‹ Année misericordieuse de saint JosephChapitre 249 sur 315 · Sainte Thérèse sauvée d'un grand danger · texte numérisé non relu

Sainte Thérèse sauvée d'un grand danger

Dans un voyage que faisait sainte Thérèse avec plusieurs de ses filles, pour aller fonder un monastère qui devait porter le nom de saint Joseph, le saint les sauva toutes d'une mort inévitable. Le conducteur s'étant égaré dans des lieux difficiles, les chevaux emportèrent la voiture vers des précipices. Thérèse, sur le bord de l'abîme qui allait tout engloutir, voyant ses compagnes saisies d'effroi, leur dit : « Mes chères filles, mes chères sœurs, le seul moyen d'échapper à la mort, c'est de recourir à notre bon père saint Joseph, et d'implorer son assistance. » Elles le firent, et tout à coup on entendit sortir du fond de l'abîme où elles allaient être précipitées une voix qui leur dit : « Arrêtez 1 arrêtez ! si vous faites un pas de plus, vous périssez toutes. » A cet ordre, les chevaux s'arrêtèrent, et les religieuses demandèrent de quel côté il fallait tourner. La voix leur indiqua un endroit qui ne paraissait pas moins dangereux que celui où elles étaient. Elles obéirent néanmoins, et à l'instant elles se virent hors de péril. Alors le voiturier se mit en devoir de chercher jusque dans le précipice celui qui leur avait parlé, afin de lui rendre grâces ; mais il n'y trouva ni homme ni aucun vestige humain. De son côté, sainte Thérèse, qui avait reconnu la voix à laquelle on devait un avis si charitable et si important, ne put en garder le secret : « Mes chères filles, leur dit-elle avec émotion, c'est bien ea vain que notre guide cherche celui qui nous a sauvées de la mort ; notre libérateur, c'est notre bon père saint Joseph. » (Vie de sainte Thérèse).

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