‹ AnnalesChapitre 11 sur 81 · CLA8SI. — BSPÈCE OVINE · texte numérisé non relu

CLA8SI. — BSPÈCE OVINE

\n Catégorie. — Races étrangères pures ou croisées. — Mâles

et femelles.

^ Catégorie. ^hdCGR françaises pures ou croisées. — Mâles

et femelles.

3b« classe. — BSPÈCI PORCWB.

C<Mgorie unique. — Races fhmçaises ou étrangères pures ou croisées. — Mâles et femelles.

4»» CLASSE. — ANDIAUX DE BASEB-Mim.

l^ Division. — lioehines^ instruments^ appareils et outik d'agriculture et d'horticulture.

i^ Catégorie. — Machines et instruments d'extérieur de ferme, provenant de Tarrondissement.

i'^* Catégorie. — Machines et instruments d'intérieur de ferme, provenant de Tarrondissement.

^aH^^Çorie* ---Machines et instruments [d'extérieur de ferme, hors région.

i^Caiégorie.—U^chmes et înstrumenU d'intérieur de fenne,

hors région.

b^Catégtnie. — Outils et instruments divers d'horticultnre et

de jardinage, sans distinction de iMt)venance.

3«« Division, — Produits agricoles.

Vins, bière, cidre, beurre, fromage, miel, céréales, graines, tubercules, racines et plantes fourragères.

4"» Division, — Horticulture.

Une exposition et un concours de tous les produits de rhorlicuUure seront également ouverts et annexés au concours agricole et ils pourront donner lieu à des récompenses.

•rdre ém J«iir de la ««■«• ém CeaUee ei 4« €%mommrm pf iaat la Jaaraée ém 4faaa»eke

A 8 heures du matin. -- Réception et classement des animaux, machines et instruments, produits agricoles et horticoles. — Montage des machines.

A 9 heures. — Essai des machines, instruments et appareils.

A 11 heures. — Opérations des sections du jury pour toutes les divisions du concours.

A 1 heure du soir. — Réunion du jury pour la répartition des récompenses dans les différentes divisions du concours.

A 4 heures. — Distribution solennelle et publique des récompenses dans la salle de la justice de paix de Rive-de-Gier.

A 5 heures. — Banquet dans la salle du conseil municipal de la mairie.

Le corps de musique de la ville de Rive-de-6ier prêtera son concours à cette solennité.

MspasMaBM ré^lcaieBtatre* ém Caaeaam*

Article premier. — Un comaiissaire général et des commissaires spéciaux seront désignés pour recevoir, classer et surveiller les animaux et produits divers destinés au concours du comice et pour veiller à la bonne et prompte exécution de ses diverses opérations.

Art. 2. — Toute déclaration de concours de\Ta, autant que

possible, être adressée avant le 1 1 mai à M. le Maire de Rive-de- Gier, qui centralisera ces déclarations et les remettra au commissaire général chargé de l'organisation du concours.

Art. 3. — Tout exposant devra à son arrivée se présenter au bureau du commissaire général, qui sera ouvert à la mairie, dès 6 heures du matin, et y renouveler sa déclaration. Le commissaire général l'enregistrera, donnera un numéro d'ordre à Texposant, et fera classer ses produits par un commissaire spécial.

Art. 4. — Les exposants devront laisser leurs animaux et leurs produits exposés jusqu'à 5 heures du soir au moins, et ceux-ci ne pourront être enlevés sans la permission de Tun des commissaires du concours.

Art. 5. — Des pancartes seront apposées sur les animaux et sar les produits primés dés que le jury aura terminé ses opératioDS définitives.

Art. 6. — Le. foin nécessaire à la nourriture des bestiaux pendant la durée du concours sera fourni gratuitement aux exposants par les soins de la ville de Rive-de-Gier.

Art. 7. — Les primes et médailles seront remises aux divers lauréats du concours, au moment même de la proclamation de leurs noms en séance publique et il leur sera également délivré un diplôme constatant la nature et le motif de la récompense décernée.

Art. 8. — Toutes contraventions, réclamations ou difficultés relatives aux présentes dispositions seront soumises au commissaire général du concours.

Saint-Etienne, le 23 avril 1861.

U Président de la Société, Président de la Commission directrice du Comice,

BBIAIVT.

