‹ Annales statistiques des États-UnisChapitre 58 sur 130 · DES PÊCHERIES DES ÉTATS-UNIS · texte numérisé non relu

DES PÊCHERIES DES ÉTATS-UNIS

Une grande variété de poissons fut observée sur nos cotes septentrionales et orientales , et bientôt la pêche attira Tattention des habitants des colonies septentrionales. On s'aperçut que le climat et le sol de ces contrées ne reconipensenjient point suffîsaniment le travail de l'exploitation , si elle était bornée uniquement à ragriculture. Le peuple chercha h augmenter ses moyens d'existence par les profits de la pèche , pour laquelle il était bien situé ; et il calcula que celte occupation pourrait devenir dans la suite une branche importante de commerce.

En 1670 la péclie de la morue fut entreprise, pour la première fols, dans la Nouvelle- Angleterre j cinq ans après , 665 vaisseaux , qui jaugeaient 25,65o tonneaux et qui portaient 454^5 hommes, y étaient employés ; alors déjà ils prenaient annuellement de 55o,ooo à 400,000 quintaux de poissons.

En 1 7 1 5 , nos pêcheurs commencèrent à poursuivre la baleine. Ce poisson, connu alors sous le

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nom de baleine de la Grœnlande, fréquentait nos côtes septentrionales. En peu de temps, l'activité et le succès des colons dans cette pêche, forcèrent les baleines à se réfugier vers des latitudes plus méridionales, où les harpons de leurs persécuteurs les atteignirent également"; elles furent chassées des Azores, du long des côtes de l'Afrique, et du Brésil , jusqu'à la région éloignée de Tile de Falklaod. La découverte d'une nouvelle espèce d@ baleine fut la conséquence de cette navigation éloignée et périlleuse. La nouvelle espèce fut trouvée d'un plus grand rapport que celle de nos côtes septentrionales , et on lui donna le nom de haleine spermacétique. Dès lors cette pêche fut distinguée en septentrionale et méridionale. En 1771 , les Américains employèrent dans celle du nord ï85 vaisseaux, portant 1 5,820 tonneaux , dans celle du sud 121 vaisseaux , jaugeant 14,020 toimeaux ; ces vaisseaux employaient 4î<^% ïïi^irins. La guerre de la révolution arrêta les progrès de nos pêches.

Après la paix, nos pêcheurs retournèrent à leur première occupation; mais ils n'y trouvèrent plus les mêmes avantages. En 1786, 1787 et 1789, nous employâmes, année commune, 559 vaisseaux, mesurant 19,186 tonneaux, et portant 5,287 hommes, dans la.pêche dela.mo-

ïQO DES PÊCHERIES.

rue 5 le produit annuel de leur industrie était de 25o,65o quintaux. En 1789, nous exportâmes 571,319 quintaux, et 24,118 barrils de poissons pris en Amérique; mais les citoyens engagés dans ces entreprises, subirent de grandes pertes, qui, dans la seule année de 1789, engagèrent les habitants de le ville de Marblehaed à réduire de trentetrois le nombre de leurs vaisseaux pécheurs.

Nos pécheurs ont presque toujours exclusivement appartenu aux Etats de la iSouvelle-Angleterre; de tous , Massachussetts en comptait le plus grand nombre. Dans aucun temps, un vaisseau américain , appartenant à un état au sud de Connecticut , ne fut employé dans la pèche de la baleine. Dans la pêche de la morue, aucun vaisseau (excepté un de New-Jersey en i8o5 et un de la Virginie en 1 796 ) n'appartenait à des états au sud de New- York.

En 17S9 , les ventes défavorables, faites dans les marchés étran'^ers , excitèrent l'intérêt des habitants de Massa hussctts pour leurs pécheurs. Leiu' entreprise et les périls auxquels ils s'étaient exposés, les rendirent dignes delà protection de la nation. Le 4 avril 1 790 v « Une représentation de la cour générale du bien public de Massachussetts, au sujet de la pêche de la morue et de la baleine, » futsoumlse au congrès des États-Unis, ïly était dit que, antérieurement à la guerre de

rindépendance, environ 4»ooo marins et 24,000 tonneaux de navigation avaient été employés annuellement par l'état de Massachussetts dans la pêche de la baleine ; le produit de cette pêche était estimé à 1,166,666 dollars. Il y avait également 4000 marins et 28,000 tonneaux employés dans la pêche de la morue, qui rapportait 855,555 dollars. Une branche d'industrie d'une si grande valeur ne pouvait être légèrement abandonnée par les Etats-Unis.

Au 9 août 1790, le congrès renvoya la représentation citée au secrétaire d'étal; son rapport soumis à la législature le 4 février 1791 contenait ime vue des pêcheries de la plupart des nations européennes et développa leur politique sur cet objet.

