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BUREAU GÉNÉRAL

Président : H. Briant ^.

Vice-présidiiUs : BffM. Ninquerier, président de la section

d'agriculture.

N....y président de la section d'industrie.

Maurice y président de U section des

sciences.

Aubin, président de la section des arts et belles-lettres.

Secrétaire général : M. D'Alngnt.

Trésorier : M. Riiuud.

BUREAUX DBS SBGTIOIIS.

MM. NmQUERiBR, président.

Roche, vice-président.

Jagod, secrétaire.

rnmvnmn »i]niij«vBU.

MM. Briant, président.

Ialabert, vice-président.

Rousse, secrétaire.

«■<7n«ii »B« «cnotCMi.

MM. Maurice, président.

MiCHALowsKi, vice-président.

FouRNT-DuLTS, Secrétaire.

MM. Aubin, président.

TESTENomE-IiAFATETTE, vicc-président.

N..., secrétaire.

Trésorier adjoint : M. Bouzbrand.

Bibliothécaire : M. Chevalier.

Conservateur des collections : Mourguet-Robin.

PROCÈS-TERBAIX DES SÈAKGfô.

Séamce ém !• jMvter !••!•

Dqo8 cette séance ont eu lieu les élections des bureaux des dhrerses sections.

La section d'agriculture a élu :

Président, H. Ninquerier;

Vice-président, M. Roche;

Secrétaire, M. heoA.

La section d'industrie a élu :

Président M. Briant;

Vice-président, H. Jalabert.

Secrétaire, M. Rousse.

Lasection des sciences a élu :

Président, H. Maurice.

Vice-président, H. Nichalowski.

Secrétaire, M. Dulys.

BafiD, la section des arts et belles-lettres a élu :

Président, H. Aubm.

Vice^résident, M. Testenoire-LafiTette ;

Secrétaire, M* N....,

Mmm ém 18 têiriw 1S81.

$omuiRi. — Oomp t M' m dB» ta tfifan ém mcUcms. — AeMd'étaloas de la race bofiae. — Prooédé Baflly pour le traitemail des potunes de lene malades. ~ Comloec agrioolea de ranoodiaienienL «- Orynitiafioii de celui de Bourg-Argentd. — Correcpoodaiiee. — Lettre de M. le Prtfd, relalife à la questioii des cttgrali. — > Ledtote dt compte lendn des tnTaiix de la Sodëlé peedant l'amiée 1862, par M. d*AUiigiiy, secrétaire «MnL t agricole professé à 8aiit-€rlstô-ea-larrCt, par «. lacod.

La séance est ouYerte à 2 heures et demie sous la présidence de M. Briant.

Sont présents : HM. Briant, Aubin, Maurice, Ninquerier, d'Albigny, Bouierand, Ronchard-Siauve, Loir, Midmlowrid, Roche, Jacod, Durieu, Favarcq.

M. Ninquerier, Président de la section d'agriculture, rend sommairement compte de la séance tenue par sa section et dans laquelle on a discuté le mode à adopter pour la propagation des étsdons de choix de Fespèce bovine, et les dispoâtioDS'à prendre pour Torganisation du comice agricole de Boiirg-Argental. En ce qui concerne le premier objet, il fait connaître que la section d'agriculture a reconnu que le système des dépôts d'étdons dont le projet avait été primitivement agité, n'était pas {fraticable et qu'il était infiniment préférable d'adopter le système des «cquiaitions d'étalons et de reiYente a(ux enchéris dans les comices cantonaux. En conséquence la section a décidé qiféile ph>poflèrait à la Société de désigner une coomiission d'achat de taureaux des races spécialement destinées aux besoins de l'arrondissement, laquelle commission serait également chargée de la vente de ces reproducteurs, à des conditions qui auront pour but de favoriser l'amélioration des produits de l'espèce bovine dans l'arrondissement de Saint-Etienne.

M. Ninquerier fait également connaître qu'une commission d'enquête ayant été désignée au sein de la section d'agriculture pour procédera l'expérimentation du procédé de M. Baiily, pour la guérison de la maladie des pommes de terre, elle s'était réunie et avait reçue communication dudit procédé. Cette commissicm avait dû se procurer des tubercules malades et en avait demandé à H. le Président de la Société d'agriculture de Montbriaon.

M. le Président de la Société donne lecture d'une lettre qu'il

a reçue de M. Du Chevallard, président de ladite Société, qui fiadt ooDnattre qu'il lui est impc^sible de fournir aotudlement une quantité convenable de ces tubercules, la saison étant trop avan- Gée.

Abordant ensuite la question de l'organisation du comice agricole de Bourg-Àrgental, M. Ninquerier communique à la Société les mesures prises à ce sujet par les conseils municipaux de Booig-Argental et dePélussto, qui ont désigné des commissions duugées de s'occuper des dispositions à prendre pour la consti* totioo de ces comices.

A ce sujet M. Jacod fait connaître qu'il avait fait quelques démaicbes dans les cantons de Saint-Héand, pour parer à toutes éventualités dans le cas où le comice de Bourg-Argental n'aurait pas été organisé avec succès et où la Société aurait pu être obligée de modifier Tordre de son organisation projetée.

H. Jacod ajoute qu'il avait cru devoir prendre cette initiative d'après les doutes que M. d'Albigny lui avait manifestés sur Topportunilé du choix de Bourg-Âcgental, comme siège du comice en 1862, à raison de certaines cbrconstances, et qae dès lors il avait cherché à réunir d'avance des adhésions au comice cant(»mal de Saint-Héand.

M. d'Albigny fait observer à M. Jacod, que les prévisions qu'il lui avait communiquées à cet égard n'avaient rien d'olticiel et n'étaient fondées que sur des considérations qui depuis n'ont plus de raison d'être.

M. Jacod ajoute qu'il appréhende beaucoup que la tenue du concours régional agricole qui doit avoir lieu à Saint-Etienne en 1864, s'oppose à l'organisation du comice et du concours qui, d'après les statuts arrêtés par la Société, devait avoir lieu à la même époque pour les cantons de Saint-Héand et de Saint- Elienne.

H. le Président fait observer que cette coïncidence ne saurait être nécessairement préjudiciable à ladite organisation et que des dispositions pourront être prises pour que le canton de Saint- Héand reçoive quand même les bénéfices dont il doit jouir à cette époque par l'institution d'un comice et par la distribution des récompenses agricoles qui lui sont destinées suivant l'ordre arrêté par la Société.

M. le Président dépouille ensuite les publications adressées à la Société et les correspondances. Cette dernière contient uuo

iO

lettre de M. le Préfet ayaat pour objet de provoquer tous les renseignementg utiles sur la fabrication, la valeur, et l'emploi des engrais artificiels et naturels dans ce département, renseignements réclamés d'une façon pressante par S. Bxc le Ministre de l'agriculture et du commerce.

M. le Président fait connaître à la Société que la section d'agriculture a cni devoir décider Timpression et l'euvoi, au nom de la Société, à tous les maires et correspondants de Tarrondissement, d'une circulaire reproduisant les dispositions principales et essentielles du questionnaire du Ministre de ragriculturc.

Ensuite M. le Président invite M. d'Albigny à donner lecture du compte-rendu des travaux do la Société pendant Tannée

Après cette lecture M. Jacod donne communication à la Société du discours d'inauguration des instructions agricoles dont il a pris l'initiative dans la commune de Saint-Grist6t-en -Jarret et qui lui donnent jusqu'à présent toute satisfaction. M. Jacod fait suivre cette communication du programme sommaire et des divisions principales de cet enseignement agricole qui mérite tous les encouragementd de la Société.

La séance est levée à 4 heures et demie.

Séance ém • aimm IMl.

Coamnmication a été laite dans cette séance de la mort d'un «bre oomspoDdant, M. Manrice (lean.François), peintre à int-Giistophe-eû-Brionnais (Saône-et-Loire).

La leltre du docteur Maurice qui apporte cette regrettable non- ^,iaf(»iDe la Sodélô que son frère a laissé sur la peinture ^ile à laquelle il s'était surtout adonné depuis quelques an- ^, des notes assez étendues qu'il se proposait de communiquer tard à la Société. Dans le cas où ces notes, au jugement des urnes compétents, paraitraient présenter quelque intérêt, le l^nir Maurice s'empressera de les soumettre à l'appréciation ^hSodété.

Frmcèfl-Terbal de la séance du lO aTril 186S.

flomiAiJtK. — Coiip(«*raidi| dat IntaoK 4et wcHou. — fljcÉJM d*apMtare. — Proposition relatire k Tachât d'étalons de la race boTine. ~ Proeé4é coratif de la maladie defc pommes de terre de M. Bailly ; expériences et dii* coMioi à tel égnd. — Section des Kiences. — Des dtés lacostres de la Solne, par M* MichalowskL — Procédé de oonserration de la tiande. — Inflnenoe de l'époque de la coope des bois sor lear «onserfattoa. DlscussioB sur cette question. -. Congrès des délégués des Sodétés savantes. Noninstion de M. d'Albigny, délégué de la Société. ^ Concours régional de Moulins. Nomination de MM. de Saint-Genest et Roche, déléguas de la Société. — Proposition relatire à l'exposition de Londres. MiMion confiée â M. Jalsberl — Candidatures de MMt Jules Balay, de la Bertrandiève» député an Corpi législatif; de Martel, sous-inspecteur des eaux et forêts et DussaiçiSi^ar' mûrier. — - Suppression du Bulletin agricole de la Société et son remplacement par le journal Le Sud'Est,

La séance est ouverte à 2 heures 1/2, sous la présidence de H. Brianl.

Sont présents : MM. Briant, Ninquerier, Maurice, Rimaud, d'Âlbigny, Bouzerand, Rousse, Testenoire-Lafayette, EscofGer, Neyron-Desgranges, de Saint-Genest, Ronchard-Siauve, Perriollal, Favarcq, Durieu, Chevalier, Holslein, Avril, Pagnon, Boulet, Thiraùlt, Holtzer, Roche, Mourguet-Robin.

Le procés-verbal de la précédente séance est lu et adoplé.

M. Ninquerier, président de la section d'agriculture, donne lecture du procès-verbal de la séance tenue par cette section, et dans laquelle elle s'est occupée de Texamen du procédé proposé par M. Bailly, de Saint-Etienne, pour guérir les pommes de terre malades, et a reçu communication d'une lettre adressée à la Société par M. le Préfet de la Loire, relativement à une enquête ou verte par M. le Ministre de l'agriculture sur la valeur, la nature et l'emploi des engrais naturels et artificiels dans le département de la Loire.

La section a été également saisie de nouveau, par M. Roche, de l'examen du projet de dépôt d'étalons de l'espèce bovine, proposé à diverses reprises à la Société.

Il est résulté, de la discussion à laquelle a donné lieu cette question, que la section proposerait à la Société d'acheter trois étalons de l'espèce bovine, représentant le plus complètement les trois spécialités de cette espèce, et qui répondraient ainsi à tous

us

jp.te8QJB8 de l'agnadtme clais tuna^ÊimMi de SeUt-

I Ces^pcBsesuBnt:

{ Un lanreau de la nce d'Ayr;

Ua taureau de la laee ohindlaiie ;

Un taureau de la raœ de Satan.

U MCtkn a «uiuîle recûDitt iqpe le oiTVQ le pluB !|^ iJieUeaMptft propeser oes type» •nndt de Modre ces rei^toducfe^MixeDehàres àroooaaieaâu Qomioe agkiloèleeaûtoiialetdu GoQcoDn qui doivenl avoir Ueu à Bouig-^Aiseutal dans le ttbis'^e m VnWSàt et la ftéoeeélé d'knpoier owHdneB couditious aux loqnéreoin de ces étalûQ8.<»it été itcoo&iHB pir la seetion, et elle pUââé que, d'un o6té, elle aV^coiipenll de rechercher ri la 80- •6ié poormlt troiiTer des èUloDs à acheter dm les prindpaux DeretuB du départemeot, et id'sft autre côté, queUes seraient les ^Doditioiisifii'il cou^riendrait d'imposer aoi acheteitfs de ceëéta-

M. Niafuerier fait oooaaitre, nrialitemeot au premier t^rint, Ail I éorit k M. Thévenon, éleveii^ deU'arroudisseme^t de Noninison, pour lui demander s'il avait quelque taolieau de la t^ce ItaroUaise disponible, et que K. Thét«ion M a répondu négali-

WBffOL

M. Briant ayant M, de soq côté, la même deosande à M. Franttqiie Balay, cet éloTeur lui aurait ibit connaître qu'il possédait ^quelques beaux types de la raoe d'ityr^ ÉBSis que le prix en pit Unyours fort élevé et qu'il y avak Heu de penser que la fodété ne vaudrait pas Taboider.

, La Société a dft dë8rl(»& penser naSprdlemeut à l'occasion tréà. fffîinUe que luiofibait le Concours régional agricole de Moulna, liilarace d'Ayr et la race charoUaise devaient être très-bien re*liésentées.

, M. le b^KHi de Sainl-Genest émet l'opinion qu'en effet Tooca^ bon est des meilleures ; mais que, en ce qui touche l'opportunité |b Bioment où ces achals devront être faits, il peme qu'il y aura f?antage à attendre l'issue du Gcoicours de Moulins, au moins en X qui concerne les animaux de la race d'Âyr ; car, ^vant lafm du foDcoors, les exposants seront très portés à t^ur le prix de leurs poduits très-élevé, dans Tinc^tinide ou plutôt dans l'espoir où |fi sm)nt de voir ces produits primés par le Jury.

Quant aux reproducteurs de la race charollaise^ M. de Sainte

Geoesl lûoiitefa'il aaii liés-iMdle defuve on boR oboU au Concours de Moulins.

En passant à Tordre du jour, M. le PrMdent fait r^narqner qu'il 7 aura lieu de rerenir sur oette question et de fixer définitivement le mode et les conditions ^tes adiats à flaire, oonfiwmément à la décision de la Sàdété.

