‹ Année misericordieuse de saint JosephChapitre 106 sur 315 · Guérisou suivie de vocation religieuse · texte numérisé non relu

Guérisou suivie de vocation religieuse

Une de mes plus proches parentes, âgée de 17 ans, pour qui j'avais une sollicitude particulière, maternelle même, me donnait des inquiétudes sur son avenir, motivées par son caractère léger et indécis. Je n'avais qu'un désir : celui qu'elle se donnât uu bon Dieu. Cette intention était l'objet constant de mes vœux et de mes prières. Mais elle était loin de répondre à ces sentiments ; je voyais avec anxiété la stérilité de mes efforts. C'est dans ces angoisses que, sans lui rien communiquer, j'offris l'avenir de cette chère enfant à saint Joseph, avec la promesse de faire publier dans vos Annales sa conversion, si ses intentions changeaient avant la dix-huitième année de son âge. Mais la Providence a ses desseins sur chacun de nous. Cette enfant fut atteinte d'un mal d'yeux qui la gênait beaucoup, l'attristait et compromettait sérieusement son avenir. Ces réflexions tirent naître en elle le pieux désir de recourir à l'intercession de la sainte Vierge : lui promettant de faire un pèlerinage en son honneur pour obtenir la guérisou de cette infirmité avant d'avoir atteint l'ûge de dix-huit ans; et que, si elle obtenait cette guérisou, ce serait pour elle le signe certain de sa vocation à la vie religieuse. En effet, le jour même où elle atteignait sa dix-huitième année, sa guérisou était complète. Depuis ce moment sa résolution de s ■ consacrer à Diou fut clair emenl décidée, Nonobstant

ANNKK S. J.

\ \fi AVRIL.

plusieurs obstacles de la part de la famille, saint Joseph, en la puissante intercession duquel j'avais confié l'avenir de cette jeune personne, a aplani toutes les difficultés, pendant ce mois de mars 1877. — Aujourd'hui elle poursuit, heureuse, son postulat chez les Sœurs de Saint- Vincent, enflammée du saint désir d'entrer bientôt au noviciat.

Gloire à jamais en soit rendue à saint Joseph ! — Pleine de confiance en sa puissante médiation, je ne cesserai de le remercier et de lui demander la grâce de la persévérance pour celle qui a été pour moi un sujet de tant de craintes et de maternelles sollicitudes.

M., sœur de Charité.

Cette jeune personne est aujourd'hui en Belgique, où elle fait son postulat. Je certifie sincère et véritable le contenu ci- dessus.

Le 31 mars 1877.

P. Colson, ancien curé.

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