RAPPORT SUR LES OUTILS
Par M. Enoemond RICHARD.
OntllA et Appareils d'Intërienr de ferme.
M. BajArd fils a exposé une collection de pelles de différentes formes, d'outils d'agriculture et de versoirs de charrue; la Gommission a reconnu la parfaite confeclion des pelles et des
oulils de H. Bajard, et demande pour Imune médaille de vermeil; elle appelle rattention des ouvriers sur la forme arrondie des pelles, cette forme donne à l'ouvrier qui s'en sert une plus grande facilité pour son travail et il exécute plus d'ouvrage avec moins de dépense de force.
M. Ratel, de Saulieu, a exposé une collection de petites enclumes pour battre les faulx, jusqu'à présent, dans nos pays, ce travail s'appelle enchaplage et se fait à la main avec un marteau de métal. M. Ratel a inventé et petit a petit il a perfectionné un marteau en acier fondu et trempé sur lequel l'ouvrier frappe avec \m marteau de bois et comme des coulisse à vis règlent exactement la position de la faulx sous le marteau d'acier, l'opération de Tencbaplage se fait avec beaucoup de rapidité et de précision. CSet outil étant vraiment avantageux à l'ouvrier faucheur, la Commission demande pour l'inventeur une médaille de bronse,
M. CalUet, cordier, a exposé des traits de charrue en chanvre peignée présentant une grande force de résistance et beaucoup de régularité dans les terrons, il mérite pour son intelligence «fie mention honorable,
La Ck)mmission regrette de n'avoir pas dans une exposition agricole à signaler les produits de la Compagnies des verreries de Rivede-Gier, qui méritent, à tous les égards, les plus grands éloges ; ils témoignent d'une perfection de fabrication et de bon goût qui est une des gloires de Rive-de-Gier.
RAPPORT
ûu Jury clmpsé de l'exanleit Aem Haftcplnes
Présenté par M« Eonemond Rigqard, rapporteur du jury.
La Commission des machines agricoles s'est réunie à dix heures et a donné les instructions nécessaires pour que les machines
de M. Balayaient traDsporiées dans la propriété de M. Petin, pour foDctionner d'ubord devant les membres de la Commission et ensuite devant le public.
A onze heures et deux minutes, la machine à faucher les prairies, attelée de deux chevaux, a commencé le travail ; elle a parcouru 107 mètres de longueur, elle a tourné à droite sur une longeur de 19 mètres et a fait son retour parallèlement au premier tracé, par un second tournant à droite de 17 mètres elle est revenu au point de départ. La surface fauchée a été de 1 mètre 15 centimètres de largeur et la longeur de 252 mètres. Les chevaux marchaient à la vitesse de 87 mètres par minute.
Quatre fois ils ont recommencé le même travail, qui alors a présenté pour les cinq passages une largeur de 5 mètres 60 centimètres qui,, multipliés par la longeur de 252 mètres à Fextôrieur et de 210 mètres à Fintérieur, donnent ime surface réelle de i 1 00 mètres carrés. L'expérience a duré 27 miuutes ; les chevaux ont été arrêtés plusieurs fois et les temps d'anôt réunis ont dépassé le temps du travail.
Ainsi, deux chevaux ne s'arrétant pas dans leur marche fauchent à la machine une surface de 1 ,000 mètres en dix ou douze minutes.
Le sol était détrempé par une pluie de trente heures, les pieds des chevaux entraient de quatre centimètres dans le sol, et la luzemière n'avait qu'un an de semis, la terre n'était pas encore recouverte par un gazon.
Il était évident pour tous les spectateurs qi e la machine travaillait dans les plus mauvaises conditions posbibles.
La machine à tourner Therbe fauchée a fonctionné immédiatement après ; mais le cheval était effrayé de se sentir tomber de la luzerne mouillée sur la croupe et deux hommes ne pouvant le retenir, un second cheval a remplacé le premier, mais ce second avait la marche trop rapide et l'herbe était lancée à plus de 4 mètres de hauteur. Cette machine a fonctionné tout le temps à la satisfaction générale.
Le râteau à rouler le foin ne pouvait, ce jour-là, que rouler de l'herbe mouillée et ses dents touchaient le sol détrempé par la pluie ; mais chacun a pu se rendre compte que sur une prairie ordinaire le foin sec serait parfaitement recueiUi.
La Commission, qui pense que les vallées étroites du canton de
Riye^e-Gier ne permettront jamais aux agriculteurs de se senrir de ces nouvelles machines, adresse de vife remer^iments à M. Francisque Balay pour avoir fait amener ces machines des plaines de la Loire dans la ville de Rive-de-Oier et lui décerne une médaiUe d'argent.
La commission retourne ensuite à l'Hôtel-de-Ville et fait marcher la locomobile de MM. Parent et Schaken, d'Oullins. Cette machine, admirable par là bonne disposition de son foyer et par l'équilibre de ses deux volanls, ne laisse rien à désirer par la disposition du cylindre et iu régulateur ; la Commission lui décerne une médaille d'argent.