U innte M. Ninqomer à Irire oonnalM à la Société ce quia été ûiit par la CoouniÉiion diaigée d'expérbnenter le procédé curatif de M. BaUly, afin de fixer l'élat de cette question, qui a un intérêt perljculter et dont Fexamen est argent.

M. Ninqueriw répond que la ccNEumitsion s'est réunie le samedi 1 5 mars, à neuf beures du matin , pour procéder à la mise en œuvre du procédé BaiUy sur une quantité asses Mtable de tubercules malades, fournis par M. Bailly lui-même, etqu'dle s'est ajoarqée au limdi suivant, 17 mars, pour constater les résultats de l'expérienoe. Les lubeicules traités sont placés sous les yeux de rassemblée et chacun peut se rendre compte de l'état pbysiqoe actuel des tubercules, sur lesquels on observe de nombreuses dcatrices à l'extérieur et des taches brunes sous l'épidenne d'ooe étendue et d'une profondeur variables.

Une discussion s'engage mi siqet des causes et des effets de la maladie des pommes de terre, et sur le pdnt de savoir si, comme le prétend M. Baâly, les d^ressions ou cicatrices qui se produisent à la surface de la pomme de terre après ce traitement indiquent bien le point malade et une sorte de cautérisation de ces points, ou si ces effets sont simplement dus à l'action de la duleur sur la pulpe de la pomme de terre et principalement sur la substance amylacée, ainsi que le suppose M. Thirault.

M. de Saint-Genest est d'avis qu'(»i ne doit pas se préoccuper outre mesure de la maladie des pommes de terre, qu'il regarde comme à son déclin, et qui, à l'instar de toutes ces sortes d'épdémies végétales, n'a qu'un temps et doit cesser naturellement.

IL Briant fait observer à M. de Saint-Genest que les expériences poursuivies par la commission dont il vient d'être parlé ne sont pas le fait de son initiative; mais que la Société de même que le Conseil d'hygiène ayant été saisis, par M. le Préfet, de l'examen d'un procédé sur lequel M. Bailly, son auteur, stppà^ depuis longtemps l'attention de l'administration, il est nécessaire de répondre, par un rapport motivé ensuite d'expériences, ««^ demandes que fait Tadministration.

Un membre émet Topinion que les remëdea extérieurs ne sauluent a^cîr vm wcàm sérieuse surta nttladie de la pomme de terre, que Ton doit, selon lui, attribua aux moyens vieieux employés pour la reproduction de la pomme de terre; car on est arrivé, dans beaucoup de localités, à n'employer qu'un oui et pour ainsi direTépiderme du tubercule comme semence.

M. le docteur Maurice répMque que la culture de la pomme de lecte, tdle qa'elto se pratique ai^jourd'hoi, étant déjà fort anriflUDe, ne peut avràr détiermiDé mm midadie tonte moderne, dont il nfest fiût mention nulle part à une autre époque, tamdis que l'on trouve dis observations d^ft anciennes au sujet de la maladie de la vigne.

H. Mauîcs ajoute que le traitement curatif , par le soufre, proposé par H. Bailly, lui parait des plus rationnels, car il a été appliqué avec succès à la vigne, dont la maladie semble avoir de nom- Iffeuses et lirappantes analogies avec celle de la penraie de terre.

Dest, en conséquence, d'avis que la Société doit s'éclairer le plus complètement possdMe sur les effets du procédé Bailly, et poursuivre avec soin les expériences entreprises par sa conunis- 8iQn«

H. Briant sqq^rouve entièrement la manière de voir de M. Maurice, et invite la commission à examiner consciencieusement la question et à Dure connaître, le plus tôt qu'elle pourra, les conchisionB pUnou moins complètes qu'elle pourra successivemeut formuler au fur et à mesure des expériences.

M. deSaint-Oenest, reprenaut l'examen des conséquences du procédé BaiUy, demande si ce tnâtemenl ne détruit pas complètement les facultés germinatives du tubercule.

n lui est répondu que M. BaiUy assure que non, et que des expériences (laites dans ce sens paraissent démontrer en effet que les germes ne sont pas détruits.

Admettant un iostant la bonté du procédé Bailly pour la cicatrisation des portions malades du tubercule, et pour Tenrayement de la maladie, M. de Saint-Geûest émet l'opinion que ce remède oe saurait avoir de valeur, dans tous les cas, qu'au point de vue de la reproduction des tubercules guéris ; mais qu'au point de vue delà consommation il serait sans valeur, attendu que s'il prend peur exemple les tubercules traités qu'il a entre les mains, il reste convaincu qu'ils ne pourraient jamais être livrés sans danger à la consommation de l'bomme et même des animaux.

M. Mauiioa peDM^au embiire, qu'après ce (nUenait.nitiime ettesaBimaiapeaiaU inaiigerleBiiibercaleBaaittiQOODTenieiit comme eaiiB T^Nigiiaiioe.

M. de SainV^taMit persiste dans Km <9inioii.

M. le Présidenl résume la question eloondiU àoecpuelaconndsrion chargée deTezameQ du prodédé Bailly présârtesav retard un premier rapport sur ces disenratknis, queHes quWks «start, attqueUes ont pu domer lieu les premièreB eipéiitsws.

n est, de ptns, contenu que des tubercules traités senmt mit à la dispositioD de tontes les personnes qui déoreraitnt contribuer à éclairer la conmiission sur lese&èts du procédé BaiUj, H ^ ces personnes seront invitées à fure des expériences ocnuparatives sur la valeur de ces tubercules aupoîntdeTuederensenMDcemenl et de faire connaître le résultat de leurs essais.

Husieurs membres promettent de concourir à cette enquête prathpie et d'emporter des édiantillonsà cet effet.

L'dtdre du iour étant épuM sur ce point, M. Maurice donne lecture du procèe-veriwl de la séance tenue le 27 mars par la sectiou des Sciences, et dans laquelle M. Bfichalowski a rendu compte, dans une note fort intéressante eHe^néme, d'un.artîde publié dans la JRevue du Deux-Mandes, par M. Blysée Reclus, sur les CiiéB Lacustres d€ la Suisse (15 février 1862).

La sections décidé que ce amiptenrendu serait communiqué à la Société dans la séance de ce jour.

Dans la même séance, M. Iburice, conformém^it à son habitude, a rendu compte à la section des articles scioitifiques les plus intéressants publiés par le Cosmos. U a appdé l'attention de la section sur une note relative k un procédé nouveau de conservation des viandes par l'infiltraticm d'eau saturée de sel marin, additionnée d'aromates et de condim^ts, qui parait donner d'excellents résultats, et sur une autre note extraite de la Réforme agricole^ tendant à établir, par une série de faits et d'observations que les bois coupés en décembre surpassent de beaucoup en dureté, compacité et résistance à la pourriture, les bois coupés à une époque postérieure, que ceux coupés en janvier valent mieux que ceux coupés en février et ainsi de suite.

La lecture du procés-verbal de la section des Sciences étant achevé, M. Micbalowski est invité à donner lecture de sa notecompte-rendu sur les cités Lacustres de la Suisse.

L'assemblée accueille avec un vif intérêt cette communication,

et la notice de M. Micbalowski est renvoyée à la commiBsion de publications, pour être insérée dans les Anfudes.

M. le Président, rappelant les observations contenues dans la oote du Cosmos j que H. Maurice a communiqué à la section des Sciences, et relative à l'influence de certaines époques sur la coopedes bois, demande si des membres de la Société ont connaissance de faits pouvant venir à l'appui de ces observations ou les infirmer.

M. de SaîntrGenest répond que ces observations sont vraies et qu'il a pu les vérifier lui-même; que s'il est d'usage, dans nos localités, de couper les bois de sapin au mois de mai, 4 la sève montante, c'est uniquement afin d'opérer facilement Técorçage des arbres; mais que le bois a réellement une durée et une densité bien plus grandes quand il est coupé en déceml^re.

Ces conununications conduisent M. Testenoire-Lafayette à demander à M. de Saint-Genest si la lune aurait, à son avis, une influence quelconque sur la conservation des bois coupés dans telle ou teDe phase, ou si cette influence n'est réellement qu'un préjugé vulgaire.

M. de St-6enest répond qu'llayait cru également qu'on devait considérer cette iufluence comme un préjugé ; mais qu'ayant voulu s'assurer par lui même de ce qu'il pouvait y avoir de fondé dans ce^ croyance pçpulaire, il ayait fait une coupe de bois à la lune descendant^, et que cette coupe avait été complètement piquée, tznàff que d'autres, faites) en lune ascendante, suivant Tusage, s'étai^t bien conservées.

H. de Saint-Genest ajoute qu'il a remarqué que les bois résineux wsf^ en 2^)ût noircissent.

11. le président remercie H. de Saint-Genest de ces intéressantes cppununications, et il invite les membres de la Société à reci^Hpr les diverses observations qui pourraient concourir à établir d'une façon sérieuse l'influence des lunaisons sur la coupe

)1 fait ensuite connaître que diverses propositions ont été examiné^ par le Cpuseil d'administration de la Société dans ime récente réunion, et qu'il les soumet à l'approbation de la Socitéé.

Le Conseil d'administration propose :

1» D^ déléguer V- .d'^'^Q^T? isecrétairç général, au (Congrès des

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délégués des sociétés savantes, qui doit s'ouvrir à Paris le 22 avri^

M. d'Àlbigny est chargé de représenter la Société à cette importante réunion et d'en rapporter toutes les observations utiles.

2» De déléguer deux membres au Concours régional agricole qui doit avoir lieu à Moulins du 3 au 11 mai, avec mission d'y faire l'acquisition des étalons que la Société doit mettre aux enchères à Bourg-Ârgental, et en même temps de rendre compte de l'aspect de ce Concours.

La Société, consultée sur ces deux propositions, délègue M. d'Âlbigny au Congrès des sociétés savantes de Paris, et prie MM. de Saint-Genest et Roche d'aocepter la mission de se rendre au Concours régional de Moulins, ce que ces deux membres veulent bien faire, en priant toutefois la Société de fixer les termes de leur mandat, ce qui sera fait par le Conseil d'administration.

La Société discute ensuite l'époque à laquelle il convient de fixer l'inauguration du Comice cantonal de Bourg-Ârgental et du Concours agricole. Sur les diverses observations présentées par M. d'Albigny et par quelques membres, cette époque est Oxée au dimanche 25 mai, et il est décidé que le lundi 26 mai, sera éga* lement consacré au Concours agricole.

M. Avril propose de faire dresser par chaque section un programme de questions qui devront servir de base aux études et aux observatiens des membres de la Société et des antres personnes de Saint-Etienne qui ont l'intention de se rendre à l'Exposition universelle de Londres.

Cette proposition est prise en considération, et la Société décide que les sections devront être convoquées dans le courant du mois de mai pour s'occuper d'étabUr le programme des renseignements que chacune d'elles pourra juger utiles de faire recueillir à l'Exposition de Londres.

M. le Président fait connaître que M. Jalabert a demandé une mission de la Société à la même Exposition, en ce qui touche Tarquebuserie, et qu'il y a lieu d'accepter cette obligeante proposition. La Société donne son entière adhésion à cette demande.

H. le Président donne ensuite connaissance des propositions suivantes de candidatures :

Le Bureau présente la candidature de M. Balay de la Bertran--

dière, d^té au Corps législatif, au titre de membre titulaire.

MM. d'Àlbigny et Briaut proposent au môme titre la candidature de M. Gh. de Martel, sous-inspecteur des eau|L et forêts en résidence à Saint-Btienne.

Bt enfin KM. PerrioUat etBilant présentent celle de M. Dussaigne, armurier à Saint-Etienne.

n sera procédé au vote sur ces candidatures dans la prochaine réunion.

H. le Président donne également communication à la Société d'une décision prise par le Conseil d'administration pour la suppression du Bulletin agricole, publié depuis deux ans par la Société, et qui sera désormais remplacé par l'envoi gratuit qui sera ùïiàn Journal le Sud-Est aux membres de la Société, aux maires des conununes de l'arrondissement de Sl-Ëtienne et aux membres des divers Comices de Farrondissement dont la cotisation de S fr. sera payée annuellement.

M. le Président fait ressortir les différents avantages offerts par cette nouvelle combinaison.

Une distribution de semences est faite aux membres présents à la fin de la séance, qui est levée à 5 heures.

Procès-Tertel de la séance ûu 22 mai 1962.

SoMMAUi. — Uttrt de M. de Penigny, président éiMmMir de la Soàélé. — Oip Wi ifl qri do toniteet 4a ooaooiin «gricole de Boorg-Arienltl, — Germinatkm des pomnies de terre malades traitées par le procédé BaiDy. . ^pt^ lur le ooogrès des déléfoés des Sociétés seyantes réanies à Paris, le Tl aVrii 1802. -1- CoropWenâa do concours régional de Moulins, MM. todie et de Saint-Gcnest. — Cahier des charges poar la Tente de tanresox. — ètatoas. -^EMlnur de MM. Balay, de la Bertrawlièn, ^ Martel ^ Diisiai. gHf. <^;fandidaliiriBS de ^M. Ch. de RocheUillée. Perret» Delpy, Comte ia|lp-d'àrr6s. -- M. Point, Stéphane est inscHt comme correspondant.— bnVra^e d'agriculture primaire de M. Hallei-d'Àrros. — llomlnat on d'une ÔrmittiMbn pbnr son euroen. — ProposltioB nktàn k la flurtloD du siège duciMlceeldaoODCOorsacrioolede 1863. — DistributioB de semevoss de

U sësûce eët ouverte à 2 heures 1/2, sous la présideuce de M. Briant.

Solil l^lréëeiltt : MM. Brîant, Maurice, Aubin, l^nquerfer, d'Albigny, Rimaud, Bouzerancl, Mourguet-ltobiu, Vier, Ife^i'on-Bes- ^ng(^i bai^bti diâ Saitit^Senèst, Maussier, Ronchard, Perriollal, Jacod, Roche, Holtzer, Foiut J^.-M., Michalowski, Durien, Favarcq.

