So.go
en 1800. en ï8io.
Selon les calculs du savant Morse, ces ejats, non compris ceux de la Géorgie et de Tennesee, ont une étendue de 492,619 milles carrés; en 1810, leur population était de 7,140,665 âmes. Ainsi il y avait i4.5o personnes par mille carré ^ d'après les dernières estimations pour la Suède,
.ce pays contient à peu près le même nombre da
personnes sur la même étendue.
En i8o3 , la république Batave comptait 27 5 habitants par mille carré; la France 174^ l'An^ gleterre et le pays de Galles 169; l'Espagne 7^5 le Portugal 67 ; l'Ecosse 57 et la Suède 14. Si donc les États-Unis deviennent un jour aussi peuplés qm la Hollande, ils auront 1 35,470,235 habilanti.
DE LA POPUPATION. 93
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SECTiOîf VI.
De la Population des Tailles.
Daks quelques états la population des villes s'est augmentée par une moyenne moindre que celle des campagnes. Dans d'autres , il y a eu des irrégularités. Enfin , dans les villes principales de commerce, telles que Boston , Baltimore, New- York et Providence, la populadon, attirr^e parles grands avantages quelle^ offrent aux émigranls et aux aventuriers, s'est augmentée plus rapidement qu'ailleurs. Philadelphie est la seule grande ville de commerce qui fasse exception. Là, il y a depuis long- temps des capitaux accumulés avec lesquels il est difficile de lutter, et qui , employés activement, laissent peu à faire à ceux qui cherchent fortune.
Quoique la fièvre jaune ait exercé ses ravages dans quelques-unes de nos villes principales pendant plusieurs années , depuis i'^93 jusqu'en i8o5, ce fléau ne paraH point avoir arrêté Ic-'Ccroissement de la population. A Boston , JNew- York , Philadelphie et Baltimore, où cette épidémie â régné à différentes époques , le nombre
loo DE LA POPULATION.
des habitants et des ip.aisons s'est augmenté cliaque année. Nous ne pouvons attribuer cette augmentation, comme on l'a fait pour d'autres pays, aux mariages rendus plus multipliés par la mortalité (i) j notre population n'a point encore été au point d'être surabondante; ainsi, celte augmentation , malgré la fièvre jaune , peut être attribuée aux émigrations des habitants de la campagne vers la ville.
Le docteur Franklin considère les villes comme les pays trop peuplés ; il dit : « Que la population y doit venir en partie du dehors et ne s'y soutient point par la procréation seule. » De Witt Clincton Gombat cette opinion quant aux Etats-Unis, et soutient que si le nombre des décès surpasse celui des naissances à Londres, à Paris et à Amsterdam, ily.^fij^ans nos grandes cités deux naissances pour
(r) TVIalthus rapporte d'après des observations incontestables, qu'après la peste ou les autres maladies contagieuses qui ont désolé-quelques parties de l'Europe, le nombre des mariages et des naissances devenait d'autant plus considérable , que le fléau avait exercé des ravages plus grands. La raison en est facile à concevoir. L'agriculture^ l'industrie, demandent un certain nombre de bras^ quand- ces, bras sont rares , le prix du travail hausse, les hommes auparavant hors d'état d'élever une famille, peuvent se marier sans craitite'. Alors la population se répare en peu de temps et parvient quelquefois au-delà de ce qu'elle était avant sa diminution, parcç qu'une aclivité nouvelle a développé de nouveaux moyens. Je pense que la fièvre jaune en Amérique doit avoir le mêmé^ékétî^'^ ^iï iCJJd'b ÙUODB { Note du trad.)
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DE LA POPULATION. i©i
Un décès. HLiiiiboldt esiime que, dans les Etats- Unis, les naissances soi.i anx décès comme 201 est à 100. En 1807 , M. Blodget estimait le nombre des naissances à 545,000 et celui des décès à 164,000, ce qui fait 47.53 décès pour 100 naissances.
