GRAND SAINT-BERNARD ET COLS PLUS AU NORD
Ces [systèmes ont eu jadis de nombreux partisans. Hœfer avait poussé Annibal jusqu'au Saint-Gothard ; Fortis, Arendt et
Gh. G. Reichard l'avaient fait passer par le Simplon ; Pline, Servais, Isidore de Séville, Warnefrid,Lui(prand, P. Jove,Cluvier, Menestrier, Chrétien de Lorges, Bourrit, Whitaker, Delandine, de Rivaz, l'abbé Ducis, Heeren, H. Ernst, avaient préféré le grand Saint-Bernard ; ces opinions ne sont plus soutenues actuellement.
Il y a, en effet, bien des impossibilités de détail dans les itinéraires adoptés pour mener Annibal à ces cols ; mais il suffit d'exposer les plus générales, car elles sont absolues et dispensent d'exposer les autres.
Admettons comme exacte la partie du système que nous avons précédemment démontrée fausse (1), c'est-à-dire supposons que l'Ile soit au confluent du Rhône et de la Saône. Nous constaterons alors qu'il nous est impossible de retrouver dans ces régions les 800 stades en plaine parcourues depuis l'Ile ; quant aux 1 ,200 stades à travers les Alpes, il faudrait, pour les identifier, les allonger démesurément. Enfin, il est difficile d'admettre qu'Annibal ait passé au bord du lac de Genève sans que le texte en fasse mention.