Le procès-verbal de la précédente séance est lu et adopté. M. le Président procède au dépouillement de la correspondance reçue et donne lecture d'une lettre qui lui a été adressée par M. le comte de Persigny, en réponse à la lettre par laquelle la Société faisait connaître à Son Excellence que le titre de Président d 'honneur lui avait été décerné à Tunanimilé, dans la séance du 6 septembre 1860, et que c'était par suite de la perte de la première lettre que Son Excellence n'en avait pas été avisée plus tôt, circonstance que la Société avait, du reste, ignorée jusqu'à ces derniers temps.

La réponse de M. le comte de Persigny est ainsi conçue :

« Monsieur le Président, « J'ai recula lettre que vous m'avez écrite le 19 avril dernier, pour me faire connaître que, dans sa séance du 6 septembre 1860, la Société d'agriculture de la Loire, sur la proposition de son Bureau, m'a décerné à l'unanimité le titre de Président d'honneur.

« Cette nomination m'a vivement touchée, et je l'accepte avec reconnaissance, parce que j'y ai vu non pas seulement un titre très-

flatteur, mais Texpresaion des plus sincères sympathies de mes

mpairiotes. Veuillez, Monsieur le Président, vous faire Vinlerprète de mes meillours sentiments auprès de tous les meml;uresde ia Société d'agriculture de la Loire, et les assurer que j*ai toujoui^s porté le plus vif inlôrôt à sa prospérité.

« Je m'estimerai aussi très-heureux, lorsqu'il me sera possible de partager ses travaux

« Agréez, Monsieur le Président, avec mes remerciments personnels, l'assurance de ma haute considération et de mes sentiments affectueux et dévoués.

« Le Ministre de l'intérieur^ t F. DE Persigny.

• Paris, le 14 mai 1862. •

Passant à Tordre du jour, M. d'Albigny donne en quelques mots (les renseignements généraux sur l'organisation du Comice et du Concours agricole de Bourg-Argental et sur les préparatifs qui doivent assurer le succès de la solennité du 25 et du 26 mai.

M. de Saint-Genest demande s'il est nécessaire, ainsi que semble l'exiger le programme, que les déclarations des exposants pour le Concours de Bourg-Argental soient laites rigoureusement dans le délai fixé.

11 est répondu à M. de Saint-Genest que s'il est nécessaire de déterminer, par ordre, un délai pour ces déclarations, il est néanmoins admis dans la pratique que les produits des exposants sont admis, sur leur présentation, à Touverture du Concours^ afin de ne point écarter des exposants qui, par des causes diverses, n'auraient pu remplir exactement ces prescriptions réglementaires.

Le procès-verbal de la précédente séance ayant mentionné la remise de tubercules de pommes de terre malades, traitées par le procédé Bailly, remise faite à M. de Saint-Genest en vue, d'expériences , ce dernier croit devoir faire connaître que quelques échantillons de ces tubercules mis en terre ont germé.

Quelques autres membres saisissent cette occasion pour faire connaître également que des essais semblables faits par eux ont donné des résultats divers et que Ton ne peut encore tirer aucune conclusion absolue de ces faits.

Ensuite de l'ordre du jour, M. d'Albigny, appelé à rendre compte des travaux du Congrès des sociétés savantes, qui a eu lieu à Paris le 22 avril dernier, et auquel il a été délégué par la

Société, Be borne à doDoer lecture d'une note que publie sur cette intéressante réunion le Bullstm numumenial de la Société française (T archéologie. (Voir le Bulletin monumental, ito de mai 1862 A

M. d'Âlbigny regrette que les diverties et urgentes discussions fixées par l'ordre du jour de la séance ne lui permettent pas d'entrer dans plus de détails sur les travaux du Congrès des Délégués des sociétés savantes ; mais il se fera un devoir de compléter, dans une séance ultérieure, les communications auxquelles ces travaux peuvent donner lieu.

M. le Président invite ensuite MM. Roche et de Saint-Genest à communiquer à laSociété les observations qu'ils ont recueillies au Concours agricole régional de Moulins, auquel ils ont bien voulu représenter la Société.

M. Roche fait connaître que ce Concours était supérieur aux précédents, et que la race charoUaise surtout était parfaitement représentée dans ce Concours.

A son tour, M. de Saiat-Genest donne lecture d'une note qu'il a rédigée rapidement, et dans laquelle il rend sommairement compte de l'aspect et des résultats du Concours de Moulins.

En remerciant MM. Roche et de Saint-Genest de leurs communications, M. le Président invite ce dernier à remettre à la Commission des publications les notes qu'il a bien voulu rédiger.

La Société est appelée à discuter les conditions qui doivent être imposées par elle aux propriétaires qui se rendront adjudicataires des étalons de l'espèce bovine qui seront vendus aux enchères, par elle, au Concours agricole de Bourg-Argental, le 26 mai prochain.

M. Ninquerier, président de la section d'agriculture, donne lecture du projet de cahier des charges qu'il a préparé à cet effet, et qui est conçu en ces termes :

Art. i«f. — L'acquéreur devra être propriétaire ou fermier dans l'arrondissement de Saint-Etienne.

Art. 2 . --Par son acquisition, il s'engage à garder le taureau pendant deux ans au moins dans l'arrondissement, sauf autorisation de la Société.

Art. 3. — 11 devra le livrer à la saillie de toutes les vaches qui paraîtront susceptibles de donner des produits pa sables.

Art. 4. — Le prix de la saillie sera de cinq francs; elle pourra être gratuite pour les vaches de mérite appartenant à des agri-

culteurs peu aisés et pour les vaches ou génisses primées dans les Concours de la Société.

Art. 5. — Un registre sera tenu pour constater les saillies.

Art. 6. — Un Conseil de surveillance de trois membres sera établi dans le canton de résidence du taureau pour veiller sur sa tenue, etc.

La discussion s'engage sur ces différents articles.

M. d'Albigny émet l'opinion que la Société pouvant trouver acquéreur sans perle pour elle dans la vente de ces étalons, ne saurait dès-lors imposer à ces acquéreurs des conditions gênantes et rigoureuses, qui ne seraient justifiées que par un sacrifice déter-. nuné de sa part.

M. de Saint-Genest émet une opinion dans le même sens, particulièrement en ce qui touche le prix de la saillie, qui, selon lui, doit être facultatif pour le propriétaire, mais pour lequel un maximum pourrait seulement être déterminé.

Après avoir adopté ou modifié les articles proposés, la Société arrête définitivement la rédaction suivante du cahier des charges:

Art. l*"»". — L'acquéreur devra être' propriétaire ou fermier dans Tarrondissement.

Art. 2. — Par son acquisition il s'engage à garder l'animal pendant deux ans au moins dans l'arrondissement, sauf autorisation contraire et spéciale de la Société.

Art. 3. — L'acquéreur devra li\Terle taureau ài la saillie de toutes les vaches qui paraîtront susceptibles de donner des produits passables.

Art. 4. — Le prix de la saillie ne pourra jamais dépasser cinq francs.

Art. 5. — Un registre à souche délivré par la Société sera tenu par le propriétaire pour constater les saillies.

Art. 6. — Un conseil de surveillance de trois membres sera désigné par la Société et établi dans le canton de résidence du taureau pour veiller à T exécution des conditions ci-dessus stipulées.

Art. 7. — Toutes réclamations relatives à la non exécution de ces conditions seront adressées à la commission de surveillance qui, au besoin, en référerait à la Société pour vider toute difficulté qui pourrait s'élever.

Art* 8. — Le prix de la vente se fera au comptant ou à court

délai et Fadjudicataire sera tenu de signer le présent cabier des charges, en mentionnant son acceptation dont un double lui sera remis par la Société.

La Société procède ensuite au vote sur les candidatures de 101. Balay de la Berlrandière, député de la Loire au Corps législatif; de Martel, sous-inspecteur des eaux et forêts, et Dussaigne, fabricant d'armes, résidants à Saint-Etienne, présentés au titre de membres titulaires.

A Tunanimité des sufi&ages, ces trois candidats sont élus membres titulaires.

Sont présentés les candidats suivants :

M. Charles de Rochetaillée, propriétaire à Saint-Jean-Bonnefonds, par MM. Briant et le baron de Saint-Genest ;

M. Perret, ingénieur civil, fabricant d'aciers, rue Tréfilerie, à Saint-Etienne, par MM. Michalowski et d'Albigny;

M. Delpy, pharmacien, rue Saint-Louis, 23, à Saint-Etienne, pai' MM. Jacod et Briant;

M. le comte Hallez d'Ârros, ancien secrétaire général de la Préfecture de la Moselle, propriétaire à Metz, par MM. d'Âlbigny et Briant.

Ce dernier candidat est présenté pour le titre de menbre correspondant.

A Tappui de celte candidature, M. d'Albigny dépose sur le Bureau, au nom de Tauteur, un petit ouvrage élémentaire, jouissant déjà d'une grande et excellente publicité, et ayant pour titre :

Agriculture primaire ou Science agricole mise à la portée des enfants, livre de lecture courante à l'usage des écoles rurales.

Cet ouvrage, approuvé déjà par le Conseil impérial de Tinstruction publique, a reçu l'accueil le plus favorable dans les écoles primaires de* plus d'un département, et plusieurs conseils généraux et sociétés d'agriculture en ont favorisé la propagation.

M. d'Albigny prie, en conséquence, la Société de désigner une commission qui sera chargée d'examiner cet ouvrage et de présenter un' rapport sur sa bonté et son utilité, afin que s'il y a lieu, ainsi que le pense le proposant, la Société prenne des dispositions pour sa propagation dans les écoles du département de la Loire.

MM. IGnquerièr et Jacod sont désignés pour cooipOBer eitte Commission et donner suite à k proposition de tf . d'Albigaf relalirement à l'ouvrage de M. Halles d'Arros.

M. d'Albîgny fait aussi connaître que^. Stéphane Point, un membre titulaire de la Société, résidant actuellement à Blansy, où il remplit les fonctions de directeur du contentieux des mines de Blanzy, déclare désirer faire partie des membres correspondants de la Société, conformément à l'article 15 des statuts. La demand»de M. Point est adoptée à runaaimité.

M. d'Âlbigny soumet deux proposition à l'assemblée.

La première, relatiye à la délation de plusieurs membres de la Société au Concours agricole de Bourg-Àrgentai, et ensuite de laquelle plusieurs membres, consultés, déclarent accepter cette délégation

Par la seconde, M. d'Albigny appelle l'attention de la Société 8UT l'opportunité qu'il y aurait à fixer le plus tôt poëstble et assez longtemps à Tayance, le chef-lieu de canton qui sera défluitiremeDt désigné pour être le siège du Ciomice cantonal et du Gbncours agricole d'arrondissement en 1863.

Cette fixation aura surtout pour résultat, suivant l'auteur de la proposition, de permettre à la Commission des récompenses âgriooles.de 1863 de se mettre à l'œuvre de bonne heure et d'éviter amsi les divers inconvénients qui résultent d'une enquête faite poor ainsi dire à la veille de la tenue du Cobice, tandis qu'elle devrait être faite pendant que les récoltés sont encore visibles, et que le rapport devrait en être établi quelques mois à Tavance.

Preoant cette proposition en considfèratiou, la Société décide que l'examen et la discussion de là question dbnt il s'agit sera mise àl'ordre du jour do la séance du mois de |uin, ^vec invitalion spéciale pour les membres de la Société qui repiiôsentent les cantons du Chambon et dé Sâiiht-^ènest-llfalibux, formant la circonscription du Comice de 1 863.

L'ordre du jour étant épuisé, la ^neéest levée à i heures, et une distribution de semences de "variétés dé choux est faite aux membres présents à là suite dé cette rèuhion.

SoMMAiBi. ~ Correspondance. — Compte-rendu des tiaviux des sectioDS. — Sections des sciences. — Ol»erTations sur la itouche des lanrcs, par V. FttTarcq. — Ifourelle machUie à air chaud de M. Ballon. — Coocoors et oonice agricole de Boorg-Argental. — FizatioD du oonooors agricole cantonnai de 1863, à Saint-Genest-MaliCaux. ^ Commission de réTision des statuts des comices : MM. de Saint Genest, d'Âlbigny et Tiblier-Ytnie. — Commission des récompenses ag icoles pour 1862. MM. de Safnt-Genest, Jacod et Hoitzer. — vote mit l'admission de MM. Delpy, pMÉrmacisn; Perret (Adrien), Int^aur; baron de IU)cheta*llée et comte Hallei-d'Arros, de Metz. — Candidatures de MM. Fond, maire de Saint-Roraain-en- Jarret; Châteauneuf, ancien ir.altre de forges, à Saint-Etienne; Broutin, maire de Feurs. — Commission de sor?eillance des étalons vendus au concours de Boorg-Argental.

La séaDce est ouverte à 3 heures, sous la présidence de M. le docteur Rimaud, trésorier de la Société, en l'absence du président et des yice-présidents.

Sont présents : MM. Bimaud, d'Âlbigny, Boulet, Ennemond Richard, Jacod, baron de Sain t-Gen est, Escoffier, Boltzer,Mourguel* Robin, Payre, Perriollat, Dussaigne, Cotlal, Tihlier-Verne.

M. Maurice, vice-président, prend place au Bureau après l'ouverture de la séance.

M. le Président dépouille la correspondance et fait connaître les ouvrages reçus par la Société depuis la précédente séance.

M. le Dr Maurice donne lecture du procès-verbal de la séance tenue par la section des Sciences, le 22 mai écoulé, et dans laquelle des communications ont été faites par M. Favarcq sur les ravages causés par la mouche, des larves sur les cocons, du grand frais de nuit.

M. Favarcq infère de ses observations que le cocon du ver à soie de Tailante pourrait bien également être attaqué par celte mouche, ainsi que le sont du reste les chenilles, excessivement nombreuses, qui rongent cette année les bois.

