‹ Annales historiques du Comté de Neuchâtel et Valangin depuis Jules-CésarChapitre 225 sur 264 · LIVRE II. 452 CHAPITRE XiV. — MARIB D^ORLÉAIfS · texte numérisé non relu

LIVRE II. 452 CHAPITRE XiV. — MARIB D^ORLÉAIfS

1707 réserve des étrangers qui y possédaient des fiefs, aucun noUe qui c?tte*^mîi2}n ne dût SCS tlUres de noblesse à la maison de Longuevilie. A*quiaition8*de Les ducs de LonguevilIc avaient acquis de leurs propres deniers deiamoisoDdeiit moiUé du comlé de Neuchâtel de Jacques de Savoie, duc de Ne- "^ ^' mours, la lolalité de la seigneurie de Valangin, celle de Colombier, ainsi qu'une partie de la seigneurie de Lignières, et enfin les biens d'église réunis au domaine sous le règne de la princesse Jeanne de Hoctkberg, tellement que sous la maison de Longuevilie les revenus de TEtat avaient dû augmenter de la mdtié. Domination Los habitants des comtés furent très heureux smu la dominatîM heureuse, j^ ^^^^ illustre maison. Les princes d'Orléans-LongueviUe coiilribuèrent beaucoup à Taugmentation da commerce, des richesses des bourgeois et du bien-être des sujets en général, en aftranchissant les conmmnautés et les particuliers de phiaieurs redevances onéreuses.

Libérautés de Madame la duchesse de Nemours possédait de grands biens; c'était '* Nemo*^/^ u"® des plus richcs héritières de France. Elle étaH fort généreuse et libérale; elle avait contribué à augmenter le fonds de la bourgeoisie de Valangm. Elle faisait environ 34,000 francs de pensions annuelles tant à Berne qu'à NeuehAlel. Elle donna entr'autres à chacun des juges des Trois-Etats ^i, en 1694, Tavinent mise en possession des comtés, cent éo^s Mânes 4^ pension, el même à quelques-uns jusques à cinq cents livres. Ces pensions avaient pour but, de la part de la princesse, non seulement d'ôlre soutenue contre les prétentions de M. le prince de Conti, mais aussi de procurer des appuis à son cousin le chevalier de Soissons, qu'elle souhaitait d'avoir pour successeur au comté. Prédiiecrïon de Le chevalier de Soissons était celui de ses parents pour lequel Nemou«Tour^ ^''^ avalt le plus d'affcction; elle n'avait que de l'indifférence pour le chevalier de les autrcs. La raisou de cette prédilection venait de ce que b prin- 8oi88ons. çgggg ^^^j^ gy j^ grands biens du père de ce chevaMer légitimé, et qu'elle estimait que sa reconnaissaaee devait rengager à pourvoir à son établissement* Sa haine contre La princcssc avait oouçu bcaucoup d'indignation contre les paries contistes. jj^^^^g j^ j| j^ prince dc Conti, qu'elle regardait comme gens qui voulaient lui enlever sa couronne. Aussi ne s'esl-on pas étonné, si elle fit ensorte qu'ils fussent en plusieurs occasions U-aités avec une grande rigueur.

8a réconcilia- Cependant se voyant âgée de passé 82 ans, efle désira, à la soltionavecie ijcitatiou de son confesseur, de se réconcilier avec son cousin, le

prince de Conti. '

prince de Conti. Dès le moment qu'il le sut, il se rendit auprès d'elle, où en piésence du confesseur la réconciliation se fit avec beaucoup de tendresse et de sinoévité. On croit méuie que si la

princesse s'étaii relevée de sa maladie, elle aurait été disposée à 1707 remettre les comtés au prince.

La duchesse de NenHmrs M embaumée le 22 juin à Paris , dans Eiie est emune égflise des Carmélites, rue St-Eustache. baumée.

La nouvelle de sa mm*t parvint à M. le gouverneur à Neuchfttel dans la nuit du 18 au 19 juin, de sorte que le courrier qui l'apporta fit le voyage de Paris à Neuchâtel en deux jours et demi.

Ses titres étalent: Marie d'Orléans, par la grâce de Dieu, prin- Titres deMad. cesse souveraine de Neufdiâtel et Valangin , duchesse de Nemours, *® Nemours. d'Estouteville et d'Aumale, comtesse de Dunois, Sl-Pol, Chaumont, Tancarville, Gournay, Dreux, etc. Elle était connue sous le nom de duchesse de Nemours, parce qu'elle avait épousé un prince de ce nom (V. les années 1657 et 1659). Nemours est une ville du gou- Duché de Nevemement de l'Ile de France, sur la rivière de l'Oise, avec élection "*°*^' et juridiction royale. Elle Tut érigée en duché par le roi Charles YI Tan 1404, en faveur de Charles H, roi de Navarre, comte d'Evreux, et fut remise depuis. Pan 1528, à Philippe de Savoie, duc de Nemours. Ce Philippe de Savoie a été évêque de Genève, père de Jacques de Savoie, duc de Nemours, lequel était cousin-germain de Léonor d'Orléans et de François d'Orléans, duc de Longueville, comte de Neuchâtel, et dont ces deux cousins ont eu l'héritage (V. l'an 1552). Jacques eut deux fils, Charles-Emanuel et Henri, duc de Nemours après la mort do son aîné. Henri eut trois fils, dont le cadet, archevêque de Rheims, quKta l'église pour être duc de Nemours, et, après avoir épousé Marie d'Orléans en 1657, il mourut sans enfants en 1659.

Dès qu'on eut appris à Neuchâtel la mort de la princesse, le con- Bésoiution du seil d'Etat prévoyant qu'il y aurai», par rapport à la succession, de p^'^^pporf ÎÎÏL grandes difficultés à surmonter, non seulement pour contenir les prétendants, partisans des divers prétendants, mais pour mettre en règle ceux d'entre les magistrats, officiers et autres qui auraient voix en chapitre, prit la résolution de faire prêter serment à tous :

1. De n'alîer boire et manger chez aucun des seigneurs prétendants qui se Serment imrendraient à Nenchfttel ou ailleurs. 2. De ne prendre ni recevoir des seigneurs P^* ^^^ ®*'*® prétendants aacnn présent ni quoi que ce tdty ni directement ni indirectement. ^^^

3. De 06 s'engager à aucoii d'eux par prdmeflse de récompense, quelque qu'elle fût.

Tous les corps et c^nmunautés prêtèrent le même serment; ce qui était fort propre pour prévenir les désordres et pour empêcher les juges et les peuples de se laisser corrompre. Tous ceux qui avaient l'ftme droite et qui souhaitaient passioimémeat que la justice se rendît avec exactitude, ap^ouvèrent ce sennent et désirèrent qu'il fût observé religieusenent.

On célébra un jour de jeûne dans tout le pays pour implorer la ^^^^J^^^

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