U Secrétaire général de la Société, Secrétaire général du Comice,

P. D'iiiJii«ivir.

Vu et approuvé :

le Maire de JUvé-dé^iiêr ,

m. rETnv.

Vu et approuvé :

Le Préfet de la Loire,

RAPPORT

Agricoles à dé««nier en 1861 »

DANS LIS CAiNTONS Dl SAINT-ETIENNE SUD-EST ET NORD-BST, SAINT-HÊAND, SAINT-GHAMOND BT RIVB-DB-GIBR,

PrésetUéparm. Stéphane POINT etd'ÀLBIGNY.

Hbssikurs,

Les cantons de Saint-Cbainond, Saint-Héand et Saint-Etienne (sud est et nord-est), sont appelés à recevoir au mois de mai prochain les récompenses et les encouragements dont vous disposez pour l'exercice 1860-61. Quelques membres de votre Commission ont parcouru ces cantons, et leur impression générale a été que le progrès avait fait un pas sensible dans le travail des terres, le choix des assolements et la nature des cultures, principalement une plus large placée donnée aux fourrages artificiels tels que : luzerne, trèfles, betteraves; maïs, cet état d'amélioration qui commence et qui progressera, votre Société peut le regarder, pour une bonne part du moins, comme son œuvre. Mais'si vous avez le droit de vous enorgueillir de ce succès, il vous incombe aussi la tâche d'apporter à son dévelopement toute Factivité et toutes les ressources possibles.

Vous avez fait beaucoup, vous pouvez faire plus encore, et, avoir la possibilité de faire le bien c'est en avoir Tobligation.

Indépendamment des lauréats que votre Commission va vous signaler, elle croit devoir vous citer avec les plus grands éloges le bon exemple donné dans les cantons qu'elle a visités, par divers propriétaires, la plupart membre de votre Société, dont les noms suivent :

MM. Badte, à Saint-Etienne.

De B^lMiieu, à Saint Julien-en-Jarrét.

niicliel et Virlcel, à Izieux.

Cllii«t Jean-Baptiste, à Lavalla.

Tibller, à la FouiUouse.

Point aîDé, à Fonianès.

Saurel Martin, à Fontanès.

Les améliorations que ces propriétaires ne cessent d'introduire dans l'exploitation de leurs domaines sont utilisées par leurs voisms et produisent ainsi d'heureux résultats.

àmi 868 Yoisiiis profitent en Tintont; qu'il nous soit seulement .pennis d'ajouter que, levé le premier, couché le dernier, sa direction et SI surveillance sont diviséesentre ses domestiques et s'ils les rétribue bien il exige et obtient d'eux lèle et aptitude.

Comprenant, par exemple, l'importance du rôle du berger chargé de la nourriture et de l'entretien des bestiaux, il ne confie point, selon Tusage, ces fonctions à un enfant plus soucieux de jouer que de s'acquitter de son devoir; il charge de oe soin un honmie fait, intelligent, à qui il ne craint pas de donner un gage de 600 fr. outre la nourriture.

KÉOAUXS d'argent.

H. y^ ftsict Jean-Marie, propriétaire à la Sibertiére, commune de Yalfleury.

Nous trouverons en M. Pugnet Jean-Marie, un autre de ces cultivateurs intelligents qui contribuent à l'augmentation de la richesse agricole, parla pratique et l'exemple donné d'une meilleure culture augmentant les revenus du sol. Son domaine présente à l'oeil du visiteur l'exemple trop rare d'un ensemble de fonds, en parfait état, dont aucun n'accuse la négligence ; les récoltes qu'il produit sont réellement remarquables et excitent l'émulation des voisins.

M. Pugnet a compris l'avantage que présente le renouvellement des semences, aussi tous les deux ans, régulièrement, se procure-t-il au loin les grains les plus purs et qui réunissent le> meilleures conditions pour la reproduction tout à la fois de la quantité et de la qualité.

Q a introduit dans la localité des qualités de pommes de terre qui y étaient inconnues et qui ont déjà donnéjd'heureux résultats.

Gomme tout cultivateur intelligent il considère l'engrais comme la base de toute culture profitable, et sans se laisser décourager par quelques déceptions, il^ule l'engrais pulvérulent aux fumiers qu'il produit et à celui qu'il achète dans les villes vœsines.

MÉDAHXB d'argent.

