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Xerochlamys

Nous avons plus particulièrement étudié l'anatomie de ce genre, qui a été contesté par Baïllon, comme nous l'avons indiqué au Chapitre Premier. Et, ainsi que nous l’avions annoncé tout d'abord, c'est aussi parce que l'organographie interne a paru confirmer les différences morphologiques que nous avions constatées, que ce genre figure ici. Nous avons écrit, en effet, dès 1913, que ce genre Xerochlamys devait être nettement distinct du genre Sarcochlæna. Ceci est conforme à l'opinion de Baker ; mais, tandis que ce botaniste n'avait créé ce genre que sur des considérations d'ordre morpho-

logique, nous avons trouvé à cette distinction des raisons d'ordre anatomique.

Aucun auteur na donné jusqu'alors d'indication sur l'anatomie des Xerochlamys. Grèce aux nombreux échantillons que nous possédons, nous avons pu faire un grand nombre de coupes ; et leur examen (celui de la tige notamment) nous a amené à des conclusions intéressantes.

ibera 3 a5sises de fibres bois moelle collenchymateuse Scx. 2. — Coupe d'une tige de Xerochlamys

La cuticule est, dans la tige, presque aussi épaisse que chez les Sarcochlæna. Les cellules épidermiques sont également prolongées par des poils à membrane très cutinisée ; mais il y a déjà une différence nette dans l'écorce, qui est beaucoup moins épaisse (schéma 2). Les cellules à mucilage existent encore, mais en nombre plus réduit, et elles sont de dimensions moindres. On rencontre des mâcles d'oxalate de chaux, qui ne se trouvent pas ou sont peu nombreuses dans les Sarcochlæna. La même réduction est marquée dans les fibres du péricycle, qui sont groupées en ilôts beaucoup moins importants et moins nombreux, de telle sorte que l'anneau presque continu de fibres péricycliques des Sarcochlæna n'existe plus ici.

Par contre, les couches de fibres libériennes sont augmentées, et il y a presque toujours 3 à 4 assises. Le bois ne présente rien de particulier, si ce n'est que les vaisseaux sont à lumière plus étroite et à parois un peu plus minces que dans les Sarcochlæna. Quani à la moelle, presque tous ses éléments sont collenchymateux; les parois des cellules sont épaissies ; et les cellules à mucilage, plus rares, sont toujours très petites.

Dans les feuilles, on retrouve presque les mêmes dispositions que dans les Sarcochlæna.

De même il n'y a pas de différences dans les pédicelles fructifères. Quant aux poils, ceux des tiges et des feuilles ont aussi les plus grandes analogies avec ceux que l’on rencontre chez les Sarcochlænra. Mais il y a une particularité très nette dans les poils de linvolucre, caractère qui n’a jamais été signalé dans la famille des Chlænacées pour les espèces connues. Ce sont, en effet, des poils sétiformes, unicellulaires, siliceux. Leur cavité contient une sécrétion rougetre. Ces poils ont quelquelois un pied latéral, comme les poils des Malpighiacées ou des Sapotacées. Or, cette forme de poils est assez rare dans le règne végétal. On retrouve d'ailleurs les mêmes poils sur les sépales et il était particulièrement intéressant de les signaler ici.

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