Le gouvernement anglais voulut s'emparer de l'industrie et de l'entreprise de nos pêcheurs; il leur offrit plusieurs avantages et les invita à se transporter dans les colonies britanniques. Plusieurs pêcheurs se proposèrent de s'établir dans la Nouvelle - Ecosse lorsque le gouvernement français fit des propositions qui empêchèrent cette émigration , et persuadèrent à trente-trois pêcheurs de File de Nantucket de se transporter à Dunkerque. Quand le gouvernement français découvrit qu'il ne pouvait engager un plus grand

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nombre de ces marins à quitter leur patrie, ne voulant pas néanmoins renoncer à un moyen d'arrêter le pouvoir croissant de l'Angleterre, il offril de nouveaux avantages aux pêcheurs des Etats-Unis, et consentit à admettre le produit des pêcheries américaines dans les ports français, sous des conditions refusées aux autres nations.

Le gouvernement anglais, persuadé de l'importance de celte branche d'industrie, encouragea ses pêcheurs en accordant des récompenses et des primes , et en prohibant l'entrée dans les ports au produit des pêcheries étrangères. Jusqu'à cette époque le gouvernement des Etats-Unis avait accordé peu d'attention aux pêcheries, et cette industrie ne jouissait point de la protection nationale. On su])pos it que les habitants des États-Unis possédaient sous ce rapport plusieurs avantages sur ceux des autres nations^ cette opinion était fondée sur les causes suivantes cnumérées par le secrétaire d'état :

* lo Le voisinage des grandes pêcheries qui permet anx pêcheurs de rapporter leur pêche chez eux pour faire saler le poisson par leurs femmes et enfants.

« i"" Les pêches des côtes , assez proches pour permettre aux vaisseaux de rentrer au port en cas

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d'orage, ce qui dimintie le danger pour lequel d'autres nations paient une assurance.

« 5° Les pêcheries d'hiver, lesquelles comme les manufactures, emploient leurs ouvriers dans leurs maisons mêmes, utilisent des portions de temps qui , sans cela , seraient perdues.

* 4^ La petitesse des vaisseaux, que la brièveté du voyage nous meta même d'employer, et qui, par conséquent, n'exigent que de petits capitaux.

« 5o Le bon «marché de nos vaisseaux qui ne coûtent à peu près que la moitié des vaisseaux des pêcheries de la Baltique, tant comme prix de construction que par leur durée.

« 60 Leur facilité pour toutes les manœuvres de mer, qui diminue les risques et facilite les retours.

K 7® La supériorité de nos marins, en habileté, activité, sobriété, ordre et esprit d'entreprise.

« 8® Le bon marché des provisions.

f< 9^ Le bon marché des caques qui équivaut à un profit extraordinaire de 1 5 par cent.

Malgré tôtîs ces îiV'aiitages dont jouissaient nos pêcheurs, il existait des difficultés insurmontables, à moins que la législature ne s'interposât en leur faveur. Les dépenses pour l'équipement étaient beaucoup augmentées par les droits éta-= Mis sur l'importation de quelques articles étran-

gers, indispensables à cette industrie. Les pêcheurs demandèrent la remise de ces droits et qu'il leur fût accordé des prix d'encouragement et des primes d'après le système suivi par d'autres gouvernements (i).

Afin de venir au secours de nos pêcheurs, le secrétaire d'état soumit au congrès les propositions suivantes :

1. Une remise des droits sur les articles employés dans cette industrie.

2. Un droit de réciprocité {rctaliatlng diitj) sur les huiles étrangères , cherchant à rivaliser avec les nôtres.

5. Que le gouvernement chercherait, par des arrangements avec les nations étrangères, à obtenir des marchés libres pour le produit de nos pêcheries.

En 1789, au lieu de la remise des droits éta-

(i) En i6ra le gouvernement anglais accordait aux pêcheurs de baleine, une prime de 6 shil. ster. par tonneau, sur Thuile qu'ils rapportaient en Angleterre. Cette prime fut augmente'e graduellement j en 1745» elle s'élevait à 40 shil. par tonneau. Lors dq commencement de notre guerre révolutionnaire , il accorda des primes additionnelles de 5oo liv. sterl. ^60 liv. sterl. 3oo liv. cterl. aoo lir. sterl. 100 liv sterl. par an aux cinq vaisseaux qui prendraient la plus grande quantité' d'huile. En i^^S, il fut accordé depuis 18 à 5o liv. sterl. a tout vaisseau qui se serait conforme' aux conditions prescrites dans leur acte de parlement. En 1786 la prime pour les pêcheries du Nord lut réduite de 4^ shil. à 3o par tonneau.