M. J n —* Jean-André, propriétaire et cultivateur à Saint- Ghristot-oi-Jarrét.

SI

Son exploitation présente des cultures en bon état, de belles récolles de trèfle et de betteraves obtenues par l'emploi d'engrais abondant, M. Jacod a mis en valeur des terrains incultes d'une superflde d'environ quinze cents ares, et il a assaini parle drainage une ét3ndue assez conéidérable d'un sol marécageux.

H. fleure! Martin, propriétaire à Pontanés, exploite un domaine de 40 hectares pour Tamélioration duquel il n'a rieu épargné. H cultive les betteraves et rutabagas dans des proportions assez considérables ; et il a crée des prés sur des terrains, jadis complètement incultes ; il se distingue comme éleveur de chevaux.

MÉDAIIXB DB BROHIE ET PROIB DB 25 FRANCS.

H. ItaHialiie Pierre, cultivateur à Rossaint, commune de Saint-Ghristot-en-Jarrét, améliore notablement le domaine assez étendu qu'il exploite. Les fumures sont abondantes, ses prés d'un bon rendement, et son bétail en bon état.

MÉD\nj.E DE BRONZE ET PRIME DE 2S FRANCS.

M. F»y«lle Claude-Antoine, propriétaire cultivateur à Fonlanès, cultive un domaine de 40 hectares, dont il a aujourd'hui doublé le produit, il a fait des plantations d'arbres firuitiers d'une certaine importance.

MÉDAn.LE d'argent.

M. Touly Etienne, propriétaire au Creux, commune d'Izieux.

A un autre point de vue, M. Touly Etienne, mérite vos encouragements.

M. Touly a acheté en 1846 de MM. Laroche et Garand, moyennant le prix de 5,000 francs, divers immeubles, contenant environ 5 hectares, situés au lieu de Layat, près de la route de Lavalla, qu'il a revendus récemment 12,000 fr.

Cette énorme augmentation de valeur donnée en peu d'années à ce sol, ne provient d'aucune circonstance fortuite mais uniquement des travaux intelligents de M. Touly, qiu ont converti un terrain improductif, envahi par les ronces, coupés par des ravins, en prés et terres du meilleur rapport.

U possède en outre au Moulin du Combat, dans la partie qui s'étend en pente presque perpendiculaire entre la route et le

Gier, des terrains d'une étendue d'enriron 7 hectares, qu'il a acquis il y a peu d'années à Tétat inculte parsemés de rochers, et qu'il a transformé en prairies de bonne qualité, en luzemières fructueuses et en terres que Ton peut aujourd'hui labourer à une profondeur qui nécessite la force réunie de trois paires de vaches.

La poudre, le pic et les coins d'acier ont été successivement anployés pour conduire à ces résultats; d'énormes et nombreux rochers ont été extraits et conduits dans les ravins qui sillonnaient ce terrain et pour compléter le nivellement, M. Touly recouvrait ces pierres d'une couche de terre qu'on peut évaluer à la contenance de plus de 2,000 chars. Ce travail était à peine terminé qu'une espèce de trombe d'eau qui s'abat sur ces terrains inclinés entraîne la couche de terre si péniblement réunie; M. Touly, sans se décourager, a recommencé son travail et l'a terminé cette fois d'une manière solide et durable.

Le terrain étant une fois nivelé, miné, défoncé, M. Touly Ta comptante de pommiers et cerisiers, qui ont prospéré et commencent à donner de bonnes récoltes.

MÉOAiaE d'argent.

M. Tlteillardi Jacques, propriétaire à Ghavas, commune de Doizieu.

Dans les communes montagneuses du canton de St-Ghamond, la routine domine généralement, toutefois il y a quelques rares exceptions; nous avons à vous en citer une en la personne de Jacques Theillard, propriétaire à Ghavas, commune de Doizieu. Le maire de cette commune et M. le Guré de Saint-Just vous le signalent comme un homme simple, d'une probité exemplaire, animé des meilleurs sentiments de loyauté, de religion et de charité, comme l'un des plus dignes représentants de ces anciennes familles patriarchales dont on ne retrouve que de loin en loin les traces et qui au milieu des générations nouvelles ne seront bientôt plus qu'un souvenir.

