LA FLORE SOLS LE VENT
nodyclion, Marsdenia, Lepladenia , Pentalropis , Sarcostemma, Cryptolepis , Mostuea, Stereospermum, Barleria, Aristolochia, Gloriosa , Boerhavia , Acarnpe, Orrnocarpum, Tamarindus, Triglochin *, sont répandus dans tous les pays tropicaux, ou tout au moins communs à l’Afrique et à l’Asie.
On voit, par cette énumération, que les types africains sont beaucoup plus nombreux dans la Flore sous le Vent que dans celle du Vent, et que, par contre, les types asiatiques y font presque défaut.
Sur les immenses territoires que recouvre cette flore, le climat n’est pas d’une uniformité constante. L'Extrême-Nord, le Nord-Ouest, et l’Ouest jusqu’à l'embouchure du Mangoky ont bien un climat très analogue, caractérisé par S mois de pluie et 7 mois de sécheresse presque absolue ; mais, à partir de Tuléar, la quantité d'eau tombée de novembre à avril diminue progressivement, en allant vers le Sud, pendant qu'augmente au contraire, très légèrement, l’humidité de la saison sèche et que diminue sa température.
La végétation change naturellement au fur et à mesure de ces changements progressifs et insensibles du climat. A mesure que les pluies diminuent, les arbres s’abaissent de hauteur ; et les formations xérophiles, d'abord localisées, comme dans le Centre, dans les endroits exceptionnellement secs, sur les rocailles ou les dunes de sable, s’étendent petit à petit et finissent par envahir la région tout entière. En même temps, la sécheresse un peu moindre de la saison fraîche rend moins absolu le repos de la végétation, malgré la température plus basse. On passe ainsi graduellement de la végétation ordinaire de YOuest à celle si curieuse du Sud-Ouest , les deux régions que nous distinguerons sur les territoires recouverts par la végétation à feuilles caduques.
Ces régions ont, par suite, des limites fort indécises et se pénètrent mutuellement. Dans la région méridionale, nous n’avons compris que les bas-bassins du Mandrere, du Mananbovo, du Menarandra, de la Linta et de l’Onilahy, avec une