Une mère consolée
Un missionnaire d'Afrique nous écrit d'Alger.
o Pax Christi.
» C'est avec bonheur que je viens accomplir la promesse qu'une pieuse mère a faite à saint Joseph, de publier dans votre cher journal une grande faveur obtenue par la toute-puissance de ce glorieux saint.
» Ses quatre fils sont au service de l'État dans les armées de terre et de mer. Cette pauvre mère, ne recevant pas de nouvelles de celui qui est marin au Japon, vint à Notre-Dame d'Afrique, le 9 mars 1875, pour commencer une neuvaine en l'honneur du grand saint Joseph, afin que celui-ci lui obtienne la grâce d'avoir des nouvelles de son enfant. Le 18 mars, jour de la fête de l'ange Gabriel, au son de Y Angélus, elle aperçoit sur la mer Méditerranée un vapeur.
» — Oh 1 se dit-elle en elle-même, mon fils est peutêtre sur ce navire ! »
» En effet, vers trois heures de l'après-midi, elle eut le bonheur de presser sur son cœur ce fils qui lui coûtait bien des larmes.
» Le lendemain, jour du bon père saint Joseph, elle fit dire une messe d'actions de grâces, et elle promit de publier ce fait.
» J. M. H., )> Missionnaire d'Afrique. »