Dans la même séance, M. d'Albigny a entretenu la section d'une nouvelle machine à air chaud, due à l'invention de xM. Ballon, ingénieur à Ghambéry, et qu'il a vu fonctionner à Paris dans les ateliers du Garde-Meuble.

M. Maurice a ensuite résumé divers articles scientifiques intéressants du Cosmos, relatifs à la foriuation des hydrocarbures, à l'appareil Duraery, à la conservation des graines par Tensilage

rattionel, et enfin aux effets du museUement permanent des chiens, pratiqué en Prusse comme moyen préventif de lliydrophobie.

Les autres sections ne fournissent pas de procès-verbal.

M. d'Albigny, secrétaire général, a ensuite la parole, et il rend sommairement compte des résultats du Concours agricole de Boorg-Argental, dont il met, du reste, un rapport imprimé à la disposition de chaque membre.

n fait ensuite connaître que, conformément à Tordre du jour, la Société est appelée à prendre une décision relativement à la fixation du ?iége du Comice et du Concours agricole qui doivent avoir lieu en 1863. Il rappelle que ce choix porte sur le chef-lieu de l'un des deux cantons de Saint-Genest-Malifaux et du Ghambon, et il résume en quelques mots les considérations qui peuy&kX contribuer à déterminer le choix de la Société en faveur de l'un ou de l'autre chef-lieu.

Il invite ensuite les représentants de ces deux cantons qui sont présents à la réunion, à exposer eux-mêmes et plus complètement les cousidérations qui peuvent influer sur ce choix.

MM. Holtzer et Cottat, membres de la Société appartenant lau canton du Ghambon, émettent Favis que l'importance de la population du canton du Ghambon, sa proximité de Saint-Etienne et le bescMn d'encouragement de son agriculture, doivent décider la Société à fonder un Comice et à tenir un Concours dans le chef • lieu de ce canton en 1863.

Ils ajoutent que sous le rapport financier, le Ghambon n'hésitera sans doute pas à créer les ressources nécessaires pour la tenue de ce Comice et de ce Concours.

M. de Saint-Genest a ensuite la parole pour exposer les besoins de son canton, et il espère, de son côté, que le canton de Saint- Genest, vivant exclusivement aujourd'hui de son agriculture et devant même fournir à la consommation des centres industriels da Ghambon et de Saint-Btienne, réclamait plus naturellement et plus impérieusement des encouragements agricoles, il ajoute qu'on Comice existe à la vérité à Saint-Genest-Malifaux sous sa direction, mais que ce Comice réclamait précisément les efficaces SQcouragemenls et l'émulation si utile d'une solennité comme celle dont il s'agissait.

M. de Saint-Genest ajoute plusieurs autres considérations importantes, qui sont discutées, appuyées ou combattues par MM. ^horice, Escoffier, Richard (Ennemond), Cottat et Holtzer.

Qoelqnes memhreB proposent d'ajourner U décision de la So ciété à la aéaoee suivante, afin de permettre à chacun d'apporter de plus amples renseignements sur les différents points de celle discussion.

MM. d'Albigny et de Sainl-Genest émettent Tavis que, pour plusieurs motiCs qu'ils exposent, il serait très-désirable que h Société prit une déciaon immédiate.

Cette proposition, mise aux yoL\, est adoptée à la majorité, et Ton procède dès-lors au scrutin secret pour décider dans lequel des chefs-lieux de cantons du Chambon et de Saint-Geuest auront lieu définitivement le Comice et le Concours agricole en 1863.

Le dépouillement du scrutin donne neuf voix en fayeur de St- Genest Malifaux et six en faveur du Chambon.

M. le Président feût connaître que, en conséquence de ce vote, Saint-Genest-Nalifaux est dès à présent désigné pour recevoir le Comice et le Concours agricole l'an prochain.

M. Cottat demande qu'au moins la Société procure les mêmes avantages au Chambon en i 864 . «

M. d'Albigny émet les propositions suivantes :

\o Que la Société nomme une Commission pour s'occuper sans retard de la révision et de la modification des statuts d'organisation des Comices et des Concours agricoles cantonaux ;

2o Qu'une Commission soit désignée dès à présent peur procéder à Tenquéte et aux visites ordinaires sur les exploitations des cantons de Saint-Genest et du Chambon, pour l'application des récompenses agricoles à distribuer en 1863.

Conformément à ces propositions, les Commissions ci-dessus sont formées comme suit :

MM. de Saint-Genest> d'Albigny et Tiblier- Verne acceptent la mission de s'occuper de la révision des statuts des Comices.

MM. de Saint-Genest, Jacod et Holtzer veulent bien former la Commission des récompenses agricoles.

La Société proc>ède ensuite au vote sur les candidatures propoposées dans la précédente séance.

Sont élus membres titulaires à l'unanimité :

MM. Delpy, pharmacien à Saint-Etienne ;

Perret (Adrien), ingénieur, fabricant d'aciers; Baron de Rochetaillée, propriétaire au château de Nantas, commune de Saiot-Jean-fionnefonds.

Est élu m^nbre correspondant :

M. le comte HaUez d'Arros, de Metz.

Les candidatures suivantes sont présentées au titre démembre titulaire, sayoir, celles de :

MM. Fond, maire de Saint-Romain- en-Jarrét, par MM. Jacod et d'Albigny ; Ghàteauneuf , rentier, ancien maître de forges à St-Etienne,

par MM. d'Albigny et Briant ; Broutin, maire de Feurs, par MM. d'Albigny et Briant.

La Société procédera, dans su prochaine séance, au scrutin sur ces trois candidatures.

Surla proposition de M. d'Albigny, la Société désigne les GommissioDs chargées de la surveillance des étalons de l'espèce bovine vendus par elle dans les cantons de Bourg-Argental et de Saint-Genest-Lerpt , à l'occasion du Concours du 25 mai dernier.

MM. Sénéclauze (Adrien), de Sablon et d'Albigny seront priés d'acœpter la surveillance des étalons du canton de Bourg-ArgeDtal.

MM. de Saint-Genest, Drevet et Grégoire seront priés d'accepter laméme mission en ce qui concerne Tétalon vendu dans leur circonscription.

La séance est levée à 5 heures.

Procètt-Terbal de la séanee du V août 1962.

SouAiRE. — Gorrespondanee. — Trayaax des sections : — Sectioii d'agriculture. — M Briant; compte-rendu d'iHiè Tisite à l'exposition de Londres. — y (BOX à soumettre au conseil générai : renseignement agricole, le commerce des céréalesy le commerce des liquides, la conaenration des oiseaux, — Lirret pour les ouTriers agricoles; proposition rejetée. — Section des sdences : ~ Eclairage électrique. — Note sur l'iTraie eniTrante; M. Bo^^^^:^^^ ï. Micfaalowsld. — Exposition horticole à Voceasion du Congrès. — 9V^^ vHieole du doeteur Guyot ^ Bapport sur un petit lif re agriooli^ Hansi-d'Anos, par M. Jacod. 1

La séance est ouverte à 3 heures par M. Briant, président

Les membres présents à la séance sont MM. Briant, Maurice, iubio, d'Albigny, Bouzerand, Delpy, de Martel, Michaiowski, Mourguet, Perrier, Perriolat, Point (Jean-Marie), Ronchard, Rozet, et de Sabbn.

Sur l'invitation de M. le Président, M. de Sablon, membre du conseil général delà Loire, vient prendre place au bureau.

Le procès-verbal de la séance précédente est lu par M. le Secrétaire général et adopté.

Correspondance. — M. Delpy, membre titulaire, etM. Hallezd'irros, membre correspondant, accusent réception, avecremerdment, de Tavis de leurs nominations.

XraTaux dae Seotions.

SECTION d'agriculture

Séance du 26 Juillet; président, M. Ninqiierier ; secrétaire, M. Jacod.

* Compte-rendu d'une visite à Vexpositim^ de Londres, — M. Briant a rendu compte de sa visite à Fexposition de Londres en ce qui concerne l'agriculture, il énumère les nombreuses machines et instruments agricoles qm ont attiré son attention, il signale particulièrement : l» une faucheuse (système Wood), qui lui a semblé susceptible d'élre appliquée avec succès aux pays de montagnes et terrains plus ou moins accidentés ; 2^ une locomobile destinée au labourage (système Nicholson), Ta étonné par SOQ bon marché ; seulement il est à craindre, comme le fait observer H. de Saint-Genest, que le bon marché n'ait élé obtenu Aaïuu». — 1S62. 3 --

qu'au détriment de la solidité; S» la charrue Howard qui a fût l'admiralion de toutes les personnes compétentes; 4» un ratean à main de la maison Asby et Gi«, du prix de 50 fr., lui a para très avantageux et susceptible d'une application facile aux pays accidentés.

Sur la demande de M. Jacod, la section a décidé que pour encourager les élèTes qui ont suivi le cours gratuit d'agriculture professé par lui à Saint-Ghristô-en-Jarrét, elle distribuerait des médailles comme récompense aux élèves les plus méritants. Â cet effet elle a délégué M. Roche, vice-président de la section ^> A d'agriculture, pour la représenter à la cérémonie de la distr&u- %*j^ tion des prix.

* Vœux à soumettre au conseil général. — La section a

arrêté le programme des vœux à proposer à la discussion de la Société en séance générale, pour être portés ensuite, en son nom, au sein du conseil général du département. Ces vœux, dont plasieurs ont déjà été admis par le conseil général les années précédentes, sont les suivants :

Enseignement agricole. — La Société émet le vœu que l'administration prenne des mesures pour l'introduction et le développement de renseignement agricole dans les écoles primaires du département. Ce vœu d^à formulé en 1861 est rappelé avec instance en 1862.

Gomme annexe à ce vœu, la Société demande que, dans la composition des bibliothèques scolaires, une part satisfaisante sotl faite aux besoins de renseignement agricole.

Après une courte discussion relative à la question de l'enseignement de la chimie dans les écoles supérieures et secondaires, entre HH. Michalowski, Aubin et Briant, le double vœu proposé par la section agricole est adopté.

Commerce des céréales. — La Société demande que l'administration use de tous ses moyens d'influence afin d'amener le commerce des céréales à adopter généralement l'évaluation en poids au lieu de celle en mesure de capacité^ toujours plus défectueuse.

Ge vœu est adopté.

Commerce des liquides. — La Société émet aussi le vœu que pour le commerce des liquides en fûts, l'administration exige que chaque fût porte en caractères apparents l'indication exacte de

sa jauge «t que dans tous les cas la vente soit toujours faite à ITiectolitre.

Geyœu est également adopté.

Conservation des oiseaux. — En face des maux que cause cette année la multiplication extraordinaire des chenilles, la Société croit devoir appeler de nouveau toute Taltention deTadmiDistration sur Timportauce des mesures à prendre pour la conservation des oiseaux.

Ce vœu est également adopté.

Livrets des ouvriers agricoles. — Plusieurs membres de la section d'agriculture ont demandé que la Société émette le vœu que les ouvriers agricoles soient astreints au livret.

Âpres une courte discussion sur cette question la Société décide qu'dle passe à Tordre du jour.

SECTION DBS SCIENCES

Séance de juiUet; présidence de M. Maurice.

Éclairage électrique, — H. Maurice rendant compte des publications scientifiques reçues, donne la description de la machine électrique par induction à Vaide de laquelle la Société industrielle dite Y Alliance, obtient de magnifiques résultats d'éclairage électrique. Au lieu d'une pile ce sont des aimants mis en mouvement par une force quelconque qui produisent l'électricité.

Note sur l'ivraie enivrante. — M. Boulet a donné lecture d'tm travail sur cette plante (Lolium temtUentumJ^ dont il a fait une étude spéciale au point de vue chimique et toxicologique. Le principe toxique, isolé par lui, a été expérimenté sur un lapin dont il a causé la mort à une dose assez faible.

À propos de ce travail, M. Michalowski donne la synonimie de l'ivraie dans une douzaine de langues pour démontrer que dans toutes ces langues le radical du nom qui sert à désigner la plante âgnifie dormir ou ivresse.

Exposition et concours horticole. — Sur la proposition de M. d'Albigny, la Société décide qu'elle fera une exposition et un concours horticole au mois de septembre prochain, à l'occasion du Congrès sdentifique qui doit avoir lieu à cette époque à Saint-

M.le Secrétaire général fait part à la Société de la récente visite

dans le départemeDt de la Loire du docteur Guyot, chafi^ par Son Bxc. M. le Hinistre de ragriculture d'étudier l'industrie vîtioole du département, comme du reste de toutes les autres contrées Yiticoles de la France.

M. Jacod donne lecture d'un rapport sur le petit livre élémentaire d'agriculture, offert à la Société par M. Hallez-d'Arros. (Voir ce rapport dans les Mémoires).

La séance est levée à 4 heures précises.

nrscèa^erbal de la flémnce dv 4L •epimm^f^ 1969.

SofiAiBB. — Démission de M. BriMil, présidentde la Sodété. —Proposition nIaliTeà one pétition à adresser an ministre de la gnenre pour le maintiai de M. Briant à Saint-Etienne. — Présentation de BIM. Epitalon (Jean-Marie) et Balooiet — Commission de l'exposition horicole. — Trayanx des seotkms; section des scienees : soie saoTage, essai par M. FaTaroq. — Vers à soie de Faitante, essai d'édncation an diambon. — Gompte-rendn des pnbHcstions scientifiques : déeonyerte d'un nooTean métal» le ThaUium; procédé de fabrication dn vinaigre de M. Pastenr. — Proposition de MMllbiier et Ninqnerier, relative à la fixation des gages des domestiques agrieolesy snirant les différents mois de l'année.

La séance est ouyerte à 2 heures et demie sûus la présidence de M. Briant.

Sont présents : HH. Briant, Maurice, Aubin, Ninqueiier, d'AIbigny, Rimaud, Perriolat, Michalowski, Durieu, Bouserand, Rocbe, Jacod, Thirault, Boncbart, Dussaigne, Hourguet.