DES PÊCHERIES, igS

Llis sur l'importation du sel employé dans la salaison du poisson des pêcheries des Etats-Unis, exporté vers l'étranger, cinq cents furent payés sur chaque quintal de poisson séché, et sur chaque baril de poisson confit ainsi exporté.

En 1 792 , la prime 4iCCordée , en reniplacemeut de la remise sur le sel, sur l'exportation du poisson séché, cessa après le 10 juin 1792. Comme équivalent de cette prime, il fut établi que le collecteur du district auquel appartiendrait le vaisseau, paierait annuellement le 5 1 décembre , aux propriétaires des bâtiments employés dans la pêche de la morue ou des bancs, et pourvu qu'ils fussent en mer pour cette occupation quatre mois au moins de la saison de la pêche, qui fut censée être du dernier février au dernier novembre de chaque année , des gratifications selon le tonnage des vaisseaux , dans les proportions suivantes :

Un dollar et cinquante cents par tonneau pour tout vaisseau de 20 à 5o tonneaux; pour ceux au-dessus de 5o tonneaux, deux dollars et cinquante cents par tonneau. De cette gratification trois huitièmes appartiennent au propriétaire et cinq huitièmes sont partagés parmi les pêcheurs formant l'équipage, dans la proportion du poisson pris par chacun d'eux à la quantité , to-

iO'y Dï^S PÊCHERIES,

taie prise par le bâtiment pendant la saison. La gratification ne pouvait dépasser 170 dollars par vaisseau pour une saison.

Tout bateau de pêche, de 5 à :2o tonneaux de port, recevait une gratification annuelle d'un dollar pour chaque tonneau. Celte somme est partagée parmi tous les individus intéressés à la pêche du bâtiment, pourvu qu'il ait été employé activement pendant quatre mois de la saison dans la pêche de la morue, et qu'il ait débarqué par chaque tonneau de son port, au moins douze quintaux de poisson dont le poids est vérifié après sa salaison et sa préparation pour l'exportation.

Si le propriétaire du bâtiment ou son agent recevait le poisson pris pour la salaison , et le* vendait, le vaisseau restait caution pendant six mois après la vente pour la part due à chaque pêcheur.

L'argent restant dans la trésorerie, en conséquence de l'abolition de la gratification sur l'exportation du poisson séché des Etats-Unis, et de la remise sur le poisson étranger séché et confit et sur d'autres provisions étrangères salées, fut approprié au paiement de la gratification autorisée par l'acte du 16 février, et en cas qu'il ne fût point sufiSsant, le déficit devait être rempli

par d'autre argent dans la trésorerie non destiné à des objets prévus.

Cet acte devait rester ,ei;i yigueur jusqu'au 16 février 1799.

Dans la môme année 1792, une gratification additionnelle, de vingt par cent, à celle accordée aux vaisseaux employés dans la pêche de la morue et des bancs, fut autorisée sous les conditions déjà mentionnées.

Ces actes du gouvernement donnèrent une grande activité à nos pêcheries. Les règlements adoptés produisirent l'effet le plus salutaire. Toute persoDine, à bord de nos bâtiment? pécheurs , eut un mteret commun avec ses associés j la récompense est acquise par l'industrie et la hardiesse. On prend beaucoup de soin dans le choix des équipages de nos vaisseaux pêcheurs ; souvent il arrive qu'un équipage entier est lié par la parenté ou par l'amitié la plus forte, nos pêcheurs sont remarquables pour leur sobriété et leur bonne conduite , et ils rivalisent avec les n^arins les plus habiles.

En 1 799, douze cents par baril furent accordés sur l'exportation de poissons confits, et une augmentation de 55 1/5 par cent aux gratifications déjà données aux vaisseaux employés dans la pêche de la morue et des bancs. Cette augmen-

iqs des Pêcheries.

talion exigeait l'observation des couditions stipulées par l'acte de 1792.

En i8oo, l'acte du 16 février 1792 fut Fenonvelé pour dix ans. Les gratifications additionnelles autorisées en 1792 et en 1797 furent continuées pour le temps seulement qu'on paierait le droit sur le sel, pour lequel elles avaient été accordées.

fendant la dernière guerre nos pêcheries furent entièrement suspendues , même sur nos propres cotes. Ceux qui étaient engagés dans la pèche de la baleine éprouvèrent de grandes perles, non-seulement parce que l'Océan leur était fermé, mais aussi parce qu'ils ne purent continuer leur entreprise sur les côtes. Les habilanis des provinces orientales dépensèrent beaucoup pour des établissements dans lesquels ils fabriquaient l'huile de blanc de baleine et des chandelles, ce capital fut improductif, et les Anglais prirent pendant la guerre vingt -quatre de nos vaisseaux équipés pour la pêche des baleines.

