‹ ANNALES UNIVERSITES DE BELGIQUEChapitre 190 sur 218 · DISCOURS PRONONCÉ PAR M. LE PROFESSEUR NTPBLS · texte numérisé non relu

DISCOURS PRONONCÉ PAR M. LE PROFESSEUR NTPBLS

firent ensemble leurs études; ensemble aussi, ils débutèrent dans carrière du barreau.

Lorsquen 1830, la patrie fit un appel à tous ses enfans, anii tous deux des mêmes sentiments, pleins d'enthousiasme pou^«> i révolution, ils quittèrent ensemble la ville de Luxembourg pour vfe:^^£^ en Belgique, servir la cause de rindcpendance nationale.

Plus tard , ils furent réunis au tribunal d'Arlon , en qualité de substituts. Plus tard encore, ils abandonnèrent l'un et Tautre '« carrière de la magistrature pour embrasser celle de l'enseigneme^^^*

Désormais leur sort était définitivement fixé. Il n y avait plus qu'^^? point, le terme de leur carrière ici-bas, où leur destinée pouvi être différente.

Dieu n a pas voulu qu'il en fût ainsi. Ils sont morts en mèm temps, presque le même jour, frappés l'un et l'autre par le mém fléau.

Ignace-Antoine Ruth naquit à Luxembourg le 4" jour complet mentaire de l'an x (21 septembre 1 802) , de parents honnêtes et peu favorisés de la fortune. Son père était huissier de la justice de paix.

Le jeune Ruth fit à Tathénée de Luxembourg des études tellement brillantes que le souvenir y en est resté. Toujours dépassant ses condisciples, sa supériorité décourageait ceux qui devaient concourir avec lui, et cela avec d'autant plus de raison quelle se manifestait dans toutes les branches, dans l'étude des langues, dans celle de l'histoire et dans celle des mathématiques.

Il avait à peine dix-huit ans quand il termina ses humanités.

En 1822, Ruth arriva à Liège, accompagné d'un autre Luxembourgeois qui avait été longtemps son condisciple et qui devint ici son camarade de chambre. Ce condisciple s'appelait Jean- Baptiste Nothomb.

Tous deux se firent inscrire à l'université, pour étudier le droit.

Une même pensée les animait à leur arrivée à Liège : celle de l'étude, du travail. Cette pensée ne les quitta pas un seul instant; leur vie à Liège fut une vie d'étude et de travail.

Une journée, quelque bien employée qu'elle fût, ne suffisait pas h leur zèle. Le soir, quand l'heure de la retraite avait sonné pour

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