Au début de {la séance, M. Briant fait connaître à la Société qn'fl vient d'être appelé par une récente décision minislMelle à remplir les fonctions de lieutenant-colonel au 2>m régiment d'artiOerie, à Besançon.

n exprime avec une très visible émotion le vif regret qu'il prouve en quittant Saint-Etienne, d'être obligé de se séparer de la Société et d'abandonner à un autre le soin de présider à ses travaux et de se consacrer à ses intérêts.

M. Briant remercie la Société des marques constantes d'affection qu'il en a reçues et qui augmentent d'autant ses regrets au moment où il est appelé loin d'une ville où il avait trouvé la plus bieiiveiOante et la plus flatteuse hospitalité.

n avoue à la Société que de loin comme de prés il s'intéressera toujours à sa marche, à sa prospérité et à ses travaux, et que toujours son dévouement lui sera acquis, n prie enfln la Société de recevoir sa démission et de lui conserver le titre de membre correspondant qui peut seul lui convenir désormais.

La Société accueille par des témoignages réitérés d'une sym<> pathique émotion les paroles d'adieu de son président, et les membres du bureau s'empressent d'exprimer à H. Briant tout ce que cet événement mattendu provoque de regrets unanimes et de douloureuse surprise.

M. Michalowski se lève aussitôt et propose à la Société de ne pas acœpter la démission de son président avant d'avoir adressé à M. le Biinistre de la guerre, par rinlermédiaire M. le comte de Persigny, président d'honneur de la Société, une requête tendant à obtenir le maintien de M. firiant à Saint-Etienne.

L'assemblé adopte unanimement cette proposition et vote par acclamation l'exécution de cette démarche.

H. Bnanl fait connaître qu'il lui est impossible d'accepter et de sanctionner de son assentiment une démarche qui le toudie vivement, mais qui ne saurait avoir aucun résultat parce qu'elle est contraire à la discipline et aux règlements militaires.

La décision prise à son égard ne saurait être discutée ni modifiée, et il engage instamment la Société à ne rien tenter pour cela.

H. Michalowski émet de nouveau le vœu que la Société passe outre sur les objections honorables et respectées de son président et qu'elle se réunisse ce soir môme pour aviser aux dii^[K)sitions qu'elle se propose d'adopter dans le but qu'il propose.

L'assemblée adopte de nouveau cette proposition en décidant qu'il ne sera pas tenu compte des résistances de M. Briant à l'accomplissement d'une démarche qu'elle considère conmie un témoignage d'attachement justement dû à son président.

On passe ensuite à l'ordre du jour.

MM. Balay (Francisque) et Ninquerier présentent la candidature de M. Epitalon (Jean-Marie), au titre de membre titulaire.

MM. Perriolat et Briant présentent au même titre H. Balouxet, comptable de la Gi« des mines de Montaud.

M. le Président rappelle que la Société ayant décidé dans sa précédente séance qu'une exposition horticole serait organisée sous son patronage à l'occasion du Congrès scientifique, il y a lieu de former une commission chargée de cette organisation.

MM. Ninquerier, Durieu, Mourguet-Robin, Perriolat, Fourny- Dulys, sont désignés pour former cette commission, en s adjoignant pour les nécessités du service du jury telles persoones qu'ils jugeront utiles.

H. le Président invite ensuite la Société à examiner si elle devra et pourra tenir une séance publique pendant la session du C!oagrès et à cette occasion, ainsi que l'a proposé M. d'Albigny, secrétaire générale de la session.

Quelques membres font connaître, sur la demande deM. Briant,

qaHs pourraient fournir quelques travaux et quelques communicalioDS à cette séance, si elle était décidée.

Âpres examen de cette proposition, la Société décide que cette coDTOcation sera subordonnée à la décision du bureau qui ayisera 8'il y a lieu d'y donner suite.

M. Maurice donne lecture du procés-verbal de la séance de la section des sciences, tenue le 21 août sous sa présidence, ainsi conçu :

M. Fayarcq a présenté des échantillons d'une soie exotique dite soie sauvage, provenant soit du vers à soie du ricin, soit de celui de Tailante. Un échantillon représente la soie simplement filée, et l'autre toute montée. U met aussi sous les yeux de la seclion un échantillon de galon lissé avec cette soie. Le tissu est mal réossi jusqu'à aujourd'hui. On n'a pu parvenir encore à utiliser convenablement cette soie dans la fabrique de Saint-Etienne. Elle est du reste difficile à teindre; on n'a bien réussi encore que le noir.

M. Favarcq dit que M. Paulet, de Saint-Etienne, a essayé cet été une éducation du ver à soie de l'allante, au Ghambon. Sur 500 œufs il n'a obtenu que 60 cocons. H. Favarcq donnera plus tard des notes complètes sur cette première éducation.

M. Maurice a rendu compte de divers articles du Cosmos^ notamment :

1« D'un article sur le Thallium, nouveau métal, découvert par la méthode de l'analyse spectrale de HH. Kirchoff et Bunsen. C'est une raie d'un beau vert, à laquelle ce métal donne lieu dans le spectre, qui a révélé son existence d'abord à M. Groockes, chimiste anglais, puis à H. Lamy, professeur de chimie à Lille. Ce dernier est arrivé, après beaucoup de peine, à récolter une quantité suffisante du nouveau métal pour en étudier complètement les caractères et propriétés chimiques. Ce métal est voisin du plomb par ses apparences physiques;

2« D'un article de M. Pasteur sur un nouveau procédé industriel de fabrication du vinaigre, procédé basé sur l'étude du rôle qoe jouent les mycodermes appelés fleurs de vin ou fleurs de îinaigre dans l'opération de ï'acétification.

M. Ninquerier donne lecture d'une proposition qu'il a rédigée aTecM.Tiblier-Veme,tendant à faire émettre par la Société le vœu que les salaires des domestiques soient fixés proportionnellement à l'importance et à la durée journalière des travaux de l'agriculture pour chaque mois de l'année.

as

Il y a des maîtres, disent les auteurs de la proposition, qui renvoient leurs domestiques dès que les gros travaux de Tannée sont terminés.

D'un autre côté, et plus souvent, les domestiques quittent leurs maîtres dès que les travaux deviennent pressants, et les mettent dans la regrettable alternative ou d'ajourner les travaux urgents, ou de payer les journées à des prix très-élevés.

Ce double inconv^ent pourrait être prévenu par rétablissement d'un tarif de salaires selon les mois de Tannée et pour chaque pays ayant les mêmes besoins et les mêmes conditions de culture.

Ainsi en prenant pour base un gage annuel de 300 francs pour un serviteur ou une servante de ferme, voici comment pourraient être réparti mensuellement ce gage :

lanvier,

10 fr.

JuiUet, 40

FéTTier,

Août, 40

Mars,

Septembre, 30

Avril,

Octobre, 25

Mai,

Novembre, 18

Juin,

Décembre, 15

Cette proposition est vivement discutée par l'assemblée, dont plusieurs membres soulèvent la question délicate de la liberté de transaction en pareille matière.

En résumé, la mesure proposée par MM. Tiblier-Verne et Ifinquerier paraissant devoir créer dans l'application autant et plus d'inconvénients que Tusage existant, l'assemblée décide qu'il n'y a pas lieu de la prendre en considération quant à présent et passe à Tordre du jour.

Procèt-Terbal de la fléanee du O octobre 1868.

Smouhe. — Lettre adressée par la Société à M. de Perûgny. — Travaux de la ieettoD des sdeneet : — Oompto^raidn des poUkatioos soientifiques : BMif elle poudre de guerre. <— Analyse chimique spectrale. — Goitre ches les nmlets. — NitrificatioD spontanée de Tazote de l'air. — Catalogne des oiseaux dn département de la Loire, par M. Dnrieu. — Lésard à deux qoeoes. — Instinct des monches mises en définit par une fleur; M. Favarcq. - GoaBne du Péron, nonrel engrais; M. Durieu. — Comptabilité agricole; M. Bonaerand. — Candidatures nooTeUes. — ÂdmissioB de MM. Epitalon (Jem-Mirie), négociant à Saint-Etienne; Baleuaet, comptable de la G* des mines de Montand. — Correspondance : ouvrages reçus.

La séance est ouverte à 3 heures, sous la présidence de H. Maurice, doyen des vice-présidents.

Sont présents : MH. Maurice, Aubin, Ninquerier, Rimaud, d'Âlbigny, Bouzerand, Michalowski, Rousse, Tiblier- Yeme , Foomy-DidyB, Dnrieu, Ronchard-Siauve, Jalabert.

ï. le Secrétaire général rend verbalement compte de la séance tenue par la Société le 4 septembre dernier.

H. le Président donne connaissance delà demande faite par le borean auprès de M. le comte de Persigny, conformément à la dédsion prise par la Société dans la précédente séance, dans le /

but de conserver M. Briant à Sainl-Etienne. '

M. le Président donne lecture de la copie de la lettre adressée à M. le Ministre de l'intérieur par la Société.

EUe est conçue eu ces termes :

Saint-Etienne, le 4 septembre iS62.

A Son Excellence Monsieur le Comte DE PBRSIGNT,

Ministre de l'intérieur, président d'honneur de la Société impéride d'agriculture, industrie, sciences, arts et belles-lettres ÙM département de la Loire.

MoNSŒUR LB Comte,

Dans la séance de ce jour, H. Briant, lieutenant-colonel d'artillerie, directeur de hi manufacture impériale d'armes de Saint- Bti^uie, président de notre Société, ayant donné sa démission pour cause de départ, la Société vivement émue, a résolue à Tu-

nanimité et par acclamation d'adresser une pétition àVotre Excellence, comme président d'honneur et son protecteur naturel.

D'un esprit cultivé, entièrement dévoué au bien public, d'une rare activité et surtout sachant se faire écouter et aimer de tous, H. Brianl a imprimé à notre Société une impulsion très remar* quabie, mais c'est une œuvre à peine commencée.

Votre Excellence n'ignore pas que les hommes comme M. Briant, rares partout, sont quelquefois introuvables là où ils seraient le plus nécessaires. Nous venons supplier Votre Excellence d'employer sa haute influence auprès de TEmpereur pour qu'il soit donné à la Société de conserver son utile président. Elle a l'espoir que si le service de Sa Majesté ne s'y oppose pas la demande que nous faisons en son nom lui sera accordée.

Nous avons l'honneur d*étre. Monsieur le Comte, De Votre Excellence, Les très humbles et très dévoués serviteurs.

Àu nom de la Société,

Les Membres du bureau :

Le Secrétaire général,

P. d'Albigny.

E. Maurice, vice-président.

NiNQUERIER, —

Aubin, —

Le maire de Saint- Etienne, Faurb.

M. le Président donne ensuite lecture du procès-verbal de la séance tenue par la section des sciences le 25 septembre.

Dans cette séance M. Maurice a rendu compte des articles du Cosmos qui lui ont paru les plus intéressants.

n a signalé notamment :

lo L'invention par M. Schultz, capitaine d'artillerie prussien, d'une nouvelle poudre qui aurait sur celle actuellement employée les avantages suivants : un prix moindre, un poids moindre, une action plus grande et la propriété de ne point du tout encrasser l'arme. Ce dernier avantage surtout la rendrait précieuse pour les chasseurs. La couleur de cette poudie est d'un brun jaunâtre ;

elle ressemble à de gro6 poussier de bois. On n'indique pas encore sa composition;

2o Un arlicle de H. Plucker de Bonn, où est exposée une nou- Telle méthode pour l'analyse chimique spectrale. Cette méthode consiste essentiellement h faire passer le corps gazeux à analyser par un tube capillaire de Geissler, où on le chauffe à l'aide d'un courant d'induction. On examine avec le prisme le filet devenu incandescent. Le caractère essentiel de ce mode d'analyse c'est qu'il permet de mettre en évidence tous les éléments d'un corps donné;

30 Le fait d'observation tout à fait nouveau, signalé dans un mémoire de M. Baillarger, que dans les pays où le goitre est endémique, il n'atteint pas seulement rhonune, mais aussi les animaux domestiques, tels que les vaches^ les chèvres, les porcs, les chevaux et surtout les mulets ;

40 Une théorie d'un chimiste du Canada, H. Sterry Hunt, sur la nilritication ou transformation spontanée de l'azote de l'air en Ditrate. Cette théorie, démontrée par des expériences récentes de M. Schoenbein, l'inventeur de l'ozone, explique les phénomènes de la nilrification par une combinaison de l'azote de l'air avec l'oxigène et l'hydrogène de l'eau, sous l'influence d'une certaine température, d'où résulte la formation de l'acide nitrique d'une part et de l'anmioniaque d'autre part. Ces deux corps sont fixéslun par les bases alcalines et l'autre par les acides, les nitrites formés se transforment jensuite en nitrate par l'absorption de l'oxigène. i Cette théorie fournit la solution d'un des problèmes les plus importants de la physique du globe, et à ce titre elle mérite d'être agnalée.

M. Maurice présente ensuite, au nom de M. Durieu, le catalogue des oiseaux recueillis par lui dans le département de la Loire et qui figurent dans sa belle collection que les amateurs peuvent aller admirer. Ce catalogue intéressant la statistique du département de la Loire, dont il remplit un des nombreux et importants duideratay la section décidé qu'elle en demandera l'insertion m extenso dans les Annales de la Société, et elle vote en môme temps des remerclments à M. Durieu, pour le zèle et la persévérance exemplaires qu'il a mis à compléter cette collection des richesses omithologiques de notre département.

M. Favarcq informe la section qu'il possède en ce moment un lésard qui présente un exemple de monstruosité assez rare, celle

d'une double queue terminant un seul coipe. n conserve le léaard encore vivant.