D'après les faits que nous avons rapportés sur l'état de la popidatioii aux Etais-Unis, on peut voir combien est grande la différence qui existe sous ce rapport entre notre position et celle des pays ancienuemeiit peuplés. Les causes qui^ dans ces derniers , ont arrêté la marche progressive de la population, ont été neutralisées chez nous. La grande masse de notre peuple est composée d'agriculteurs 5 et notre commerce est principalemerjt alimenté par le surplus de leur industrie. Peu de nos concitoyens sont occupés à des travaux malsains ; nos villes ne sont point encore assez vastes pour compromettre la santé de leurs habitants j des épidémies fatales n'ont point encore régné dans nos climats; la propriété est divisée, et un degré très-limité d'industrie met tout individu en état de gagner son existence. Tandis que les écrivains européens emploient leurs efforts à prouver que leur pays peut nourrir le nombre actuel de ses habitants , aucun d'eux ne s'est hasardé encore à prédire quand notre populaliott
sera parvenue à ce niaocimuin ^ auquel son accroissement sera arrêté par celui des subsisiances- Si l'état physique des hommes éprouve l'influence des lois qui gouvernent celui des animaux,> notre population doit avoir obtenu des avantages du mélange des différentes nations ; nous avons évité la dégénération, suite des mariages entre les mêmes familles. Les mariages sont plus nombreux et plus féconds aux États- Unis que dans d'autres pays. Le docteur Franklin établit qu'il y a chez nous deux mariages par cent individus et huit enfants par chaque mariage, dont la moitié parvient à l'âge viril. Un étranger a dit : (f Qu'aux Etats-Unis aucun obstacle n arrête la reproduction, et que les enfants y couvrent le sol comme les insectes répandus sur un champ fertile (i).»
I^a nation américaine est composée presqu entièrement de descendams des émigrés venus de toutes 1( s parties de l'Europe (2) ; peu d'hommes descendent d'unions entre les blancs et les aborigènes. Ces derniers, qu'on appelle les Indiens, occupent des districts qui leur ont été réservés
(i) Beaujour , Vue des Etats-Unis , pag. 74-
(2) La partie des Etats-Unis appelée anciennement la Nouvelle- Angleterre a étc peuplée prcsqu'en entier de colons anglais, irlandais et écossais.
DE LA POPLLATIONa loS
par des traités avec le gouvernement; Us ne sont point compris dans les dénombrements faits par ordre du congrès. Ces sauvages, dont 60,000 environ existent encore dans les États-Unis, décroissent avec une grande rapidité; ils acquièrent tous les vices de la civilisation et aucune de ses vertus: généralement ils deviennent les victimes des maladies occasionnées par l'intempérance , et présentent le tableau le plus déplorable que la nature humaine puisse nous oflr-ir.
Le gouvernement des Etats-Unis a été le premier qui ait prohibé la traite des nègres. L'esclavage des noirs a très-peu de défenseurs dans notre pays, et cependant il 7 a plusieurs obstacles qui empêchent leur émancipation générale. Les esclaves sont traités avec moins de sévérité qu'autrefois; ils sont mieux habillés et plus abondamment nourris. Le travail qu'on exige d'eux est moins oppressif et plus mesuré à leur force. Il sera intéressant d'observer les effets de cette amélioration de leur sort sur leur augmentation. Les propriétaires auront un plus grand nombre de négTCSses. Jusqu'ici les esclaves étaient pour la plupart des hommes capables de travailler la terre. Peit de femmes y étaient employées , parce qu'un calcul raffiné avait appris aux maîtres qu'il coûte moins cher d'acheter des esclaves tout faits que
!o4 DE LA POPULÂÎION.
d'en élever; il est probable que dans Tayenir k moyenne de l'accroissement des noirs sera la même c[ue celle de la population libre (i).
(i) Peut-être y aurait-il un moyen de de'truire l'esclavage deS noirs, honteux pour le pays qui le souffre en contradiction avec toute sa civilisation. Ce moyen consisterait à attacher les noirs aux terres, et de les placer dans la situation des paysans de la Russie et des paysans en Europe avant l'affranchissement des commuunes. Cette amélioration dans le sort des nègres ne ferait aucun tort aux propriétaires et amènerait insensiblement l'affranchissement totaL
( Note du trad. )
( Après là page 104, n° i.)
TABLEA|iicipale de chaque état en 1790,
iT LIBRES
VILLES PRIBe,6ans ï.u-dcss.
e 45 ans.
Portsmouth ( New
8io
Boston ( Massachu
Windsor (Vermo'
New-Haven (Coni^