Cultivateur plein d'intelligence, abandonnant l'ornière de la vieille routine, il a la satisfaction de trouver dans l'augmentation du revenu de ses terres la récompense d'une culture raisonnée, Aûidi, celte année, qui n'est cependant considérée que comme une année médiocre, sa récolte en seigle, seule céréale qui puisse sv* cultiver dans ces terrains légers et de peu de valeur, a donné

un rendemeiU de plus de onie pour un ; il avait ensemencé 42 d. d., il en a récolté 467. C'est le double de la moyenne dans cette localité. jp

HÉDAn^LE D'ABGENT.

M. ^«rely moulinier à la Terrasse, commune de Doizieu.

La commune de Doiûeu est certainement dans notre département Tune de celles qui présentent la plus grande superficie de terrains incultes ; aussi avons nous pensé que vos encouragemoDts ne devaient pas faire défaut aux trop rares propriétaires qui s'occupent de livrer à la culture ces terrains improductif^. C'est à ce titre que nous vous signalons M. Morel, moulinier à la Terrasse, commune de Doizieu. Cet honorable industriel a fait miner une étendue considérable de ces terrains où les cbèvres et de maigres brebis ne trouvaient qu'une nourriture insuffisante, et là où le genêt et la bruyère fleurissaient seuls on trouve des prairies et des champs de blé ; de nombreuses plantations d'arbres de toute nature embellissent ces champs naguère stériles et nus.

MÉDAïaK DE VERMEIL.

M. Brenler André, fermier à la Côte, commune de Saint- Etienne.

L'un des membres les plus assidus de la section d'agriculture nous a signalé comme méritant vos encouragements le nommé André Brenier, fermier de M. Ernest Neyron, maire de Saint- Chamond, demeurant à la Côte, commune de Saint- Etienne, canton sud-est.

Ce cultivateur a, en effet, depuis de longues années amélioré les fonds du domaine qui lui est confié, il y cultive avec succès, et sur une échelle proportionnée à leur étendue, le trèfle, la carotte et la betterave. Sans qu'il y ait rien de recherché dans la tenue de son bétail il est en bon état.

Brenier a servi sous Napoléon b^ ; libéré du service il est rentré dans la vie agricole et dans le domaine où il était né ; père de douze à quatorze enfants, dont dix ou onze sont encore vivants, il les a élevés dans le goût de la vie des champs, alors que l'entrainement pour la ville (dont il est cependant bien rapproché) était général dans cette localité comme partout; trois d'entr'eux sont aujourd'hui fermiers chez M. Ferdinand Neyron, à Méons,

Cet honnête père de famille est dans ses relations sociales d'une loyauté et d'une droiture qui lui ont concilié la considération et la confiance de tous ceux qui le connaissent. Toujours disposé à être utile et serviable envers tous, son obligeance et sa connaissance exceptionnelle en bestiaux sont fréquemment mises à contribution par ses voisins qui lui remetttent d'avance les fonds nécessaires pour leur acheter au jour où il le jugerait convenable le bétaU dont ils ont besoin. Il a connu la misère et ne s'est pas découragé; ne pouvant comme d'autres plus fortunés donner l'exemple des innovations qui profitent à tous, il n'en est pas moins un bon agriculteur, digne d'attirer votre attention.

MÉDàlUE DB BRONZE ET PRIMB DE 25 FRANCS.

M. J|A€%aeaM«4 Fleury, fermier de M. Ravel, au domaine des Pâlies.

M. Ctaraitetoup Michel, propriétaire au lieu de Nuii.

M. «lalllaniie Claude, fermier de M. Moulard, à la Salette.

IfENTION HONORABLE.

H. ViUemasiie Jean-Claude, fermier de M. Rêveur, au lieu de Parade.

El M. Smj Claude, fermier de M. Ravel, au domaine d'Orlu.

Ces cinq cultivateurs figurent incontestablement parmi les meilleurs de la commune de Saint-Héand, où l'agriculture améliorante fait des progrès sensibles que vous êtes heureux d'encourager.

Leur mérite comme la nature de leurs exploitations est à peu près le même : un travail assidu, intelligent, de fréquents achats de fumier à Saint-Etienne, Télève de quelques bestiaux, l'engraissement de porcs et bétes à cornes, un grand soin de leur bétail composé généralement de quinse à vingt bétes, indépendamment d'un troupeau de brebis de soixante à cent télés, la culture de plus en plus étendue de la betterave, du maïs et des trèfles, l'emploi plus généralisé de la charrue de fer, un grand soin de leurs prairies qui mieux entretenues nourrissent plus de bétail, voila en résumé les qualités que nous avons à vous signaler en ce qui concerne les cultivateurs que nous venons de nommer.