H. Favarq raconte ensuite une observation assez curieuse qu'il a eu Toccasion de faire sur Tinstinct des mouches, et qui démontre que cet instinct est quelquefois mis en défaut. La stcgoelia hirtuta est une plante grasse dont la fleur exhale une odeur forte et désagréable, qui se rapproche un peu de celle de la viande gfttée ; ayant eu dernièrement l'occasion d'en observer une, il remarqua à sa grande surprise que tout le centre de la fleur était rempU par une grande quantité de larves dé mouche. L'insecte, trompé sans doute par Todeur de la plante, l'avait prise pour[de la viande et y avait déposé ses œufs ; mais les malheureuses larves ne trouvant point là Taliment qui leur est nécessaire pour vivre n'ont pas tardé, victhnes de Timprudence de leur mère, à périr jusqu'à la dernière.

Les sections d'agriculture, d'industrie et des arts et belleslettres n'iHit pas tenu de séance.

H. Durieu dépose le catalogue, mentionné plus haut, des oir seaux recueillis par lui dans le département de la Loire et qui figurent tous dans ses collections omithologiques. (Voir ce catalogue parmi les Mémoires. J

M. Durieu lit ensuite une courte notice sur un nouvel engrais dont il est le propagateur et l'introducteur, et qu'il appelle Gualine du Pérou.

H. le Président propose à la Société de renvoyer la communication de M. Durieu à l'examen de la section d'agriculture qui serait autorisée à se pourvoir d'une certaine quantité de l'engrais dont il s'agit, afin de procéder à des expériences sur son efficacité. M. Durieu foit connaître que quelques membres de la Société sont déjà en mesure de faire ces expériences, car il leur a remis de cet engrais,

H. d'Albigny demande à H. Durieu si son engrais a été analysé et qu'elle est sa composition, n ajoute que cette indication est la plus importante et peut seule servir de base à l'examen de la question d'utilité de cet engrais en agriculture.

M. Durieu répond qu'il attend cette analyse qu'il a confiée à un chimiste.

M. le Président met ensuite &ï discussion la question d'oi^rtunité de l'élection d'un président en remplacement de M. Biiant.

Après l'échange de divises observations et considérations, la

Société décide qu'il n'y a pas lieu de pourvoir immédiatement à cette vacance et qu'on attendra l'époque réglementaire de cette élection pour y procéder.

M. le Président signale à l'assemblée un travail de M. Bouzeland sur la comptabilité agricole, applicable au plus grand nombre des exploitations, travail que H. Bouzerand désirerait TOUT étudié et examiné d'une façon sérieuse par la Société. M. le Président invite la Société à désigner dés à pf^sent une commission chargée de cet examen. Sont désignés pour composer cette commiBsion : MM. Foumy-Dulys, Tiblier-Veme, Rocbe et Ninqaerier.

Les candidatures suivantes sont présentées :

MM. Maurice et d'Àlbigny présentent la candidature de H. YoTOD, ingénieur-directeur des inines de Montaud, comme membre titulaire résidant à Saint-Etienne.

HM. Jalabert et Bimaud présentent du même titre celle de M. Javelle (Antoine), graveur sur armes, rue de la Vierge, à Saint- Etienne, et H. Guichard (Gbristoidie), armurier, rue de la Badomllère.

MH. Rousse et Bimaud présentent au titre de membre correspondant, la candidature de M. François Plée, botaniste, rue Samt-Victor, 30, à Paris, auteur de travaux importants sur la

La Société procède ensuite au scrutin sur les candidatures présentées dans la séance précédente.

Sont élus à l'unanimité membres titulabres de la Société :

M. Epitalon (lean-Harie), négociant à Saint-Etienne;

M. Balouzet, comptable de la G« des mines de Montaud.

M. le Président fait connaître les publications diverses reçues par la Société depuis la séance précédente, et il signale le dépôt de plusieurs ouvrages offerts en hommage au Congrès scien-' tifique, et que M. d'Albigny, secrétaire général de la xxrx<> session, a réservés à la bibliothèque de la Société.

La séance est levée à 5 heures.

Proeès-verlNa de la fléaneé ém 6 Bovembre 1969.

SoMHAiiB. — Gorrespondanoe : lettre de 800 EioeDeiice M. le conte de Penigny, en réponse à une demande à loi adressée par la Société poer conserrer M. Briant comme président — Souscription an monomait Gasparin. — Circulaire de M. de Caumont Congrès scientifiques pour 1863.

— Pétition du comice agricole de Blois contre la tolérance d'alcooliser les Tins du Midi. — Questionnaire sur l'exposition de Londres de la Société industrielle d'Amiens. — TraTanx dm sections : seetHm d^agrieuliun :

— Police des marchés. — Nourel engrais : gualine du Japon. — Maladie des pommes déterre, procédé Bailly. — Comptabûité agricole, méthode

simplifiée. M. Bouzerand Section des sciences : — Compte-rendc des

pnhUcations scientifiques, par M. Maurice : Recherches sur la conhustioB delà poudre, par M. Blanchi. — Fabrication de l'adde nitrique, nonrean procédé de M. Kuhlmann fils. — FiMcatioo du chlore, nourean proeédé de M. Schleshig. — Fabrication de l'ader, suite des travaux de M. Fremy.

— Paratonnerres, perfectionnement par M. Perrot, de Rouen. — Pniti artésiens du Sahara. — Photographies microscopiques de M. Degroo, photographiescéMesdeM.Waren de la Rue. — Proposition de modifications au règlement. M. TibUer-Yeme. — Amélioration à apporter dans le mode de perception des petites sommes aux bureaux d'octroi. M. Jaood. — Retrait de la démission de M. Duplain, membre titulaire. — Candidatures nouTcUes proposées: M. Auguste Tézenas, négociant à Safait-Etienne; X. RiTolier fils, fabricant d'armes de luxe à Safait-Etienne. — Admisrioa de nouveaux membres : M. Yoron, directeur de mfaies; M. Antoine Janle, armurier; M. Christophe Guichard, armurier*

La séance est ouyerte à 3 heures par M. Maurice, vioe-président.

Les membres présents sont : MM. Maurice, Aubin, Ninquerier, vice-présidents, et MM. Àbrial, Ghateauneuf, Jacod, Jalabert, Mourguet-Robin, Perriolat, Roche, Ronchard, Tiblier-Verne, Vyal de Cionflans.

Le procës-yerbal de la séance précédente ef^t lu et adopté.

Correspondance. — M. le Président résume la correspondance reçue, comprenant :

lo Une lettre de Son Excellence M. le comte de Persigny, ministre de l'intérieur et président d'honneur de la Société impériale, répondant à la demande que lui avait adressée la Société dans le but d'obtenir la conservation de son président M. le colonel Briant.

Cette lettre est ainsi coaçue :

Paris, le 26 octobre 1862.

Messieurs,

Je me suis associé au désir que vous m'ayez exfNrimé de couserver à la tête de la Société impériale d'agriculture de la Loire, M. le colonel Briant, et j'ai écrit à S. E. H. le Maréchal, ministre delà guerre, pour lui demander de concilier nos yœux avec les exigences de Tadministration militaire.

J'ai l'honneur de vous transmettre, d-joint, la lettre de mon collègue. Je regrette vivement qu'il n'ait pu donner une suite fevcnrable à notre demande. Mais vous comprendrez cooune moi, Messieurs, qu'en présence de l'intérêt personnel de H. le colonel Briant, auquel le Maréchal a voulu donner une preuve de bienveillance en Ini confiant un commandement plus important, il ne nous est pas possible d'insister davantage. Nous ne pouvons plus que garder, avec nos plus vives sympathies, un bon souvenir à l'ancien président de notre Société, pour tous les services qu'il lui a rendus.

Agréez, Messieurs, l'assurance de ma considération la plus distinguée et de mes sentiments dévoués.

Le Ministre de IHntérteur^

F. DB PERSIGmr.

Après la lecture de cette lettre et de celle de Son Bxc. le mL nistre de la guerre, la Société décide à l'unanimité qu'une nouvelle expression de ses regrets sera transmise à M. le lieutenantcolonel Briant, avec copie de ces deux lettres ;

2o Plusieurs lettres de M. le Préfet de la Loire, annonçant renvoi de numéros du Catalogue des brevets d'invention et d'un volume de Description des brevets. Ces publications figurent sur le bureau ; accusé de réception a été donné ;

3o Lettre-circulaire de M. Barrai, directeur du journal d'agriculture pratique, invitant les membres de la Société à souscrire pour le monument à élever à M. le comte de Gasparin, en reconnaissance de ses éminents services rendus à l'agriculture.

La Société autorise le conseil d'administration à associer son nom à cette louable manifestation de l'agriculture française ;

4o Circulaire de H. de Caumont, directeur de l'Instilut des provinces, portant à la connaissance de la Société divises résolu-

tions prises cette année par riostitut, notamment Tannoncedela XXX* session du Ciongrès scientifique de France, qui s'ouvrira à Ghambéry le \^ août 1863, et celle du Congrès des délégués de Sociétés sairantee, qui s'ouvrira à Paris le 18 mars 1863. À cette annonce est joint l'énoncé des questions les plus importantes qui seront traitées ; enfin, invitation est faite à la Société de s'y faire représenter. La décisicm à l'égard de ce dernier pdnt est ajournée;

50 Girculains du comice agricole de Blois, section de viticulure, transmettant le modèle d'une pétition adressée à l'Empereur, au s^ei de la tolérance accordée par le décret du 17 mars 1852, à sept départements du midi, d'alcooliser leurs vins jusqu'à 18 pour cent La circulaire et la pétition considérant ce privUège exclusif comme une cause de ruine de l'industrie vinicde dans les dépar tements de la haute et basse Loire et de la basse Bourgogne, invitent la Société à s'associer à leurs efforts pour amener l'abolition du privilège. L'examen de cette question est renvoyée à la section d'agriculture;

60 Circulaire de la Société industrielle d'Amiens, relative à un questionnaire sur l'expositicm de Londres, adressée par elle au mois d'août 1862. Le défaut de réunions de la section d'industrie n*a pas permis de répondre au questionnaire mentionné;

70 Divers prospectus industriels;

80 Les publications adressées par les Sociétés correspondant» et celles auxqudlee la Société est abonnée.

Tr a v a ux des Seotions.

SBCnON D^ÀGRICULTURB

M. lacod, secrétaire de la section d'agriculture, donne lecture du procès-verbal de la dernière séance, tenue sous la présidence de M. Ninquerier.

Plusieurs questions importantes ont été agitées dans cette réunion, entr'autres les suivantes :

lo PoUee des fnardiés, — Diverses modifications aux habitudes actudles de la ville de Saint-Btienne ont été proposées à titre d'améliorations, savofar : de réserver la place Royale exclusivement aux porteurs de produits purement agricoles et de renvoyer sur la place des Ursulee les marchands de bouquets, de bimbeloterie, d'oiseaux vivants et de paissons, enfin de créer un nouveau marché sur la place Saint-Charles. Gomme moyen d'assurer la

réoBfdte de ce nouveau marché, on a proposé une exsmption temporaire de tous droits de place. Ces diverses idées ont regu l'approbation de la section. On a demandé aussi la règlemeatalioQde la vente des champignons; cette question a été ajoiumée TU l'inopportunité du moment actuel pour la traiter.

Nouvel engrais : Gualine du Japon. — La section a décidé qu'elle mettrait à la disposition de MM. Durieu et G«, imp(»tateors et dépositaires de ce nouvel engrais, diverses espèces de terrains pour faire des essais sérieux sur sa puissance.

M<dadie des pommes de terre, traitement par h procédé Bailly, — La section désirant être fixée sur la valeur de ce procédé a organisé des essais sur une plus large base que par le

Comptabilité agricole. — M. Bouzerand, auteur d'une nouvelle méthode, combinée surtout eo vue de la simplicité et delà fiacililé du travail, met sous les yeux de la section un modèle de cette méthode et il donne toutes les explications nécessaires pour son intelligence. Il engage les agriculteurs présents à en prendre connaissance approfondie et à faire connaître ensuite leur opinion lorsqu'elle sera arrêtée.

SECTION DES SdBNGBS

M. Maurice donne lecture du procès-verbal de la dernière séance de la section des sciences tenue sous sa présidence.

Le compte-rendu des publications scientifiques a fait tous les frais de cette séance. M. Maurice a signalé une série d'articles du Cosmos^ relatifs aux travaux ou découvertes scientifiques les plus remarquables de ces derniers temps, notamment les suivacts:

1o Recherches sur la combustion des poudres à feu dans le vide et dans les différents milieux gazeux, par M. Bianchi 11 résulte des expériences faites par cet habile chimiste que dans le vide toutes les poudres non comprimées, y compris le colon poudre, brûlent lentement et sans déflagration ; dans les gaz impropres à la combustion, elles brûlent au contraire avec la même Tivacité que dans l'air ;

2o Fabrication de l'acide nitrique^ nouveau procédé par M. Knhlmann fils. — Ce nouveau procédé basé sur l'action exercée

par le chlorure de manganèse et les autres chlorures sur le mhmàuuL — 1862.

trate de soude permet d'utiliser simnltanânent les deux priBdpes constituants du chlorure de manganèse, résidu de la fobrication du chlore;

3o Fabrication du chlore^ nouveau procédé de M. Schlesing. — Dans ce procédé, Fauteur fait jouer à l'acide nitrique pour la fabrication du chlore un rôle chimique et économique, semblable à celui qu'il joue dans la fabrication de l'adde sulfurique ;

4o Fabrication de l'acier. — Suite des travaux de M. Fremy sur cette importante industrie. D'après les dernières communications de cet habile chimiste à l'Académie des sciences il serait parvenu à produire industriellement dans les ateliers de H. W. Jakson des aciers excellents avec des fontes françaises regardées jusqu'à présent comme tout à fait impropres à cet usage, n est parvenu à ce magnifique résultat en perfectionnant les procédés de purification préalable des fontes. Ces aciers essayés par un habile coutelier de Paris ont donné d'excellents produits ;

5» Paratonnerre; modifications importantes apportées par M. Perrot, de Rouen, à leur construction. — Ces modifications qui ont pour but et pour effet de rendre leur action neutralisante beaucoup plus efficace, consistent principalement à armer la tige du paratonnerre d'une couronne dépeintes au lieu d'une pointe unique;

6» Puits artésiens dans le Sahara algérien. — De magnifiques résultats ont été obtenus du forage de ces puits par les Français. Nombre d'oasis ont été riinsi transformés depuis doq ans par cette heureuse et bienfaisante application de la science moderne, à la satisfaction des besoins de l'homme :

7o Dernier perfectionnement de la photographie, — Photographies microscopiques de M. Dagron, permettant d'enchâsser dans les plus petits bijoux, comme le chaton d'une bague, des portraits ou des vues photographiques quelconques d'un magnifique effet; enfin, les photographies astronomiques, arrivées déjà à un degré de perfection tout-à-fait surprenant. M. Waren delà Rue, auteur de ces derniers perfectionnements, a exposé à la dernière exposition de Londres, parmi beaucoup d'autres, des vues stéréoscopiques de la lune dun effet prodigieux, étourdissant, au dire du rédacteur du Cosmos,

Proposition de modifications au règlement de la Société. — D'après l'article 51 du règlement ces propositions devant être faites et prises en considération avant la séance du mois de décembre où elles doivent être transmises au vote, M. le Président

ioTiteles membres qui auraient à en faire à youloirblenlea produire dans cette séance.

