‹ Année misericordieuse de saint JosephChapitre 119 sur 315 · Miracle! miracle · texte numérisé non relu

Miracle! miracle

C'était le 26 janvier 1857; on apportait à l'hospice des dames Saint-Charles, de Virieux-Pelussin, une jeune lille, native de Rodez et qui était alors en service à Pelussin. Cette fille avait fait une chute et se trouvait dans un état voisin de la mort; elle n'avait l'usage «l'aucun de ses membres, et toutes ses facultés physiques et morales étaient paralysées; cependant elle a parlé deux fois, mais dans le délire seulement.

Tous les soins lui furent prodigués, et, après huit jours de cruelles souffrances, un léger mieux se lit apercevoir et continua toujours progressivement. Bientôt elle fut en état de se lever et d'agir, mais la malheureuse était encore sourde et muette, et, malgré, tous les efforts de la science, le mutisme et la surdite continuaient toujours. Cependant le mois de saint Joseph arriva; la jeune fille le lit avec, les autres malades; en suivant des yeux et du cœur les saints exercices, elle adressait ,i

Dieu, par l'entremise de saint Joseph, les plus ferventes prières; car, si tout le monde désespérait de sa guérison, elle seule espérait toujours. Le 27 du môme mois, elle retomba dans un état pire que le premier; le médecin la pinçait fortement et elle ne répondait par aucun mouvement ; une épingle était profondément enfoncée et le sang ne coulait pas, et pas un signe ne venait prouver que la vie animait encore ce corps que le froid de la mort n'avait cependant pas saisi. Pendant ce temps, les religieuses faisaient toujours avec les malades le mois de saint Joseph et le priaient pour celle qui paraissait agonisante. Le dernier jour, après la lecture habituelle et au milieu du plus profond silence, on se disposeit à commencer les litanies de saint Joseph, lorsqu'on entendit murmurer une voix que depuis deux mois on n'avait pas entendue ; aussitôt on s'approche, on voit et on entend la jeune malade remercier et invoquer saint Joseph en regrettant de l'avoir connu trop tard.

Tout à coup elle ouvre les yeux et dit : 0 mon Dieu, je vois! Et un instant après, elle s'écrie : J'entends! Elle recouvrait successivement l'usage de ses sens.

Toute la maison accourut aux cris de joie poussés par les personnes présentes, et tout le monde de répéter : Miracle! Miracle! Deux jours après, la malade s'est levée parfaitement rétablie, malgré un peu de faiblesse ; elle est restée un mois à l'hôpital pour se fortifier, et elle est retournée dans son pays, l'air des montagnes lui étant contraire.

Cette jeune fille, quoique honnête, n'était pas d'une grande piété; sa foi l'a guérie; sans doute sa persévérance la sauvera. Elle est partie emportant dans son cœur une confiance sans bornes en saint Joseph. (Nous tenon* ce fait de témoins oculaire*. \

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