Un ouvrier de la onzième heure
Le secrétaire de Mgr l'évoque de N... nous a adn le 25 novembre 1873, la lettre suivante :
Mon révérend Père,
La Mère supérieure d'une de nos meilleures communautés me charge de vous prier d'insérer dans 1»* Propa-
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leur une faveur obtenue, il y a peu de temps, par la puissante protection de saint Joseph.
Un père de famille, occupant un des postes les plu honorables de notre ville, se trouvait très-dangereusement malade. Depuis longues années il s'était éloigné des sacrements, et il fallut bien des précautions pour lui parler de confession. 11 fit à cette proposition un accueil presque décourageant pour les personnes qui s'intéressaient vivement au salut de cette âme. La maladie empirait, tout espoir de guérison avait disparu, et le malade ne consentait point encore à recevoir un prêtre. La Supérieure au nom de qui je vous écris, parente du malade, craignant un dénoûment fâcheux, fait immédiatement commencer une neuvaine de messes à saint Joseph, avec promesse d'en écrire au Propagateur, si son parent se tourne enfin vers Dieu et reçoit les sacrements. La neuvaine est à peine commencée, que le malade accueille avec bienveillance, je dirais presque avec bonheur, l'offre réitérée d'un confesseur, qu'il choisit parmi les trois prêtres dont on vient de lui décliner les noms. Il a voulu voir son confesseur à plusieurs reprises avant qu'on lui portât les derniers sacrements, qu'il a reçus avec un calme parfait et un recueillement admirable. Jusqu'à sa mort, il a souvent demandé qu'on priât tout haut près de son lit, serrant affectueusement la main de son confesseur chaque fois qu'il revenait le voir.
Gloire à saint Joseph! il est bien toujours le patron de la bonne mort.