H. Tiblier-Yeme en formule quelques-unes, sur lesquelles il sera statué au mois de décembre.

Petite amélioration à apporter dan» le mode de perception de quelques droits d'octroi. — M. Jaood, secrétaire de la section d'agriculture, signale dans une petite note dont il donne lecture le mode ylcieux usité dans les bureaux d'octroi de la ville de Saint-Etienne, pour la perception des petites sommes. Pour ces petites sommes on délivre une quittance dont une partie du libellé doit s'écrire à la plume ; il en résulte que pour attendre une quittance de cinq centimes les paysans sont quelquefois obligés de perdre un temps fort long, ce qui est très désagréable en tout temps, mais surtout quand il fait mauvais temps. M. Jacod propose d'appliquer à Toctroi le mode usité par les employés du pesage public sur les places. Ils ont des quittances toutes imprimées qu'ils n'ont qu'à détacher de la souche, de sorte qu'il n'y a point de perte de temps.

La réclamation de M. Jacod paraissant fondée à tout le monde, l'assemblée décide que sa note sera transmise par M. le Président à l'administration municipale.

Reirait d'une démission. — M. le docteur Duplain, ancien membre de la Société, qui avait donné sa démission pour des motife personnels aujourd'hui disparus, demande par l'entremise de M. le Président à retirer cette démission. La demande est accordée.

Proposition de candidatures nouvelles. — M. Auguste Tézenas, négociant fabricant de rubans, directeur de la maison Revel, à Saint-Etienne, rue Gérentet, est proposé comme candidat au litre de membre titulaire par MM. fiouzerand et Ninquerier. — M. Rivolier fils, fabricant d'armes de luxe, à Saint-Etienne, rue de l'Hôpital, 22, est présenté au même titre par MM. Jalabert et Ronebard.

Admission de nouveaux membres. — Sont admis à l'unanimilë et au scrutin secret, comme membres titulaires : M. Yoron, directeur de la G« des mines de Montaud; M. Javelle (Antoine), graveur sur armes; M.Guichard (Christophe), armurier; Et comme membre correspondant :

H. Plée (François), botaniste à Paris.

La séance est levée à 4 heures .

P|ro«èfl-¥«rb«l de U séuice d« 11 décembre ISeS.

SonfUBB. — Correspondance. — Démission de M. A. Barban, membre fifailâlèe, détenant correspondant. — Annoaire des Sociétés savantes; sooi- * eripCioB. — Trayanx des sections : seetUm dagrkMV.urê : — Rédamatfoa eoBtre l'habitude de laisser manier les viandes dans les étanx de boucberie, par M. llbliiïr. — Proposition de modification an règlement, par M. Tiblicr. — Sec'ion des scieneei : — Des découvertes modernes sur la génératioa et le développement des entoioaires on vers intestins, et des conséquences qni en déoonlent ponr l'hygiène de l'homme et des animaux, par M. Mawitt. .Des progrès de llndustrie à la dernière exposition de Londres, psr M. Mlehakmski. — Oompte-rendn des publications sdentifiqnes, par MM. Maurice et Thirault : Qualité supérieure du poisson tué. - Procédés d'aderation deM. Freroy. — Canal de Suez. » Procédé d'essai rapide pour reconnaître les mélioiges de couleurs. — Projet d'un gvand établissement pour la Urication dea armes de guerre, à Saint-Etienne ; point de la v9k où Q serait le plus convenable de l'éiablir. H. Rimaud. — Vote pour l'électioB d'un président, M. Francisque Balay élu. — Compte-rendu des dépenses et recettes de l'année 1861. — Décision relative à l'envoi du Sud-Bit. - PrésenUtion de candidatures nouvelles : MM. lacob et Lancin di Brolo. - AdnteloQ da nonveanx membres : MM. Auguste Tétenns et Bivolier Us- La séance est ouverte à 3 heures par M. Maurice, yice-préddent.

Les membres présents sont : MM. Maurice, Aubin, Rimaud, Bouzerand, Gbateauaeuf. Chevalier, Fond de Saint-Bomain-en- Jarret, Guichard, Javelle (Antoine), Maussier, Michalowski, Mourguel, Perriolal, Perret (Adrien), Riembault, Roche, Ronchard-Siauve, Tiblier-Veme, Vyal deConflans.

Le procès-verbal de la séance est lu et adopté. Correspondance- — La correspondance communiquée par M. le Président comprend :

lo Diverses circulaires de Sociétés correspondantes, annonçant renvoi de leurs publications ;

2» Des lettres de MM. Balouzet, Javelle (Antoine \ Guichard (Chrislophe) et Plée (François), accusant réception de Tavis de leur nomination comme membre de la Société, avec remerciements;

30 D'une lettre de M. A. Barban, secrétaire général de la préfecture de la Savoie, donnant sa démission de membre titulaire de la Société, motivée sur son éloignement du département, et

demandant qu'on veuille bien lui conserver le titre de correspondant.

M. le Président fait observer que d'après un article du règlement, tout membre titulaire qui vient à quitter le département derient de droit correspondant ;

4» Une lettre-circulaire de M. le comte Achmet d'Héricourt, annonçant la publication procbaine d'un annuaire des Sociétés savantes de la France et de l'étranger, et demandant à la Société une note sur les travaux de Tannée 1862. Réponse sera faite. H. le Président est autorisé à souscrire pour un exemplaire de cette publication.

5<> Enfin les publications des Sociétés correspondantes reçues et déposées sur le bureau.

rrra-v-aux des Sections.

SECTION D'AGBICULTURE

Le procès-veital de la séance tenue par cette section le 29 np- Tembre, rédigé par M. Jacod, secrétaire, est lu, en son absence, par M. Maurice.

M. Tiblier-Veme a attiré l'attention de la section sur les inconvénients, au point de vue de l'hygiène et de la propreté, de Thabitnde prise, dans les étaux de boucherie, de laisser manier la viande par les acheteurs.

La section a jugé cette question assez importante pour être portée au sein de la réunion générale.

M. le Président invite l'assemblée à la discuter immédiatement.

Quelques membres émettent Favis d'une réglementation de polxe pour remédier à l'abus signalé. D'autres pensent que ce serait pousser trop loin l'esprit de réglementation administrative, que de vouloir fiaiire intervenir Taduinistration dans une question semblable. Ils croient du reste qu'on pourrait atteindre le but désiré sans entraver la liberté commerciale, en portant simplement la question devant l'opinion publique par la voie de la presse.

La majorité paraissant partager cet avis, on passe à la suite de la lecture du procès-verbal de la section d'agriculture.

M. Tiblier, dans la même séance, a soumis à la section les diverses modifications au règlement de la Société qu'il se proposait de demnnder.

Ces modifications ont pourdijet de q[)édfieraYec plus de dé* tails la manière dont le président, le secrétaire et le trésorier devraient remplir leurs fonctions.

La section ayant trouvé la plupart des observations de M. Tiblier fondées, a décidé également que ces propositions seraient reproduites à la séance générale. Eu conséquence, H. le Président appelle les délibératious de l'assemblée sur ces diverses propositions dont il donne lecture.

Plusieurs membres font observer que ces propositions ne modifient en rien les statuts existant, que par conséquent la Société peut s'en occuper dans toute autre séance aussi bien que dans celle-ci; que ces propositions, critiques peut-élro assez fondées de ce que la marche de la Société a laissé à désirer jusqu'à présent, pourraient plus utilement être renvoyées à Texamen du conseil d'administration pour y faire droit en ce qui serait opportun.

M. le Président dit que les imperfections dans le fonctionnement de la Société, signalées par M. Tiblier, avaient également préoccupé le conseil d'administration qui s'était déjà occupé de cette question, et que très probablement on soumettrait à l'approbation de la Société, dans la prochaine réunion, une proposition qu'il pensait propre et suffisante pour remédier à ces imperfections. En conséquence, il appuie la proposition de renvoie au conseil d'administration.

Celte proposition est adoptée.

SBCnON DBS SCIBNCBS ET SECTION D'INIHJSTEIE

M. Maurice donne lecture du procès- verbal de la séance tenue sous sa présidence par les deux sections réunies le 27 novembre.

M. Maurice a donné lecture d'un travail intitulée : Des découvertes modernes sur la génération et le développement des entozoaires ou vers intestins et des conséquences qui en découlent pour l'hygiène de l'homme et des animaux.

Ce travail sera inséré dans les annales de la Société.

M. Michalowski a donné ensuite lecture d'une note ayant pour titre : Des progrès de l'industrie à la dernière exposition de Londres.

Dans cet article, lésumé d'un travail plus étendu de M. Michel Chevalier, sur le même sujet, inséré dans la Bévue des Deux- Mondes, H. Michalowski a trouvé le moyen de semer sur un ri-

che fond d'emprunt une foule de brillants aperçus et de hautes considératioDs philosophiques qui lui appartiennent en propre et qui font de ce petit travail une œuvre tout-à-fait originale et des plus séduisantes. Aussi cette lecture est-elle suivie d'une explosion d'applaudissements, et la lecture de la note en séance publique, ainsi que son insertion dans les Annales démandée à Tunaninûté.

M. Maurice, rendant compte ensuite des publications sdentiflques reçues par la Société, signale quelques articles du Cosmoê qui ont particulièrement excité son attention, savoir :

lo Une lettre de M. Claude Bernard à M. Baude, donnant l'explication physiologique de ce fait d'observation constaté depuis longtemps déjà par les pécheurs hollandais que le poisson tué tout de suite apr^ la sortie de Teau conserve une saveur très supérieure comparativement à celui qu'on a laissé périr simplement par une asphyxie lente;

2<» Un nouvel article relatif aux procédés d'acféralion de M. Fremy. Ces nouveaux procédés, en permettant d'obtenir avec les fers français des aciers d'excellente qualité, attestée par celle des instruments qu'ils ont déjà servi à fabriquer, ouvrent à Tindostrie métallurgique des perspectives de bon marché on ne peut plus satisfaisantes et encourageantes;

30 Une communication sur l'état des travaux du percement de Fisthme de Suez, magnifique et audacieuse entreprise qui sera une des gloires du xix« siècle et dont le succès, prévu avec certitude par la science des ingénieurs européens, à l'exception tou* lefois de l'ingénieur anglais Stephenson, ne laisse déjà plus aucun doute dans l'esprit des hommes pratiques qui ont visité les lieux.

M. Thirault fait connaître un procédé pour reconnaître très rapidement si les couleurs dissoutes dans de Teau sont pures ou mélangées. Ce procédé qu'il a vu indiqué dans les bulletins de la Société industrielle de Mulhouse est des plus simples.

n consiste à plonger partiellement un papier sans colle dans la solution à essayer. Si la couleur est pure le papier ne présente qu'une seule teinte variant seulement d'intensité jusqu'à la limite delà coloration ; si au contraire la couleur est mélangée, l'indice du mélange est donné par une bande de couleur différente qui borde la couleur principale.

L'assemblée jugeant la connaissance de ce rapide procédé

d'esèaidee couleurs utile à nos teinturiers, engage M. ThirauUà faire des essais pour vérifier les faits indiqués et à publier ensuite, s'il les trouve exacts, une petite note sur ce sujet.

M. Rimaud demande à dire quelques mots sur une question qu'il croit intéresser à un haut degré la salubrité de Saint- Elienne et même la prospérité de l'industrie rubanière. Il est en ce moment fortement question, dit-il, d'un projet de construction d'une vaste usine devant concentrer la fabrication des armes de guerre de Saint-Etienne. Contrairement aux vues premières du gouvernement, qui proposait le Treuil, quartier situé au nord de la ville, pour emplacement du futur établissement, le conseil municipal mirait, dit- on, proposé la plaine de Champagne, située au sud. Quoi qu'il en soit, ce dernier choix lui parait on ne peut plus malheiu^ux, soit au point de vue de l'hygiène, soit au point de vue de la prospérité de la grande industrie rubanière.

Chacun sait, en effet, qu'une des principales causes d'insalubrité de Saint-Elienne tient à ce que les déjections de la population versées dans ses égouts sont trop difficilement et trop lentement entraînées hors du rayon de la ville, en raison de l'insuffisance des eaux pluviales.

Si l'état actuel laisse tant à désirer que sera-ce donc lorsqu'on aura placé en amont de la ville un centre d'industrie qui groupera infailliblement autour de lui un surcroit de population agglomérée de 10 à 15 mille individus, dont les déjections devront encore traverser la ville ?

Le résultat est focile à prévoir : Saint-Etienne deviendra un vrai foyer d'infection.

