La foi récompensée
N...., Janvier.
Une pieuse mère de famille me charge de satisfaire pour elle à une dette de reconnaissance qu'elle a contractée envers saint Joseph. Une de ses petites filles, en s' amusant, se jette dans une chaudière de lait bouillant; la mère (qui connaît la puissance de saint Joseph) s'adresse à ce bon saint et lui promet, s'il sauve son enfant, de publier cette grâce. Au même instant les cris de l'enfant, qu'elle n'avait cessé de jeter depuis trois
heures, s'apaisent, et elle s'endort paisiblement : les traces des brûlures ne tardent pas à s'en aller.
Une autre de ses enfants parlait très- bien ; voilà que tout d'un coup, et sans aucune cause apparente, la petite fille cesse de parler, ne pouvant plus que bégayer quelques mots sans suite ; comme elle est restée assez longtemps dans cet état, sa pauvre mère, voyant que la science des médecins est impuissante pour rendre la parole à son enfant, s'adresse de nouveau à saint Joseph et lui promet encore, si elle lui est accordée, de faire insérer cette nouvelle grâce dans le cher Propagateur. A peine sa prière est-elle faite, qu'elle est exaucée : la parole est rendue à son enfant, et depuis la petite fille parle toujours avec une grande facilité.
De mon côté, j'ai aussi une dette de reconnaissance à payer à saint Joseph. Il y a six ou sept ans, je m'aperçus que j'avais une dartre; je n'y avais fait d'abord aucune attention. Mais avec le temps, la dartre avait pris un grand accroissement, et, au mois de juin 1873, je souffrais beaucoup en marchant, surtout quand il faisait chaud. Je prends le parti de recourir à saint Joseph : je mis, un mardi soir, un cordon bénit sur l'endroit malade, et je promis, si j'obtenais ma guérison, de faire publier cette grâce dans le Propagateur. Le lendemain, mercredi, jour consacré à saint Joseph, tout avait disparu. Gloire et reconnaissance à saint Joseph!