Immédiatement après la conclusion de la paix, les habitants des Massachussetls tournèrent de nouveau leur attention vers les pêcheries^ en 1818, les bâtiments employés dans la pèche de la baleine et appartenant aux districts de New- Bedford et de INantuckel , consistaient en 55

vaisseaux, 14 bricks et 5 sloups, faisant un total de 72 vaisseaux, dont le tonnage réuni s'élevait 4 17,1 58 tonneaux, portant i,35o hommes.

En 1806, la valeur du produit de nos pêcheries avait atteint son maocimum ; il s'éleva alors à 3,116,000 dollars; en 1814? il -ne fut qiie de 188,000 dollars.

L'acte du 12 avril 1800, concernant les pêcheries des États-Unis expira au 3 mars 181 1. En 1 8 1 5 , un acte fut passé , contenant des règlements pour les individus occupés à certaines pêches; ils étaient les mêmes quant aux propriétaires des vaisseaux et les pêcheurs eaiployés par eux, que ceux établis par l'acte du 16 féyrier 1792.

La même année, un droit de vingt cejits par boisseau fut établi sur tout le sel étranger importé dans les Etats-Unis, et une gratification de vingt cents par baril fut accordée sur tout le poisson confît des pêcheries des États-Unis, exporté vers l'étranger après le 3i décembre ï8i4- Pour obtenir cette gratification, le poisson exporté devait avoir employé telle quantité de sel qui aurait payé 10 dollars d'entrée, et le poisson devait avoir été salé entièrement avec du sel étranger ayant payé le droit.

Après le 5i décembre i8j4. il fnt payé an~

nuellemcnt au propriétaire de loul bâliment employé en mer dans la saison précédente pendant quatre mois au moins à la pêche de la morue ou des bancs, deux dollars et quarante cents par tonneau si le vaisseau était de 20 à 5o tonneaux; et quatre dollars par tonneau s'il en portait plus de 5o. Laquelle somme devait être payée et distribuée dans la manière prescrite en 1792. La gratification pour un vaisseau ne pouvait surpasser^ 272 dollars par saison. Un dollar et soixante cents par tonneau furent accordés annuellement aux bateaux et bâtiments pécheurs portant depuis cinq jusqu'à vingt tonneaux, d'après les termes et conditions, prescrits par l'acte de 1792 pour les vaisseaux de cette classe. Ces renflements établis pour la durée de la guerre avec l'Angleterre , furent maintenus pour un temps illimité par un acte du 9 février 181 6.

Après le 3o septembre 1817 , les gratifications et primes accordées aux propriétaires de vaisseaux ou bateaux engagés dans les pêcheries , ne furent payables qu'à ceux dont les officiers et les trois quarts des équipages étaient citoyens des Etats- Unis, ou des individus non sujets d'un prince ou état étranger.

Calculé d'après la moyenne de dix ans depuis iuo5 jusqueu 1812, ces deux années y com-

prises , le tonnage employé annuellement à la pêche de la morue fut de 4^'^77 tonneaux et celui engagé dans la pêche de la baleine de 662 tonneaux. D'après la moyenne des mêmes années, le produit annuel des pêcheries, exporté vers l'étranger, s'éleva à 2,124,542 tonneaux. D'après la même moyenne, il fut exporté annuellement 572,12g quintaux de poisson séché , 62,197 barils, et 8,663 caques de poisson confit. D'après la moyenne des dix années , depuis le commencement de 1800 jusqu'à la fin de 1809, les gratifications annuelles pour des vaisseaux pêcheurs s'élevèrent à 1 1 9,842 dollars. On n'u pu établir le montant précis des primes accordées pour le poibson salé exporté , parce que, dans les rapports, cette branche est confondue dans les exportations générales de provisions salées.

Les documents de la trésorerie ne spécifient point le nombre des marins employés excl \sivement dans nos pêcheries. En 1 800 , les marins engagés dans la pêche de la morue, étaient au nombre de 5,84 1 ? d'après la moyenne de dix ans 4 à 5oo hommes ont été employés annuellement dans cette pêche^ nous ne possédons point de rapports pour les marins employés à la pêche de la baîeiîie, i

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DES PECHERIES.

La nation a re tiré de grands profils de nos pêcheries. Elles ont fourni au peuple une nourriture saine et peu chère; aùési la consommation domestique de poisson est considérable. Une classe nombreuse de citoyens trouve de 1 emploi dans c^le occupation, non -seulement comme pêcheutls, mais aussi comme manufacturiers sur nos côoes. Nos pêcheries forment la meilleure pépinière de cette race hardie de citoyens marins, rdmplis d'amour pour leur patrie, prêts, par conséquent, à défendre ses droits j c'est dans eux que le commerce trouve ses défenseurs.

( Après la page

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