Le père Joseph Picot de Clorivière
Ce saint prêtre, qui était membre de la Compagnie des Pères du Sacré-Cœur pendant la Révolution, semble avoir reçu pour grâce particulière de saint Joseph, dont il porta si pieusement le nom, un constant amour pour l'adorable mystère de nos autels. Devenu prêtre contre toute espérance, et malgré un bégaiement qui aurait dû lui interdire tout apostolat, il fut merveilleusement guéri, prêcha dans beaucoup d'églises, et ne cessa de demander pour récompense à Dieu, par l'entremise de son glorieux Patron, le bonheur île mourir en adoration au pied des autels, sans avoir été à charge à personne. Saint Joseph, qui obtient du Cœur de Jésus tant de faveurs, s'intéressa à cette demande. Ko dimanche 10 janvier 1820, le père Joseph de Clorivière se rendit un moment dans |'a chapelle de la communauté pour y l'aire, selon son habitude, sa première visite à Jésus avant l'oraison. Agenouillé et les coudes appuyés sur la balustrade du sanctuaire, à cause de la faiblesse de son i irps, il se mit
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à prier; mais son âme suivit le chemin de sa prière et monta avec sa fervente adoration jusqu'au trône de Dieu, après avoir reçu une dernière absolution d'un prêtre de la même Compagnie, qui fut témoin de cette sainte mort. Il s'était confessé la veille, et il mourut à l'âge de quatre-vingt-cinq ans, plein de mérites, de bonnes œuvres et d'amour pour le Cœur de Jésus dans le Saint- Sacrement. (Histoire du Père Varin et des PP. du S.-C, par le P. Guidée.)