Le P. Joseph Varin
Le R. P. Joseph Varin, né à Besançon, en 1769, eut la gloire de compter sa mère parmi les martyrs de la foi à l'époque de la Révolution. Son amour particulier pour son saint Patron lui valut la grâce de se retirer du monde, où il avait de quoi briller. Il quitta la carrière des armes peur celle des Pères de la Société du Sacré- Cœur, dont il fut bientôt élu supérieur général. Son amour pour son céleste Protecteur allait toujours croissant. Le saint Cœur de Joseph peut-il être séparé des Sacrés-Cœurs de Jésus et de Marie? écrivait-il à un de ses religieux. Pour lui, il faisait de ces trois noms et de ces trois Cœurs son invocation la plus chère et son modèle de tous les instants. Les vertus et les grâces qu'il en reçut furent nombreuses pendant tout le cours de sa vie, mais elles lui préparèrent surtout une sainte mort. A l'âge de quatre-vingt-deux ans, il eut le bonheur de mourir comme meurent les saints privilégiés du Cœur de Jésus. Cest aujourd'hui que je mourrai, disait-il formellement, et il ajoutait : Puisque c'est aujourd'hui vendredi, je serai bientôt au ciel. Vers les trois heures de l'après-midi de ce m^me jour, il dit au frère qui le soignait : « Mon cher ami, je m'en vais au ciel. » Il témoigna une dernière fois sa dévotion au Cœur de Jésus, et il expira.
204 juin.