ANNÉE S
corps de son époux. « Hélas! avait ajouté le pauvre père, si notre enfant vient à mourir, nous n'aurons pas même la consolation de rendre à son corps les derniers devoirs ! » Dans sa douleur, la mère éplorée était venue se jeter aux pieds de Marie Immaculée. Après quelques minutes de prière, elle se lève, va s'agenouiller devant l'autel de saint Joseph, et ses larmes coulent de nouveau avec abondance. Tout à coup, dans un de ces élans de confiance héroïque, comme l'amour maternel sait en inspirer, elle se lève brusquement, tire de sa poche la photographie de son fils, et, la glissant derrière la statue du saint Patriarche : « Saint Joseph, s'écrie-elle, vous me le rendrez!... » Saint Joseph entendit le .cri de la pieuse mère, et, le 19 mars 1871, le jeune homme revenait en pleine santé au sein de son heureuse famille. Pour acquitter une promesse sacrée, la mère du jeune protégé de saint Joseph a fait placer dans la chapelle où elle était venue prier et pleurer, un ex-voto de marbre blanc avec ces mots : Gloire au bon saint Joseph, qui a conservé un fils chéri à sa famille pendant la guerre de 4870, et le lui a rendu sain et sauf le 19 mars 4874 !