‹ Annibal dans les Alpes (volume 2)Chapitre 26 sur 85 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Nous avons examiné d'une façon générale tous les systèmes proposés, et nous avons exposé sans parti pris les objections qu'on peut formuler. Ces objections subsistent dans leur ensemble, quel que soit l'itinéraire particulier choisi dans chaque système. Ce serait donc à notre avis une tâche inutile que de reprendre maintenant par le détail les opinions de chaque auteur; mais nous pouvons affirmer du moins qu'en faisant ce travail mentalement au cours de la lecture des auteurs, nous avons observé qu'en bien des pages il y avait à leur opposer des objections de toute nAure. Ces défauts ne sont pas apparus qu'à nous, la preuve en est dans le peu de crédit qu'ont rencontré la plupart des auteurs en question.

11 en est deux néanmoins que nous tenons à discuter en détail,

)> d*où Annibal les dominait et commandait tout le passage. Si les Gaulois » campaient à la Viste pour fermer l'entrée du Queyras, comment Annibal » n a-t-il paâ continué de marcher le long de la Durance ? Et surtout com- » ment l'ont-ils attaqué dans des conditions si peu favorables, au lieu de le » laisser s'engager dans le défilé de Veyer ? On ne saurait se réprésenter » les difficultés et l'horreur de cette gorge, qui conduit au Queyras : sur » 18 kilomètres, le Guil s'est creusé un lit dans les rochers au milieu de » montagnes d'une extrême élévation ; et, avant la route actuelle, il n'y avait » qu'un sentier, qui passait jusqu'à quinze et vingt fois la rivière, avec des )) pentes de 20 et quelquefois de 45 pour cent. »

^ (1) M. C. Chappuis, ancien élève de l'Ecole Normale, ancien recteur de l'Académie de Grenoble, inspecteur général honoraire de l'instruction publique, a publié son travail dans les Annales de l'Université de Grenoble, 2' trimestre 1897 ; un tirage à part en a été fait à l'Imp. Allier, à Grenoble.

parce qu'ils ont acquis une grande autorité dans le monde savant ; ce sont M. le colonel Henneberf, dont Touvrage si documenté et si plein d'érudition a fait époque en la matière, et M. Chappuis, à qui ses missions oflîcielles, sa notoriété comme alpiniste, et sa haute situation dans TUniversité ont fait accorder par beaucoup une pleine conflance. C'est seulement si nous pouvons établir l'impossibilité d'admettre leurs systèmes, que nous nous considèreronscomme dégagé des opinions antérieurement accréditées.

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