‹ Année misericordieuse de saint JosephChapitre 259 sur 315 · Préservation de la fièvre · texte numérisé non relu

Préservation de la fièvre

Saint-Denis (Ile de la Réunion).

Gloire à notre tout-puissant et miséricordieux saint Joseph ! — Une de nos maisons s'est trouvée, il y a quelques mois, dans une série d'embarras qui faisaient craindre une catastrophe. Tous les moyens étaient épuisés ; nul sentiment d'espérance ne semblait pouvoir raisonnablement se faire jour, et la cause paraissait perdue; mais celui que quelques âmes pieuses ont, dans une sainte inspiration , nommé l'Avocat des causes impossibles, saint Joseph, a daigné entendre les instantes prières qui lui étaient adressées, et, dès lors, toutes les difficultés ont disparu. Les choses marchent depuis aussi bien que possible. Notre reconnaissance est immense pour cet important bienfait.

Une de nos jeunes sœurs, récemment arrivée de France, était placée dans un quartier envahi par de mauvaises fièvres, qui y faisaient de grands ravages. Cette sœur en fut atteinte ; bientôt le mal fit de si rapides progrès, que la mort devint à peu près certaine. Les médecins n'espéraient presque plus, et la maladie

OCTOBBJt.

empirait toujours. Alors, nos Mères et nos Sœurs invoquèrent, à l'envi, la très-sainte Vierge, dont c'était le mois béni, et son chaste Epoux, saint Joseph, et la révérende Mère supérieure principale promit de faire brûler, pendant un an, une lampe devant la statue de notre bon Père, dans l'église du quartier habité par la Sœur, et de faire insérer l'expression de sa reconnaissance dans le Messager, si notre malade guérissait. Immédiatement un mieux se fit sentir, et, peu après, notre chère compagne fut hors de danger et en pleine convalescence; il ne lui reste qu'un peu de faiblesse.

Que cette touchante protection de uotre saint Patron fait de bien à nos cœurs! Que nous serions heureuses si, en lisant ces lignes, quelques personnes, dans l'ailiction, recouraient à celui qui semble prendre à tache de manifester sa bonté autant que sa puissance, en faveur de tous ceux qui l'invoquent... Je n'en finirais pas, si je voulais vous raconter toutes les grâces que saint Joseph obtient ici chaque jour, et à moi en particulier. Aussi est-ce de tout cœur que nous nous écrions, avec sainte Thérèse : « Que ceux qui doutent de la puissance ou de la bonté du saint Epoux de Marie essaient. » et ils répéteront bientôt avec nous : « Nul n'invoque jamais en vain Joseph, le lidèle serviteur et le Père nourricier dfl Jésus ! »

Page 1