Combien n'est-il pas plus rationnel de rejeter en aval, où elle sera sans inconvénient cette nouvelle source d'insalubrité ?

Voilà pour l'hygiène; voici maintenant pour l'industrie mbanière.

Les vents qui régnent le plus souvent à Saint-Etienne sont incontestablement les vents du Midi ; or, lorsqu'une vaste usine comme celle qu'on projette jettera dans l'atmosphère ses énormes masses de fumée, ne devons-nous pas nous attendre, si cette usine est placée au sud, à voir, les trois quarts de l'année, les vents du Midi rejelter sur la ville cet air vicié qui sera non-seulement très désagréable à respirer, mais encore excessivement incommode comme cause de malpropreté pour tous, mais spécialement pour l'industrie des rubans.

L'usine placée au contraire au nord te présenterait plus le même inconvénient, car, outre que les yents du nord sont plus rares et moins rapides que ceux du Midi, ils ont surtout cette qualité d'être toujours froids, ce qui fait que par leur nature plus dense ils favorisent la rapide élévation et diffusion dans lesbauteurs de l'atmosphère des gaz chauds qui constituent les fumées.

La seule raison qu*on ait fait valoir, au dire de quelques personnes paraissant bien informées, contre remplacement de la plaine du Treuil, c'est le défaut de solidité du sol travaillé par les excavations houillères. Jusqu'à quel point cette raison est -elle fondée? M. Rimaud Tignore; il serait bien aise, à cet égard, d'avoir Tavis des hommes compétents.

M. Yoron, directeur des mines de Montaud, dont le périmètre avoisine les lieux en question, répond que les craintes émises à cet égard sont tout-à-fait chimériques. Les couches qui restent à exploiter au Treuil sont situées à des profondeurs telles que la surface n'a rien à craindre des excavations, d'autant plus que les méthodes d'exploitation actuellement usitées sont assez perfectionnées pour réduire, à l'aide des remblais, ces excavations à des proportions insignifiantes.

La question soulevée par M. Rimaud parait à tout le monde d'une telle importance qu'on l'engage à la porter à l'assemblée générale d abord, puis devant le public tout entier, par une note 8péciaie.

L'opinion publique, soutien naturel de l intérêt général, ainsi éclairée et stimulée, pourra peut-être peser, dans la décision à intervenir, d'une manière suffisante pour annuler la pression de quelques intérêts particuliers.

Telle parait être l'opinion de l'unanimité des membres présents des deux sections réunies des sciences et de l'industrie.

Après la lecture de ce procès-verbal, M. Chateauneuf demande à dire deux mots sur la question soulevée par M. Rimaud au sein des deux sections des sciences et de l'industrie, et qui, d'après la demande des deux sections, devrait être portée devant l'assemblée générale.

Cette question, dit-il, est aujourd'hui jugée. M. le Ministre de la guerre s'est prononcé définitivement pour l'emplacement de la plaine du Treuil. Toute discussion sur ce point serait dès lors inutile et inopportune.

L'assemblée, vu robeervation qui vient d'être présentée par M. Gbateauneuf, passe à Tordre du jour.

Vote pour l'élection d'un président. — M. le Président invile ensuite rassemblée à procéder à l'élection d'un président qui, aux termes du règlement, doit rester trois années en fonctions. Le dépouillement du scrutin ouvert pour cet objet donne le résultat suivant :

M. Francisque Balay a obtenu l'unanimité des suffrages de la Société, moins un. En conséquence, il est proclamé président de la Société.

Questions financières. — M. le Président présente rasuite au nom de MM. ]es Trésoriers le compte-rendu des dépenses et recettes de Tannée 1862, ainsi qu'un état de situation financière de la Société au 31 décembre.

Après Técbange, entre divers membres, de quelques observations et explications sucitées par cette lecture, Tassemblée sanctionne Tapprobalion, déjà donnée par le Conseil d'administration à ces comptes.

Sur la proposition du Conseil d'administration, la Société considérant la nécessité de mettre en équilibre ses dépenses avec ses recettes, décide qu'à partir du l^ janvier 1863 ceux de ses membres qui voudront continuer à recevoir le journal d'agriculture \e Sud-Est y payeront un- supplément de cotisation de 2 fr. 50 c. La même décision est prise pour les maires de Tarrondissement auxquels cette publication était envoyée gratuitement par la Société.

Proposition de candidatures nouvelles. — M. Jacob (François), pharmacien à Saint-Etienne, rue de la Loire, n9 5, est présenté comme candidat au titre de membre titulaire par MM. Rimaud et Maurice.

M. Lancia di Brolo, secrétaire de l'Académie des sciences de Palerme, qui s'est montré dernièrement un des membres les plus actifs du Congrès scientifique, tenu à Saint-Etienne au mois de septembre dernier, est présenté comme candidat au titre de membre correspondant par MM. d'Albigny et Maurice.

Vote sur l'admission de nouveaux membres. — Sont admis au scrutin secret et à l'unanimité, comme membres titulaires de la Société :

M. Tczenas (Auguste), négociant à Saint-Bdenne, et M. Rivolier fils (Jean-Baptiste), fabricant d'armes de luxe à Saint^tienne.

La séance est levée à 4 heures et demie.

Procèfl*¥ei4iAl de Ui séMiee extrAerdliiaire du 94 décembre 1869.

Sanum. — Présidciioe de M. Sender, préfet de la Loire. — Installatkm dn présideotëla» M. Pnnciiqiie Balay. — AHocatioQ de M. le Préfet — DUcoorsdeM. Balaj. — Lecture de M. Midwkmski. — Budget de la Société. « Règlement intérieur retotif au secrétariat adopté. - Lettre de M. d'Albigiiy, secrétaire général sortant; sa démission. — Vote pour la nomination d*an secrétaire général, d*nn trésorier et d'un trésorier adjoint — Présentation de candidatures nouTolles. — Admission de M. Jacob, de Saint- Etienne, membre titulaire, et de M. Lancia di Brolo, de Palerme, membre eorrespondant.

La séance est ouverte à 3 heures par M. Léon Sencier, préfet de la Loire, président â*faonneur.

Siègent au bureau avec M. le Préfet : M. Faure, maire de la Tille de SalDl-Etienne; M. Balay (Francisque), président élu dans la séance précédente, et MM. Maurice et Aubin, vice-présidents.

M. le Président invite M. Maurice à remplir les fonctions de secrétaire.

Les membres présents sont : MM. Aubin, Balay (Francisque), Baloozet, Ghateauneuf, Chevalier, Delpy, Dumont, Duplain, Darieu, Favarq, Guichard, Jacod, Jaiabert, Javelle (Antoine), Nalassagny, Maurice, Maussier, Mourguet-Robin , Ninquerier, Perret (Adrien), Perriolat, Peyret notaire, Rivolier fils, Riembault, Roche, de Rochelaillée, Ronchard, Rozet, Teste- Boire-Lafayetle, Thirault, Tiblier, Voron, Vyal de Gonflans.

M. Sauzéas, conseiller de préfecture, assiste à la séance.

L'objet principal de cette réunion étant l'installation de M. Francisque Balay, comme président de la Société, M. le Préfet ouvre la séance par une allocution dans laquelle il conunence par payer un juste tribu d'éloges et de regrets à M. le lieutenantcolonel Briant, dont le départ récent a privé la Société impériale d'un président modèle.

Le rare ensemble de qualités que possédait M. Briant, connaissances étendues et variées, talent administratif remarquable, lèle el activité infatigables, caractère et manières pleines de distinclioD et d'aménité, lui ont permis de diriger les travaux de la Société avec un succès tel qu'il rend la tâche de lui succéder aussi difficile et périlleuse qu'elle est honorable.

Heureusement, ajoute H. le Préfet, que la Société impériale a trouvé dans M. Ba'ay, son nouveau président élu, un homme qui sera au niveau de celte tâche. Agriculteur éminenl et grand ioduslriel, ses brillants antécédents dans la vole du progrés agricole et sa haute position dans notre ville Font désigné naturelLemen^ au choix de ses collègues comme l'bonmie le plus capable de remplacer M. Briant.

En acceptant ces difficiles fonctions, M. Balay a fait acte de bon citoyen; ce dont M. le Préfet le remercie hautement au nom de tous ses concitoyens amis dn progrès.

M. le Préfet termine son allocution en promettant au nouveau président le concours le plus bienveillant et le plus empressé de la part de son administration.

Une bruyante explosion d'applaudissements, qui accueille les dernières paroles de M. le Préfet, vient lui témoigner, en môme temps que les sympathies de Tauditoire pour sa personne, avec quel parfait bonheur d'expression il a, dans cette circonstance comme d'habitude, réussi à se rendre le fidèle interprète du sentiment public.

M. Balay prend ensuite la parole et prononce d'une voix émue le discours suivant ;

« Messieurs,

« En acceptant les fonctions que votre bienveillante élection m'a conférées, ma première pensée est de vous exprimer toute ma gratitude pour cet honneur auquel j'étais loin de m'attendre et auquel j'avais si peu de droits.

« Vous comprendrez facilement, Messieurs, les sentiments de défiance qui se sont emparés de moi au souvenir de l'honorable président qui a dirigé notre Société pendant ces dernières années. M. le colonel Briant réunissait en lui des qualités rares. Elève distingué de l'Ecole polytechnique, il avait augmenté, par une habile pratique et une laborieuse expérience, les hautes connaissances théoriques qu'il avait puisées à cet enseignement; sa position de directeur de notre manufacture impériale d'armes lui avait fait une grande position dans nos industries. Vous aviez été heureux de le placer à votre tète, et peu après la ville entière, par un rare et précieux témoignage d'estime et de confiance, l'appelait au sein du Conseil municipal.

ff Je puis dire qu'il affectionnait particulièrement ses fonctions de président de notre Société; il les a remplies avec une activité incessante, une intelligence supérieure de toutes les matières dont elle s'occupe et avec une bienveillance, une aménité qui rehaussaient singulièrement tant de qualités précieuses. C'est à loi que nous devons Torganisation de nos Comices agricoles qui ont rendu déjà et qui sont appelés à rendre dans l'avenir de si grands services à notre pays.

« Sous un gouvernement comme le nôtre, juste appréciateur du mérite de ceux qui le servent, un tel homme devait bientôt nous être enlevé par un avancement légitime.

• Son souvenir, je ne me le dissimule pas, rendra plus difficile Taccomplissement de la tâche que vous m'avez confiée et je suis heureux de lui donner en notre nom à tous un témoignage public de notre estime, de notre reconnaissance et de nos regrets.

« Notre Société, Messieurs, comprend l'agriculture, l'industrie, les sciences, les arts et lesMles-leltres; mon insuffisance reculerait devant une tâche aussi multiple, mais cette insuffisance vous était connue, et en me nommant néanmoins votre président, vous avez pris par là même l'engagement d'y suppléer.

• Permettez-moi donc de compter sur le concours constant et dévoué des présidents de vos diverses sections, de tous les dignitaires de la Société et sur celui de chacun de vous; c'est ainsi et par vous que je pourrai quelque chose et qucî notre œuvre commune prospérera.

• Comment ne pas l'espérer. Messieurs, en voyant le premier magistrat de notre département et le maire de notre grande cité venir avec empressement au milieu de nous et témoigner ainsi de tout l'intérêt qu'ils nous portent ? Notre pays doit beaucoup à leurs efforts sympathiques; notre Société en particulier est profondément reconnaissante de leur bienveillant et généreux appui; ils ont compris tout ce qu'elle peut faire en persévérant dans ses efforts pour divulguer nos meilleurs procédés, pousser à l'accroissement de nos industries, et augmenter le bien-être matériel et moral de nos populations, but suprême de nos travaux.

« Je suis certain, Messieurs, d'être votre fidèle interprète, en les remerciant cordialement de leur concours et en les priant de porter le témoignage de notre gratitude au Ministre qui a su dans sa haute position conserver une si vive affection pour sa province natale.

€ Nous les prions aussi de porter Thommage de notre respectueuse reconnaissance à S. H. TEmpereur qui ne dédaigne pas de donner à tous Teiemple des améliorations agricoles et dont on est certain de seconder les généreux sentiments toutes les fois qu'on travaille, même dans les sphères les plus modestes, à augmenter la prospérité de la France. »

Ce discours provoque dans l'assemblée d'unanimes et chaleureuses marques d'approbation qui viennent encore témoigner quels sentiments animent la Société vis-à-vis de son nouveau président.

H. Maurice donne ensuite lecture du procès-verbal de la précédente séance tenue le 1 1 décembre.

Ce procès verbal est approuvé.

Sur rinvitation de M. le Président, H. Michalowski donne lecture d'une note intitulée : Des progrès de l'industrie à la dernière exposition de Londres.

Cette lecture portée à l'ordre du jour sur la demande des deux sections des sciences et de l'industrie, reçoit du nouvel auditoire le même accueil qu'elle a déjà reçu au sein de deux sections réunies, aussi M. le Préfet s'empresse-t-il de féliciter l'auteur sur son travail en le remerciant du plaisir qu'il lui a causé ainsi qu'à toute l'assemblée.

L'insertion du travail de M. Michalowski aux Annales de la Société est voté à l'unanimité.

Suivant l'ordre du jour, M. le Préfet soumet à rassemblée un projet de budget des dépenses et recettes de la Société pour l'année 1863.

Ce projet est adopté sans observations.

Il soumet ensuite, au nom du Conseil d'administration, une proposition relative à un point de règlement intérieur, celui qui traite des fonctions de secrétaire général Dans les vues du Conseil, cette proposition a pour but, en^ncentrant sur un seul la responsabilité de tous les actes les plus essentiels à la bonne marche de la Société en même temps qu'on Ini donne les moyens de les faire exécuter, d'assurer ainsi plus efficacement le fouctionnement général. C'est en quelque sorte le remède proposé pour les jices signalés à la séance précédente dans la marche de la Société.

M. Maurice donne lecture de cette proposition.

Du secrétariat général.

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