La batteuse système Duvoir, présentée par M. Brunon, a commencé ses opérations. La locomobile donnait 240 coups de piston par minute ; son volant poulie étant de 90 centimètres de diamètres et la poulie de la batteuse de 20 centimètres ; la vitesse du tambour batteur était de 1080 tours. Les ventilateurs faisaient A80 tours par minute et les chasse-paille produisaient pendant le même temps 200 ondulations.
La Commission a remarqué uvec peine que le contre-batteur était trop rapproché du cylindre-batteur et que beaucoup de grains se trouvaient écrasés contre ce point d'arrêt. Elle n'ignore pas que toutes les fois que l'on veut battre en présentant la paille en travers et non en long, on a l'avantage de conserver la paille presque intacte. Mais il est bien plus difficile de dépiquer le grain en travers de l'épis qu'en long.
La batteuse Duvoir est très cmptoyée dans toutes les fermes des environs de Paris et la Commission décerne à M. Brunon une mention très honorable pour avoir fait connaître cet admirable outil au canton de Bive-de-Gier.
La batteuse de l'union Saint-Joseph a commencé son service à la vitesse de 140 coups de piston par minute, et cette vitesse est suffisante ; le volant porte couroie a 1 mètre 04 centimètres de diamètre, et la poulie du tambour-batteur n'a que 15 centimètres; le batteur faisait ainsi 1,070 tours par minute et le grain n'était aucunement endonunagé.
La Commission décerne à l'unanimité la médaille de vermeil à ceUe machine, et voici les conseils qu'elle croit devoir donner eu même temps :
Le cylindre batteur pourrait être pourvu des appareils nécessaires pour secouer la paille battue, faire tomber le grain et MÉMOIA». — 1861 s
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r^eètrU paîllfitroîi pas^aavaat et dans une poeitioih telle que rov ppuCTfdt de MHle ^ik ctergv left fotHObeflipour • la porter au paUto.;;l*«n0efflbleds.8e8idiq|nti(Hi8 permet la su^preafiSon de la^iQoitiiî.dea temnes de aeitnee; cette aseedatio» de propriétaires, pour posséder coUeclivemeot uoe mactaioe des pkB utiles à ri^dyHuN, a fait.l1iiiiiÉiMTitien delaCSonuoissioii, et c'est la priiicipale ^U6e, dç, liLisiédaiie de vermdl.
Is pfcsmt ea fer et en tèlc^ percé de petits trous, le tout monté sujf.uA chaniot tfès fecito.à. transporter d'une maison à Taulre, a porUi.rempUi:! un beBoiaquise faisait vivement sentir dans la petite culture ; en effet, le pelit propriétaire qui récolte sept à hui^ipiécesdA viiinesaifeoaHBent presser sa vendange, etnn pressoir qui pécesiterait uae ccmstruction lui coûterait un surplus de.l|000)fr« Avec, ce pressoir mobile^ la pressée, qui lui produit environ Utvis pièces» lui coAïey 4 fr. ; ainsi, il peut récolter sept ou buiti pièces pourAifr. delocationde pressoir.
La Qommissioiiestbeaieuse d'accorder une médaille d'argent à rinventeur.
Lesdeux belles visses de BfM. Brunon et G« ont ensuite passées sous les yeux'de la Commission ; elle a reconnu que Tidée de donner une coupe allongée à la partie supérieure du pas de visse augmentait d'une màniète considérable la force de résistance du métÎEl, démaniéi^à ce qu'une lige moins forte pouvait produire sansf briser 1^ même eflbrl de couipression qu'une tige bien plus forte à pas de visse carré.
ba Ck^àimiâsioii décerne une médaille de bronze à MM. Brunon et G*. •
Les lavoirs de ménage de M. Jouqon ont été constament perfectionnés par leur, inventeur ; et, dai^s Télat où ils ont figuré à re!éposition du Comice agricole de Rive-de-Gier, ils ont paru mériter une médaille de bronze.
La Gonmiission la lui décerne ^vec bonbeur.
Lq sieur B^on,,fen|[)ipr, est Tinventajr d'^ne; addition d'une valeur de 8 fr. aux cbarrues haMt^elle^ de sa f^nqne, et au moyeu de raddi(ion d'upe b^jrrq dç f^; transversale et d'une foiuichQ à trpis ÎN^ancbefi rçnyers^.àfa^suite dq soc, tout le gramenqui se trouve rencontré par la charrue est soulevé et emmené sur le sol. A^r^qiielgi^eS; jours d^^leil,.onleréuniten tas et on lebjçûlq,
La GommissioD, sachant que le fennier Damon est rinventeur de ce perfectionnement, lui décerne une médaille de bronze.
M. Valluy a produit deu& charrues : l'une telle, qu'il les vend depuis longtemps à un grand nombre de fermiers des environs, et l'autre ayant en sus le perfectionnement apporté par le fennier Damon.
La Commission lui décerne une mention honorable.