MÉDAILLE DE BRONZE ET PaiMB DE 25 FRANCS.

M. Claer^n Jean-Baptiste, domaine de Nantas, coramune de SaiDt-Héand.

M. Goatasiiy Jean Marie, domaine de la Fougère, commaneâ de Saint-Héand et de Sorbier.

M. Brun Louis, domaine de Lachaux, communes de Valbe- Qoîte et de Rocbelaillée.

L'administration des hospices cite à ses cinquante autres fermiers ces trois cultitateurs comme des modèles à imiter, et les modestes récompenses que vous leur décernerez seront un gage d'émulation pour tous.

En dehors des qualités communes à ces fermiers, le sieur Cizeron, activement secondé de son frère aîné, a fait disparaître pendant le cours de ses dentiers baux une certaine étendue des rochers qui couvrent une surface considérabU du domaine qui lui est confié; il a en outre drainé une superficie de 280 mètres et défriché une longueur linéaire de 300 mètres de tertres et autres parties incultes. Ce domaine compte une grande quantité d'arbres fruitiers et forestiers bien entretenus.

Circonstance assez rare, la famille Gizeron exploite le domaine de Nantas depuis environ cinq siècles. Dans le principe il appartenait à l'Hôtel-Dieu de Lyon, et le fermier payait une redevance de 40 francs en espèces et une valeur à peu près égale en nature ; le pnx de location en est aujourd'hui quinze fois plus élevé.

Les frères Gizeron entreprennent dans ce moment et à leurs frais d'amener, d'une montagne voisine aux bâtiments du domaine, les eaux qui leur font défaut; la rigole qui doit recueillir et conduire les eaux de plusieurs sources sera en partie creusée dans le rocher vif et aura un parcours de près de 200 mètres.

Goutany, dans l'exploitation du vaste domaine de la Fougère, est également aidé par son frère, Jean Goutagny, leur famille l'exploite ù titre de fermiers depuis environ cinquante ans.

Le domaine de Lachaux, <Jue Brun cultive avec intelligence, est assis sur les pentes rapides qui dominent au midi la rivière deForens. Pour rendre les abords de sa ferme plus praticables et faciliter le transport des engrais, ce jeune fermier a établi à ses frais un nouveau chemin de deux kilomètres de long qui par de nombreux contoiurs adoucit la pente.

MinoniB. — 1861. 5

MEimON TEÈS-HONOBABLE.

Smhmuimj Biaise, propriétaire à Fontanès, continue à améliorer son domaine; ses étables sont toujours bien tenues et les produits de sa laiterie sont remarquables..

La Société Impériale d'Agriculture de Saint-Etienne a décerné une médaille d'argent à ce cuitiyateur, en 1857, pour les motifs sus énoncés, et elle se plait a lui réitérer ses encouragements et à le signaler de nouveau par une mention trés-honorable.

MENTION TRÉS-HONOAABLB.

JF^MMMtt^ Christophe, propriétaire cultivateur, au lieu de la Roche, commune de Saini-Ghristot-en-Jarrét, âgé de 49 ans.

Ce propriétaire a, par de généreux sacritices bientôt imités de ses voisins, facilité l'ouverture, en 1844, d'une route d'un intérêt collectif très-important pour plusieurs communes voisines. Il a amélioré son domaine, fait des plantations, amené beaucoup d'engrais sur ses terres qu'il a débarassées des rochers qui en entravaient la culture sur plusieurs points. Ce propriétaire se sert de la charrue en fer dont il reconnaît tous les avantages sur l'araire malheureusement plus généralement employé. La Société sera heureuse de retrouver ce cultivateur dans la voie des améliorations agricoles et de lui décerner dans un nouveau concours une distinction plus élevée.

MEHTION TRÉS-HOKOBABLE.

Mieluird Jean-Louis, propriétaire cultivateur à Fontanès, possède un domaine de 20 hectares environ, qu'il a notablement amélioré par les engrais qu'il y apporte de Saint-Etienne, et par la création de prairies artiflcielles. Ce domaine lui donne aujourd'hui un produit double de celui qu'en retirait son père.

MENTION HONORABLE

dimnotler Jean-Baptiste, propriétaire et fermier dans la commune de Fontanès, a des bestiaux bien tenus et de choix, tire un très-bon parti de son domaine.

