m) ; il y a un léger onglet.

Le disque existe, maïs est à peine marqué.

L'androcée est constitué par 20 étamines, à filets courts, (4 m/" 1/2 à 5 m/m) insérées au fond de l'ovaire: Les anthères, assez longues (1 "/"), sont blanches.

Le pistil est court. L'ovaire, plus large (2 m/m) que haut (1 m/m 1/2), porte 3 sillons longitudinaux correspondant aux loges ovariennes. Il y a 4 ovules dans chaque loge. Le style est court (2 n/" 1/2) et terminé par un stigmate fimbrié.

Nous n'avons pas vu le fruit.

Lorsqu'il a récolté cette plante, M. Perrier s'est demandé s'il n'avait pas à faire à une Bixacée, et il supposäit que les bractées involucrales si réduites pouvaient être assimilables aux glandes de certains Homalium. D'autre part, les stipules et les bractées foliaires la rapprochaient des Rosacées, mais l'arbuste avait le port et l'habitat des Chlænacées. Notre étude a tranché ces hypothèses.

La planche X ci-contre reproduit un rameau de cette espèce nouvelle.

Les cinq genres qui viennent d’être étudiés sont des Chlænacées à 3 sépales. Nous allons maintenant, comme nous l’avions annoncé, décrire dans la deuxième partie du Chapitre Il, les Chlænacées à 5 sépales.

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PI. X. — RHODOCHLÆNA PARVIFLORA nov. sp.

VI — Genre Xylochlæna

C'est le premier des deux genres de Chlænacées à 5 sépales. Baillon ‘ le créa, en 1886, pour un arbuste très ornemental de 2 à 5 mètres, le X. Richardi. Il l'appela d'abord Scleroolena, puis changea ce nom pour celui de Xyloolæna, afin qu'on ne püt faire confusion avec le genre de Cypéracées, Sclerolena. Maïs, comme l'écrit fort à propos Schumann *, il faut bien remarquer que Sclerolæna est une Chénopodiacée et que le vocable sclero, aussi bien que l'appellation xylo, sont aussi mal adaptés l’un que l’autre.

Aussi appellerons-nous ce genre Xylochlæna, conformément à ce que nous avons annoncé dans l'Introduction. Les deux représentants de ce genre ont d'ailleurs un involucre qui devient, après la fructification, extrêmement dur et ligneux, ce qui justifie bien ce nom générique.

La seule espèce connue avant notre étude était un arbuste de 2 à 5 mètres, mais nous décrirons une espèce nouvelle, qui est un bel arbre de 10 mètres.

Les feuilles sont grandes, alternes, persistantes, ovalesoblongues.

Les fleurs sont grandes aussi, en corymbes terminaux ou axillaires, ou groupées par deux dzns le même involucre.

L'involucre, en forme de coupe étalée et formé de 2 bractées, grossit beaucoup à la fructification et protège tantôt une, tantôt deux fleurs.

Le calice a 5 sépales ; les deux externes sont petits, charnus ; les 3 internes sont grands, recouvrants, tournés à gauche.

La corolle comprend 5 pétales, alternants avec les pièces du calice, inégaux. Ces pétales sont légèrement unis à la

1. Bull. Soc. Lin. Paris n° 52, 1884, p. 411. ‘* Les Xylolæna et la valeur de la famille des Chlénacées ”.

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