Conversion obtenue par saint Joseph
Un homme qui avait abandonné depuis longtemps tous ses devoirs religieux, tomba dangereusement malade. Les instances de sa pieuse femme pour le décider à recevoir les sacrements furent inutiles; elle n'osait plus lui en parler ; mais, fervente fille de saint Joseph, sa piété la rendit industrieuse. Elle vint me trouver, me fit bénir un cordon et le donna adroitement au malade, sans qu'il s'en aperçût, c'est-à-dire que, comme on lui mettait des cataplasmes de farine de lin sur la poitrine, elle se servit de ce cordon pour les fixer. Il se sentit mieux d'abord, et devint ensuite plus souffrant qu'auparavant, mais plus patient, plus résigné, et finit par demander lui-même un confesseur. Ii reçut M. le curé avec la plus grande ferveur, versant d'abondantes larmes de joie, domanrîant pardon à sa femme et à ses enfants
de les avoir scandalisés par son indifférence en matière de religion, les engageant à imiter les sentiments dont il était animé à l'heure de sa mort, et non ceux qui l'avaient guidé pendant sa vie. 11 fit les mêmes recommandations à tous ses amis et à toutes les personnes qui venaient le visiter. 11 ne pouvait comprendre d'où lui venait son bonheur. Alors sa femme lui découvrit sa pieuse ruse, et lui dit que c'était saint Joseph qui lui avait obtenu ces grâces : nouvelles larmes de joie et de reconnaissance. I, 'heureux converti voulut alors se faire inscrire parmi les membres de l'Archiconfrérie. A chaque instant il récitait ses prières, tenant en main le cordon bénit, le baisant à chaque invocation. Enfin il est mort entre les bra3 de saint Joseph, serrant dans ses mains défaillantes l'image du saint Patriarche. Sa dernière parole fut : <i Saint Joseph, conduisez-moi à Jésus votre Fils adoptif et mon Sauveur. >