MENTION HONORABLE

MmàmmwMik^tte Pierre, propriétaire à Fontanès, possède

UD domaine d'environ 15 hectares, parfaitement cultivé; a fait de nombreuses semailles et a doublé le produit du domaine que 800 père lui a laissé.

SERVITEURS DE FERMES, pmm DE 50 FRANCS.

Rcy Jeanne, à la Gbabeury, canton d'Meux, née le 24 mars 1795, est rainée de deux sœurs qui ont, de bonne heure, quitté le toit paternel, l'une pour entrer en religion (elle fait encore partie des sœurs de Saint-Joseph d'Meux), l'autre pour se marier [elle est veuve aujourd'hui), et d'un frère qui s'est marié sans quitter ses parents, mais en prenant à son compte le fermage d'un domaine des hospices de Saint-Chamond, que le père et la mère Rey avaient fait valoir jusque là. Ceux-ci atteignant un âge avancé, de rudes travaux, une nourriture insuffisante, des infirmités les condamnaient à une cessation de travail d'autant plus pénible que leurs enfants ne se trouvaient pas en position de leur fourcir les soins et l'entretien que leur débilité aurait exigés.

Dès lors, Jeanne Rey commença la vie de dévouement qu'elle continue encore aujoL.rd'hui et sur laquelle nous sommes heureux d'appeler vos sympathies.

Sans autre encouragement que sa foi religieuse, sans autre iotérét que la satisfaction de son affection filiale , elle devint la garde malade, la nourrice, le soutien de ses vieux parents, tous ses moments leur appartenaient, elle s'oubliait pour ne penser qu'à eux.

Son frère en se mariant avait amené ce que dans la campagne on appelle une étrangère, ce n'en fut point pour elle, mais une soeur à laquelle elle ne marchanda ni son affection ni son aide.

Cette sœur, après avoir donné le jour à quatre fils, mourut en 1843 en les laissant tous en bas-âge ; mais la présence de Jeanne Rey la consola à ses derniers moments ; elle savait qu'elle laissait une seconde mère. L'étendue du dévouement suppléa à la fois à la santé que les soins et les veilles affaiblissaient et au surcroit de trayail que nécessitait l'entretien de quatre enfants ajouté à celui de ses père et mère que Tàge avait rendus plus enfonls que leurs petits-fils. Le père de ceux-ci put continuer le travail des champs, la sœur eut soin de l'intérieur et trouva encore le moyen de por-*

ter au omcbé leg denrée dont le pioduit entretenait la famille.

G^[Mndant la sénilité du père était ag^ayée d'une maladie ner. yeuse et cérébrale qui le rendait pénible au dernier point. Aucun raisonnement n'agissait sur lui, et sans le dévouement de Jeanne Rey, les mesures violentes aujaient pu seules avoir raison de son extravagance et du danger qui en était la conséquence. Rien ne découragea la fille dévouée, ni son iaolement, ni les dégouU inséparables d'un pareil état de décrépitude, ni les mauvais traitements que riosensibilitô paternelle lui infligeait souvent au moBsent même où ses soins étaient prodigués/Sans inégalité dans le caractère, sans brusquerie, sans amertume elle soigna ainsi 868 parents jusqu'à leur mort, arrivée pour Tun en 1850, à rage de 84 ans, et pour l'autre, en 1853, à l'âge plus avancé encore de 94 ans.

Les derniers devoirs rendus à ses parents, les enfants de son Ijrère arrivés à un âge où ils pouvaient aider leur père, Jeanne Rey, dont la santé, on le comprend trop, était ébranlée devait chercher un repos qui paraissait indispensable ; il n'en fut point ainsi : son frère avait convolé à de secondes noces, de nouveaux enfants étaient survenus au nombre de quatre; le dévouement de Jeanne Rey était encore utile, il continua. En donnant le jour àson cinquième enfant qui ne lui survécut pas, la seconde femme de Rey mourut. Quinze mois se sont écoulés depuis cette époque,et celte fille vertueuse continue de prodiguer à ses neveux, à ses enfants plutôt, les trésors de son affection, de son dévouement, et à son firère l'aide au moyen duquel il vml prospérer ses rudes labeurs, malgré l'adversité qui l'a frappé. « Deux providences veillent sur moi, nous disait-il dernièrement, celle de la-haut, et il montrait le del, et celle-ci, et il montrait sa sœur. >

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