‹ Annibal dans les AlpesChapitre 16 sur 89 · OQ.ooo · texte numérisé non relu

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Polybe, mais dans un autre passage que nous possédons seulement d'une manière indirecte, par une citation due à Strabon (1), dans lequel il nommait les quatre passages des Alpes : cià Aiyûwv ptèv t/;v h'{-n.z~y. 7<o TuppTjVixw jceXafSi, eî~« Tr(v oià Taupivwv, rjv 'Avvtjâa^ &tf|X8ev, s^Ta tt;v l\x SaXaroâv, 7£7xprr;v ce tï;v Stà 'Paitûv, à-aaa^ kpKjitvwîei;. Chez les Tauriniens, dit aussi Tite-Live, dont nous rappelons les expressions: «Taurini sans Galli proxima gens erat in lia lia m degresso ; id cum inter omnes constet, eo magis miror ambigi quanam Alpes Iransierit (2).

Flottement des frontières. — Il est malheureusement dilïicile de connaître la frontière des Tauriniens et des Insubres au temps d'Annihal ! Gomment la préciser à époque déterminée avec des peuples toujours en guerre et en mouvement ? Non seulement ils n'occupaient pas des territoires à assiette fixe, mais il y avait môme des migrations ; par exemple les Buïens, avant l'arrivée d'Annihal, élaient établis au nord du Pô dans la Cisalpine ; l'an 58 avant J.-C. nous retrouvons quelques-unes de leurs tribus réunies aux Helvètes et envahissant la Gaule par le Jura ; la même année, César les installe chez les Eduens où ils se fixent.

L'histoire n'a enregistré ces flottements que dans des circonstances exceptionnelles.

Indications géographiques. — Dans le cas qui nous occupe, Polybe, le seul contemporain, n'a donné au point de vue géographique que des renseignements sommaires. « Vers la source » du Pô étaient les Laëns et les Lébiciens ; ensuite les Insubres, » nation puissante et fort étendue. » -x (*èv oh zpû-x vux\ icept xaq srvaroXctç tcj Qcfôou v.ii\).v/y. Àdtoi %a: Aefiéxioi, [j.i-'x os wjtouç Jvffopjâpec v.y-Mv.r^y.y. o [ityorov !9veç fy afcibt (3). Il dit aussi que Milan était la

capitale des Insubres lxxwpr,<TavTwv tlç tï MeStiXavov twv TaXa-wv,

Strctep Ï7~\ v.'jpu',)-y-o: ~b~c: Tîjç tôv'Ivffé^pwv "/o'ipaç (4). A propos des

Tauriniens, il dit que le versant des Alpes tourné vers l'Italie est

(1) C. Millier et F. Dûbner. Strabonis geographica, lib. IV, cap. VI. (p. 174. 7). Edition Firmin Didot, Paris, 1853.

(2) Liv. XXI, 88. Ed. Gaucher, p. 66.

(3) Livre II, 17. 4. Ed. Hultsch, 1888,^ page 133.

(4) Livre II, 34. 10. Ed. Hultsch, page 134.

habité par les Tau risques, les Agoneset plusieurs autres sortes de barbares : Tôv &' "AXicewv zv.x-ipx: xîjç icXeupaç, tîjç èict tov 'Pcoavbv zsTa^bv jtal tvJç è-l Ta r.pzzipr^Avx r.zzix vvjzIgt,:, tôùç (îsuvioîeiç xœ Y£(.')csi>: -cizo'jç XâSTGixeOfft t;'j; ;j.$v hri t£v Poîavïv /.ai Tac ap-/,TC'jç è7Tpa;j.;xÉvc'j; FaXaTa'. Tpava-aA-îvoi -pzsx^zpz'jz\j.zvzi, tsjç 5 i-'; Ta -s$Ca Taypfcxci xal *Ayo)ve$ xat tcXsCco y£vy; ^ap^aptov z-.zpy. (1). Le mot qu'il emploie est Taurisques, et non Tauriuiens; est-ce un nom générique? Il ajoute, en un autre endroit (2), qu'Annibal une fois descendu en Italie tâcha d'abord de déterminer les Tauriniens, peuple situé au pied des Alpes, à faire alliance avec lui. Ne pouvant. y réussir, il marcha contre la principale de leurs villes, et remporta

en trois jours, p.îTa lï TaDTa, ~pzay."iziKrio'J.y.z rtzrt -ftz ouvâ;j.z(or, tGv Ta-jp'/Hov, zî TUY'/âvcuj!. r^pzz Tîj Tzapcopeia xaTOty.ojvTsç, cTatna^ivTcov ;j.sv TCpbÇ TOjç "Ivcri^fjpaç à-UTO'JVToiv oè tcîç Kap-/Yj$ovfciç, TS [xèv ~pC)~zv a'jTCjç s;.ç M/aav -pcj7.aAEÎT0 y.al <7j;j.[;,a)aav, ;'// •j-a/.ouivTO)^ îè -Ep'.TTpaTszîSSJijaç tt(v ^apJTaTïjv TriX'.v èv Tp'.j'iv ri\i.ipy.'.z ïiz-z~ki'zpy:rtzzv. Ïile-Live fait le

môme récit (3) et dit que les Tauriniens étaient voisins des Insubres : « Peropportune ad principia rerum TauHnis, proximœ genti, advenus Insubres motum hélium erat. . . . Cum Placentiam consul venit, jam ex staticis moveral Hannibal Taurinorumqùe unam urbem, capul genlis ejus, quia volentes in amiciliam non veniebant, vi expugnarat. » Mais pas plus que Polybe il ne donne le nom de celte capitale, qui à une époque postérieure fut Turin. On croit qu'elle n'a pas changé, et on admet qu'Annibal déboucha dans les environs de cette ville, ce qui ne résout d'ailleurs pas la question, de nombreuses vallées des Alpes du côté de l'Italie convergeant vers celte direction.

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