Communion générale en l'honneur de saint Joseph
Le trait suivant dous a été raconté par le bon père Lai'ay, qui était alors directeur spirituel au collège des Pères Maristes, à la Sayne-sur-Mer.
i Je me trouvais, comme aumônier, dans une maison d'éducation où sont établis les exercices du mois de saint Joseph. Là, j'ai été témoin d'un ravissant spectacle. Le I 9 mars l'ut un jour ouvrable cette année-là. La solennité de la f'ète, pour une raison (la semaine Sainte, je crois), l'ut renvoyée à plus tard. Le 19, il devait donc y avoir étude et classe comme à l'ordinaire. Mais la dévotion des pieux serviteurs de saint Joseph n'était pas satisfaite. i prévenir aucun des maîtres de la maison, sans même s'entendre les uns avec les autres, ces bons jeunes gens vont tous trouver le directeur de leur conscience, et, le lendemain, à la messe de communauté, on put voir plus de soixante communiants à la table eucharistique. Pourquoi tous ces bons jeunes gens voulurent-
ils ne pas ajourner leur communion avec la solennité de la fête de saint Joseph? Parce qu'ils avaient tous, depuis longtemps, donné rendcz,-vous à saint Joseph pour le 1 9 de son mois, et ils ne voulaient pas manquer à leur parole. Chacun avait préparé ses demandes par écrit, toutes les lettres à saint Joseph étaient portées par chacun sur son cœur; en un mot, c'était le jour où saint Joseph devait montrer sa puissance et sa honte à ses pieux enfants. Tous avaient donc voulu, pour être plus dignes des complaisances de leur hien-aimé Protecteur, hien purifier leur conscience et faire une fervente communion. Saint Joseph ne fit pas attendre les preuves de sa protection paternelle envers une communauté qui venait de lui donner un témoignage si éclatant de confiance. »