‹ Année misericordieuse de saint JosephChapitre 242 sur 315 · Guciison obtenue par l'intercession de ." Je · texte numérisé non relu

Guciison obtenue par l'intercession de ." Je

« Depuis huit ans je souffrais beanconp de deui mêla dics très-graves que plusieurs médecins consultés ont déclarées être une maladie de foie très-avancée el uninéphrite passée à l'état chronique. Les remèdes qu'ils prescrivaient ne produisaient aucun effet. Tons les quinte jours ou trois semaines, j'avais des vomissements bilieni qui duraient plusieurs jours, pendanl lesquels je ne pouvais prendre aucune nourriture sam m' i poser à

augmenter par là mes douleurs, qui étaient souvent excessives. Mes sûflffrances corporelles étaient grandes ; mais elles entraînaient à leur suite des souffrances morales qui les surpassaient encore.

* Pendant ces huit années de maladie, après les coliques hépatiques et néphrétiques, j'étais en proie à des pensées tristes; tout m'était pénible, en sorte que, dans certains moments, j'aurais préféré les douleurs du corps à celles de l'âme. Dieu seul sait ce que j'ai souffert, et ce que j'ai dû faire souffrir!... — Voilà quel était mon état depuis 1858. La maladie allait toujours en augmentant; mais pendant l'année 1866, elle avait fait des progrès rapides, et qui présageaient une fin peu éloignée. Une tumeur volumineuse s'était formée au côté droit; elle était si sensible au toucher, que le simple contact des vêtements me faisait beaucoup souffrir. Le médecin avait ordonné un cautère en cet endroit; mais je n'ai pu le supporter. Cependant de nouveaux symptômes s'étaient déclarés, des palpitations de cœur presque continuelles, un engourdissement des mains et des doigts, qui devenaient d'un blanc jaune effrayant; j'étais d'une faiblesse extrême, sans cependant être alitée. Les médecins ont été de nouveau consultés, et, après diverses prescriptions, voici ce que dit celui qui nous inspire le plus de confiance : a La position très-grave où se trouve N..., me fait douter de l'elficacité des remèdes que je prescris ; ils pourront prolonger la vie et adoucir les souffrances; mais il faut lui laisser l'espérance. » 11 jugeait une opération et les eaux de Vichy indispensables ; mais j'aurai préféré mourir plutôt que d'acheter à ce prix quelques jours d'existence. Par suite de circonstances particulières, aucun des remèdes prescrits n'a pu être employé depuis cette dernière consultation. Depuis trois mois,

OCTOBBE, .17.)

tous les mercredis j'avais des crise5:, ou morales ou physiques, si pénibles que, le mardi, je tremblais dans l'attente de ee qui devait m'arriver le lendemain. Enfla, le 14 mai l(S(l<), me trouvant dans un de ees moments si redoutés, où la souffrance était extrême, je m'adressai à saint Joseph. Je ne me rappelle pas avoir jamais prié avec autant de confiance et d'ardeur. Ce n'était pas ma gnérison que je lui demandais, mais seulement un peu de soulagement, tout en m'abandonnant à la volonté de Dieu. Depuis ce moment, je me suis trouvée bien soulagée ; l'engourdissement des mains et de tout le côté droit a cessé, ainsi que les palpitations du cœur. Le mercredi 30 mai i 8 6 0 , je m'aperçus, pendant la sainte messe, que depuis longtemps j'étais à genoux sans me trouver fatiguée, ce que je ne pouvais faire auparavant. Je portai la main au côté : la tumeur avait entièrement disparu; j'éprouvais seulement une petite sensation lorsque j'appuyais fortement en cet endroit. Les vomissements ont aussi cessé, et je puis suivre le régime ordinaire des personnes en parfaite santé. Comme tout est changé pour moi ! je dors toute la nuit d'un profond sommeil ; je suis heureuse et ne ressens plus ces vives douleurs que je n'espérais voir finir qu'avec ma vie. Que notre bon père saint Joseph en soit mille et mille fois béni !... » (<'<>nrspondance de l'archiconfrérie de Beatwaù,)

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