‹ Année misericordieuse de saint JosephChapitre 22 sur 315 · Les tentations vaincues · texte numérisé non relu

Les tentations vaincues

Deux causes, dit le père Barry, rendent difficile le récit des grâces signalées que le chaste Epoux de la glorieuse Vierge Marie a obtenues en faveur de ceux qui ont eu recours à lui dans les tentations et les combats intérieurs. D'abord, ces grâces sont si nombreuses, que leur multiplicité môme empêche de les regarder comme extraordinaires. Ensuite la plupart de ceux qui obtiennent ces faveurs désirent les conserver secrètes. L'expérience d'un long et pénible ministère, continue le père Barry, me permet d'affirmer qu'aucun secours n'est plus eilicace que celui de saint Joseph pour remporter d'éclatants triomphes sur soi-même. Que les dévots à saint Joseph s'en entretiennent pieusement entre eux, se racontant les faveurs dont chacun d'eux a été favorisé, ils verront que les grâces qu'ils ont obtenues l'ont été par tous. J'ai connu des personnes qui ne pouvaient mettre de frein à leur langue toujours portée à la médisance, ou aux plaisanteries piquantes, ou aux paroles inutiles; j'en ai vu dont le cœur était tellemeut ulcéré par la haine qu'elles ne pouvaient ni voir leurs ennemis ni en entendre parler sans se sentir émues; j'en ai rencontré dont l'imagination était tellement obsédée par des représentations impures, que leurs prières et leurs méditations devenaient pour elles uon-seulemeut un sup-

plice, mais une cause toujours renaissante de lamentables dangers et pour l'âme et pour le corps ; elles ont toutes eu recours à saint Joseph, et leurs tentations ont été sur montées, et les périls ont été éloignés, presque toujours pour ne plus revenir. {Traduit des Bollandistes.)

Page 1